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Elections
2004  % 
PSOE
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164
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148
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BYE BYE AZNAR - Aznar Battu - Aznar Coupable

Aznar est battu. Le peuple espagnol l’a déclaré coupable et ce n’est que justice ! Aznar a du sang sur les mains : le sang des soldats espagnols qu’il a envoyé à la mort en Irak ; le sang des civils irakiens assassinés par la coalition anglo-américaine ; dernièrement, le sang des 198 victimes des attentats de Madrid, mais aussi et surtout, dans le silence complice des médias occidentaux, le sang de tous les patriotes iraniens victimes de sa politique criminelle de collusion avec le régime théocratique de Téhéran.

À coup de tromperies, Aznar a engagé son pays dans une guerre d’agression en Mésopotamie, cela contre la volonté de 90% des Espagnols. Dans le même temps sans publicité, il resserrait les liens de son gouvernement avec les mollahs, relayant en cela les volontés de son maître d’outre-Atlantique.

Aznar n’est cependant que le premier à tomber, après lui ce sera au tour de Blair, Bush et Berlusconi. Le premier donc mais pas le dernier à payer d’une défaite cinglante son mépris de la démocratie et de la volonté populaire. Juste retour de bâton en contrepartie de sa politique éhontée de tromperies et de manipulations.

Aznar a en effet soutenu sans vergogne, de toute son autorité, les formidables mensonges de l’Administration Bush empressée d’installer un chaos total au Proche-Orient.

Cela sous prétexte de combattre un terrorisme qu’elle a elle-même suscité et à l’origine financé, équipé et entraîné. Hier en Afghanistan, aujourd’hui en Irak, demain où ? Car l’Amérique ne règne que sur les peuples vaincus et détruits. Elle aime les guerres et les champs de ruines. Les marchés de reconstruction depuis le Plan Marshall sont pour elle et son économie éternellement malade, une manne bénie.

Aznar, après avoir lui-même voté Dimanche sous les crachats et les huées, aura peut-être finalement un sursaut de dignité et fera taire les rumeurs : celles qui sous-entendent qu’il aurait pu laisser se perpétrer les sanglants attentats de Madrid en espérant rallier l’opinion espagnole indécise voire défaillante et par un vote massif faire ainsi plébisciter sa politique d’alignement inconditionnel sur les Etats-Unis.

Al Qaïda est qualifiée par les perroquets des médias, de « nébuleuse ». Chacun sait qu’elle n’est en fait n’est qu’un trompe l’œil inventé par l’Amérique pour tenter de justifier ses guerres. Car derrière les terroristes marocains et indiens de Madrid, il y a les Al-Ansar, eux-mêmes instrumentés par Téhéran. Comme pour Lockerbie, il faut un coupable sur mesure. Chacun sait que Khadafi n’était pas à l’époque le véritable donneur d’ordre. Téhéran avait agi dans son ombre. Il faut donc à présent chercher qui se cache derrière la « mouvance » Al-Qaïda ?

Aznar commence lui, à payer le prix de sa trahison des idéaux démocratiques, sa trahison du peuple espagnol et des peuples du Levant. Ses « montages » et ses mensonges se sont effondrés en 48 heures et la sanction des urnes a été sans appel. Les peuples européens commencent ici à découvrir que derrière le masque républicain se cachent les pires dictatures. Le vote sanction de L’Espagne n’est à ce titre que la première manifestation de la colère populaire.

Il faudra au bout du compte faire toute la lumière sur les liens existant entre le gouvernement d’Aznar et les usurpateurs de Téhéran. Ceux-ci en faisant tomber leur complice d’hier, savent bien que dès demain les Espagnols se retireront d’Irak et avec eux d’autres membres de cette coalition construite de bric et de broc par les Américains. Téhéran espère maintenant étendre son pouvoir et faire main basse sur l’Irak grâce à la stupidité d’une poignée de dirigeants pro-occidentaux corrompus.

Nous, opposants iraniens de toujours, en exil en Europe, nous lançons un pressant appel aux nouveaux dirigeants socialistes espagnols afin qu’en retirant leurs forces armées de l’Irak occupé, il n’arrête pas là leur effort de paix. Toutes les leçons doivent être tirées de la tragédie madrilène : ce n’est qu’en restaurant une démocratie véritable en Iran que la Communauté internationale peut espérer un retour à la stabilité dans un Proche-Orient en guerre et profondément déchiré par les politiques irresponsables, voire intentionnellement criminelles, des Etats-Unis.

Faute de quoi, si la mollarchie de Téhéran n’est pas chassée, demain une nouvelle république islamique s’installera sur les décombres de l’Irak martyr. C’est là le projet avoué de la théocratie iranienne dont les ambitions sont restées intactes.

C’est peut-être également là l’explication la plus plausible de la vague de terreur qui s’est abattue sur Madrid. Ceux qui comptaient mentir impunément ont été punis. La piste de l’ETA comme unique auteur des attentats fait long feu, tel est pris qui croyait prendre. Aznar a été le grand perdant au sinistre jeu du mensonge et c’est tant mieux. Il reste aux dirigeants du PSOE d’aller au bout de leur logique de paix. Il s’agit maintenant en quittant l’Irak et alors que la coalition anglo-saxonne va se délite et laissera place à un pouvoir islamiste, de soutenir fermement les résistances européennes au régime de Téhéran sans la chute duquel il ne saurait y avoir ni de paix générale, ni de répit véritable dans la guerre terroriste.

ORGANIZATION PARS
Dr Armand Nouri
Paris, le 15 Mars 2004-03-15