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Revue IRAN-INFO-PARS - 36
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité pour le Renversement

LES RELATIONS COMMERCIALES ENTRE L'IRAN ET LE MONDE DEPUIS 1966


   

Le 28 juin 1966, le ministère de l‘Eau et de l'Electricité acheta 13 générateurs électriques à une société britannique.

Parallèlement un contrat concernant la construction des installations métallurgiques et la canalisation de gaz à Téhéran fut signé entre l'Iran et l'Union Soviétique. Durant ce même mois, Iwan Georgui Morer, Premier Ministre de la Roumanie se rend à Téhéran à la tête d'une délégation de 15 personnes.

Le 27 août 1966, Dr Eghbal, directeur général de la Société du Pétrole d'Iran annonce la signature d'un accord entre l'Iran et le groupe pétrolier français (ERAP) en vertu duquel, pour la première fois, l'Iran a délaissé son statut d'exécutant et de participant dans ses relations avec les sociétés pétrolières et agit en doheur du consortium qualité de maître d'œuvre.

Le 1er septembre 1966, le Chah et Farah se rendent en voyage officiel à la Bulgarie, la Hongrie et la Pologne.

Le 28 novembre 1966, les discussions pétrolières entamées depuis le 29 octobre entre l'Iran et les délégations du Consortium international du pétrole composées de deux groupes et au total 7 personnes, aboutissent. Une déclaration fait état de la conclusion d'un accord. La délégation quitte Téhéran à destination de Londres. Au cours de ce même mois, Hoveyda annonce au Parlement que les efforts de l'Iran pour recouvrir ses droits auprès de la Consortium du pétrole ont abouti. Les avantages obtenus par l'Iran sont les suivants :

1) Augmentation de la production annuelle du Sud de l'Iran.

2) 25 000 miles des terrains placés sous concession reviennent à l'Iran.

3) Toute quantité de pétrole supplémentaire dont la société du pétrole aurait besoin pour vendre sur les marchés libres sera remise à l'Iran.

A la même époque, le gouvernement français octroie un crédit de trois cents millions de francs à l'Iran.

Le 2 mars 1967, le premier protocole quinquennal fut signé à Téhéran entre l'Iran et l'Union Soviétique. Selon cet accord, dans les cinq années à venir, les deux pays échangeront 540 millions de dollars de marchandises. La même année le revenu pétrolier de l'Iran s'est élevé à environ 217 200 000 Livres sterling et le budget total du pays approuvé le 19 mars faisait état d'un montant de dépenses de l'ordre de 145 milliards de rials.

Le 5 mars 1967, une délégation économique de haut rang de l'Union Soviétique, conduite par le vice Premier Ministre Baybakov entre à Téhéran pour discuter des questions relatives à la canalisation de gaz et son transfert vers l'Union Soviétique. Des pourparlers ont également lieu pour la vente du pétrole iranien à l'Union Soviétique. Il fut convenu que celle-ci participe à la prospection du pétrole du Nord de l'Iran. Le 15 avril, un accord pour la vente de 20 000 tonnes de sucre blanc fut signé entre les deux pays.

Le 23 avril 1967 de la même année, dans le cadre des relations commerciales avec les pays communistes, le vice Premier Ministre de la Roumanie voyage à Téhéran suivi, quelques jours plus tard, du président roumain et de son épouse. La Roumanie installe une exposition permanente à Téhéran. La Bulgarie à son tour, y organise une exposition industrielle. Au cours du même mois, l'Iran vend 75 mille tonnes de pétrole à la Bulgarie.

Le 14 mai 1967, l'usine de fabrication de voitures Iran National achetée à la Grande-Bretagne commence à fonctionner. Cette usine fabrique des bus, des véhicules utilitaires, des véhicules de tourisme. Le gouvernement fixe le prix de chaque véhicule de tourisme à 149 000 rials. L'année d'après, Iran National achète pour un montant de 50 millions de Livres sterling de moteurs à l'usine britannique Hilman par l'entremise de Ardéchir Zahédi qui empoche également sa commission.

Dans le cadre des bonnes relations commerciales avec les pays communistes, le Chah se rend à la Tchécoslovaquie. Le 31 mai 1967, plusieurs contrats commerciaux et industriels sont signés avec ce pays.

L'accord relatif à la construction de l'usine métallurgique d'Ispahan est signé entre l'Iran et l'UNion Soviétique et le 14 mars 1968, les travaux de construction commencent.

Le 19 avril 1968, les délégations du Consortium pourvues des pleins pouvoirs arrivent à Téhéran. Après plusieurs réunions avec la délégation iranienne, un accord complet sera conclu, aboutissant à l'augmentation des revenus pétroliers de l'Iran.

Simultanément, l'Iran commence ses investissements dans les centres et les générateurs nucléaires. Il signe le 15 mars 1969 un accord avec la France pour l'exploitation de l'uranium. La Banque Mondiale octroie un emprunt de 30 millions de dollars à l'Iran.

Deux mois plus tard, un accord commercial quinquennal est signé entre l'Iran et la Hongrie. L'Iran achète 30 mille tonnes de fer à la Hongrie. Au mois de juillet 1969, la Roumanie accorde 100 millions de dollars de crédit à l'Iran. La Banque internationale de reconstruction et de développement octroie le 16 août un prêt de 80 millions de dollars à la Banque Centrale de l'Iran. Néanmoins, au mois de novembre, le gouvernement iranien émet des bons d'emprunt national pour un montant de 200 millions de tomans, ce qui démontre la fragilité économique du pays.

