Aznar
est battu. Le peuple espagnol l’a déclaré coupable
et ce n’est que justice ! Aznar a du sang sur les
mains : le sang des soldats espagnols qu’il a envoyé à la
mort en Irak ; le sang des civils irakiens assassinés
par la coalition anglo-américaine ; dernièrement,
le sang des 198 victimes des attentats de Madrid, mais
aussi et surtout, dans le silence complice des médias
occidentaux, le sang de tous les patriotes iraniens victimes
de sa politique criminelle de collusion avec le régime
théocratique de Téhéran. |
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À coup de tromperies, Aznar a engagé son pays
dans une guerre d’agression en Mésopotamie, cela
contre la volonté de 90% des Espagnols. Dans le même
temps sans publicité, il resserrait les liens de son
gouvernement avec les mollahs, relayant en cela les volontés
de son maître d’outre-Atlantique.
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Aznar
n’est cependant que le premier à tomber,
après lui ce sera au tour de Blair, Bush et Berlusconi.
Le premier donc mais pas le dernier à payer d’une
défaite cinglante son mépris de la démocratie
et de la volonté populaire. Juste retour de bâton
en contrepartie de sa politique éhontée
de tromperies et de manipulations.
Aznar
a en effet soutenu sans vergogne, de toute son autorité,
les formidables mensonges de l’Administration Bush
empressée d’installer un chaos total au
Proche-Orient. |
Cela
sous prétexte de combattre un terrorisme qu’elle
a elle-même suscité et à l’origine
financé, équipé et entraîné.
Hier en Afghanistan, aujourd’hui en Irak, demain où ?
Car l’Amérique ne règne que sur les peuples
vaincus et détruits. Elle aime les guerres et les
champs de ruines. Les marchés de reconstruction depuis
le Plan Marshall sont pour elle et son économie éternellement
malade, une manne bénie.
Aznar, après avoir lui-même voté Dimanche
sous les crachats et les huées, aura peut-être
finalement un sursaut de dignité et fera taire les rumeurs
: celles qui sous-entendent qu’il aurait pu laisser se
perpétrer les sanglants attentats de Madrid en espérant
rallier l’opinion espagnole indécise voire défaillante
et par un vote massif faire ainsi plébisciter sa politique
d’alignement inconditionnel sur les Etats-Unis.
Al
Qaïda est qualifiée par les perroquets des
médias, de « nébuleuse ». Chacun
sait qu’elle n’est en fait n’est qu’un
trompe l’œil inventé par l’Amérique
pour tenter de justifier ses guerres. Car derrière
les terroristes marocains et indiens de Madrid, il y a les
Al-Ansar, eux-mêmes instrumentés par Téhéran.
Comme pour Lockerbie, il faut un coupable sur mesure. Chacun
sait que Khadafi n’était pas à l’époque
le véritable donneur d’ordre. Téhéran
avait agi dans son ombre. Il faut donc à présent
chercher qui se cache derrière la « mouvance » Al-Qaïda
? |
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Aznar commence lui, à payer le prix de sa trahison
des idéaux démocratiques, sa trahison du peuple
espagnol et des peuples du Levant. Ses « montages » et
ses mensonges se sont effondrés en 48 heures et la sanction
des urnes a été sans appel. Les peuples européens
commencent ici à découvrir que derrière
le masque républicain se cachent les pires dictatures.
Le vote sanction de L’Espagne n’est à ce
titre que la première manifestation de la colère
populaire.

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Il
faudra au bout du compte faire toute la lumière
sur les liens existant entre le gouvernement d’Aznar
et les usurpateurs de Téhéran. Ceux-ci
en faisant tomber leur complice d’hier, savent
bien que dès demain les Espagnols se retireront
d’Irak et avec eux d’autres membres de
cette coalition construite de bric et de broc par les
Américains. Téhéran espère
maintenant étendre son pouvoir et faire main
basse sur l’Irak grâce à la stupidité d’une
poignée de dirigeants pro-occidentaux corrompus.
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Nous,
opposants iraniens de toujours, en exil en Europe, nous lançons
un pressant appel aux nouveaux dirigeants socialistes espagnols
afin qu’en retirant leurs forces armées de l’Irak
occupé, il n’arrête pas là leur
effort de paix. Toutes
les leçons doivent être tirées de la
tragédie madrilène : ce n’est qu’en
restaurant une démocratie véritable en Iran
que la Communauté internationale peut espérer
un retour à la stabilité dans un Proche-Orient
en guerre et profondément déchiré par
les politiques irresponsables, voire intentionnellement criminelles,
des Etats-Unis.
Faute
de quoi, si la mollarchie de Téhéran n’est
pas chassée, demain une nouvelle république islamique
s’installera sur les décombres de l’Irak
martyr. C’est là le projet avoué de la
théocratie iranienne dont les ambitions sont restées
intactes.
C’est peut-être également là l’explication
la plus plausible de la vague de terreur qui s’est abattue
sur Madrid. Ceux qui comptaient mentir impunément ont été punis.
La piste de l’ETA comme unique auteur des attentats fait
long feu, tel est pris qui croyait prendre. Aznar a été le
grand perdant au sinistre jeu du mensonge et c’est tant
mieux. Il reste aux dirigeants du PSOE d’aller au bout
de leur logique de paix. Il s’agit maintenant en quittant
l’Irak et alors que la coalition anglo-saxonne va se
délite et laissera place à un pouvoir islamiste,
de soutenir fermement les résistances européennes
au régime de Téhéran sans la chute duquel
il ne saurait y avoir ni de paix générale, ni
de répit véritable dans la guerre terroriste.
ORGANIZATION PARS
Dr Armand Nouri
Paris,
le 15 Mars 2004-03-15