Le 30 avril 1970, l'Allemagne accorde un crédit de 51 millions de tomans à l'Iran pour l'achat de marchandises. Un mois plus tard c'est le tour des Etats-Unis de lui accorder un prêt de 29 millions de dollars pour l'achat de matériels militaires. Au mois d'août, l'Iran obtient un prêt de 50 millions de dollars auprès de la Banque Mondiale. A la même époque est signé le plus important accord commercial entre l'Iran et l'Union Soviétique portant entre autres sur la vente du gaz. Le 28 octobre, commence l'exportation du gaz iranien vers l'Union Soviétique.

Le 27 août 1970, le ministre de l'Eau et d'Electricité signe un accord avec la Tchécoslovaquie pour un montant de 350 millions de rials relatif à l'achat et l'installation de 45 générateurs électriques Diesel.

Suite aux pourparlers de plusieurs jours entre les représentants de l'Iran au sein du Consortium, la part de l'Iran dans les revenus pétroliers fut fixée à 61 % et celle du Consortium à 39 %. Compte tenu des frais de recherches, d'exploitation, de transport et de distribution supportés par les compagnies pétrolières, ce nouveau partage des revenus se traduisait par une augmentation réelle de 15 % des revenus de l'Iran (18 novembre 1970). Néanmoins, le 17 juin 1971, l'Iran demande et obtient 150 millions de dollars de crédit auprès des banques européennes, américaines et asiatiques.

Le 23 mars 1973, Houchang Ansari, ministre de l'Economie Nationale, se rend à la tête d'une délégation à Pékin pour signer un accord commercial entre l'Iran et la République Populaire de Chine. Ce premier accord fut signé à Pékin. Dans ce contrat, pour la première fois, le rial était considéré comme devise de référence. Dorénavant, l'Iran exportait vers la Chine des bus, camions, vannettes, engrais chimiques, machines agricoles, huiles végétales et lessives tandis qu'il importait de Chine des matériels de bureau, du thé et des produits alimentaires.

Le 28 novembre, la conférence de l'investissement d'Iran et de la Grande-Bretagne qui se tenait à Persépolis et à laquelle avaient participé les ministres d'Economie des deux pays, clôture ses travaux. En vertu de l'accord convenu, quinze grands projets de production et économiques devaient se réaliser en Iran. Selon l'un de ces accords, en échange de 110 millions de Livres sterling de pétrole sur la base de sept dollars le baril, l'Iran recevait différentes marchandises.

Une délégation commerciale de haut rang de la Bulgarie se rendit également à Téhéran.

Le 24 mars 1974, il fut annoncé à Washington, qu'en vertu d'un accord, l'Iran a consenti un prêt de 200 millions de dollars à la Banque Mondiale.

Dans les conditions de la régression de l'agriculture du pays et alors que le manque de blé se faisait sentir quotidiennement, le gouvernement continuait à augmenter ses importations de blé sans avoir planifié aucun programme pour l'augmentation de la production nationale du blé. D'ailleurs, le gouvernement manquait cruellement de programmation agricole. Les silos du pays étant vide, le ministère du Commerce achète à l'étranger 500 mille tonnes de blé et 60 mille tonnes de riz. Vers la mi-juin de cette même année, les importations du blé atteignirent 1 million de tonnes.

Le 19 novembre 1974, le premier accord de collaboration en matière nucléaire fut signé entre l'Iran et la France. Selon cet accord, l'Iran allait acheter à la France deux réacteurs nucléaires pour la fabrication d'énergie électrique. Deux jours après la signature de cet accord, Jacques Chirac, alors Premier Ministre de la France, se rendit en voyage officiel à Téhéran.

Hoveyda présenta le budget du pays d'un montant de 2 445 milliards de rials au Parlement qui l'approuva.

Le 11 janvier 1976, en vertu d'un accord signé entre l'Iran et le Japon, les deux pays acceptèrent d'investir pour un montant de 1,8 milliards de dollars dans les industries de pétrochimie et de gaz. Quelques jours plus tard la Société Nationale du Pétrole annonce que pendant un an le Consortium a acheté à l'Iran, chaque jour, 740 mille barils en moins par rapport à son engagement d'achat quotidien (la réalité était que la comptabilité du Consortium affichait 740 mille barils de pétrole en moins pour ne pas payer la part de l'Iran). Le Consortium devenait débiteur de l'Iran pour la somme de 150 millions de dollars.

Le 13 janvier 1976, un important accord commercial et industriel fut signé entre l'Iran et la Grande-Bretagne, selon lequel le gouvernement britannique investissait en Iran dans les secteurs de l'automobile, d'électrification des chemins de fer, construction de pétroliers, montage de tracteurs et des moteurs diesel. Le même jour, il fut annoncé qu'au cours de l'année précédente, l'Iran avait importé pour un milliard de dollars de marchandises de la Grande-Bretagne tandis que les exportations non pétrolières de l'Iran vers ce pays ne dépassaient pas de14 millions de dollars.