La crise entre l'Israël et
les pays arabes
Le 9 avril 1967, suite à la guerre entre la Syrie et l'Israël, six autres pays arabes se déclarèrent prêts à entrer en guerre contre l'Israël.
Le 16 mai ce fut également l'Egypte qui se déclara prêt. A cette époque des unités de l'armée irakienne entrèrent en Egypte pour mener la guerre contre l'Israël.
Le 22 mai 1967, l'armée égyptienne occupe le golfe d'Aqaba. Trois jours plus tard, le reste des armées arabes entra en Jordanie et en Egypte. Le 1er juin, le conseil de sécurité des Nations-Unies se réunit en séance extraordinaire pour examiner la crise du Moyen-Orient. Deu xjours plus tard, l'Israël réunir un cabinet de guerre. Le 5 juin, la bataille aérienne et terrestre commence à 9 h 30 du matin (à l'heure de Téhéran) entre l'Egypte et l'Israël. La guerre commença par des attaques aériennes et dès le premier combat, 44 avions israéliens et 125 appareils égyptiens furent détruits (ce fut une aubaine pour les industries de fabrication d'armements et les marchands d'armes).
La crise atteint son apogée au Proche et Moyen-Orient. La Syrie, la Jordanie et l'Arabie Saoudite entrent également en guerre contre l'Israël. La guerre fait rage entre les Arabes et les Israéliens. A Jérusalem, on se bat à corps à corps. Les Etats-Unis annoncent leur neutralité dans la guerre du Proche-Orient, mais les pays arabes soi-disant rompent leurs relations diplomatiques et commerciales avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. L'Iran demande le cessez-le-feu entre les Arabes et l'Israël. L'armée israélienne occupe Charma-ola-Cheikh, Ismaïlien et Jéricho et atteint le canal de Suez.
Le 8 juin, le général Hassani, commandant en chef des forces égyptiennes signe le traité de reddition avec l'Israël. La Jordanie accepte également le cessez-le-feu.
Le 10 juin, suite à la défaite de l'Egypte face à l'Israël, Jamal Abdoul Nasser, le Président égyptien présente sa démission, aussitôt rejetée par le parlement. La Syrie signe également le cessez-le-feu. Abdoul Nasser destitue tous les commandants militaires.
Le 2 juillet, la guerre reprend de plus belle entre les forces égyptiennes et israéliennes. Deux semaines plus tard, des observateurs des Nations Unies s'installent entre les belligérants.
Le 10 septembre, lors de sa plus vaste attaque aérienne, terrestre et maritime contre l'Egypte, l'Israël détruit une partie des installations de missiles et d'industries de ce pays sur le canal de Suez, tuant également 150 soldats égyptiens. Les accrochages militaires se déroulaient sur la frontière entre les deux pays.
Le 22 avril 1970, l'Egypte bombarde les positions israéliennes. Trois jours plus tard, l'Israël et l'Irak entrent en guerre sur quatre fronts.
Le 30 septembre 1970, le président de la république d'Egypte, Jamal Abdol Nasser, meurt à la suite d'une crise cardiaque. Anvar ol-Sadate se porte candidat à sa succession.
Le 22 juin 1972, les forces israéliennes attaquent le Liban par air et par terre. 45 personnes seront tuées et 55 personnes blessées. D'autres furent prisonniers. Le ministère iranien des Affaires Etrangères condamna l'attaque israélienne contre le Liban et demanda la libération des prisonniers (Hoveyda était un fervent protecteur du Liban au Proche-Orient parsque lui-même avait de l'origine libanais).
Le 6 septembre 1972, un commando arabe appartenant à l'organisation septembre Noir, dirigé par Carlos (un anglophile) s'attaque à la résidence des athlètes israéliens à Munich et les détient en orage. Dans l'assaut des forces de sécurité allemandes qui s'en suivit un certain nombre de personnes furent tuées dont tous les otages israéliens.
Le 6 octobre 1973, les forces égyptiennes commandées cette fois-ci par Anwar al-Sadate, commencèrent une vaste guerre contre l'Israël. Les forces égyptiennes et syriennes attaquèrent les forces israéliennes simultanément des deux côtés du Canal de Suez et des hauteurs de Golan. Cette guerre est connue sous le nom de la guerre de Kippour. Lors de cette guerre, le Chah d'Iran prend la responsabilité d'assurer les besoins en carburants de l'armée égyptienne, de même que les aides médicales dispensées sur les hauteurs de Golan. Il autorise l'Union Soviétique à utiliser l'espace aérien de l'Iran pour secourir les Arabes. De même, il met à disposition des Arabes des avions de chasse (sur la recommandation de la Grande-Bretagne).
Une grande bataille de chars se déroule sur le plateau de Sinaï où quelques trois mille chars seront engagés de part et d'autre. L'Israël attaque Port Saïd, le grand port de l'Egypte par la mer et par air, tuant plus de 150 Egyptiens tandis que les troupes égyptiennes réussissaient à occuper la ville de Ghantareh dans le plateau de Sinaï et mettre le feu aux réserves pétrolières de cette région occupée par l'armée israélienne.
Le 12 octobre 1973, l'armée jordanienne entre également en guerre contre l'Israël à travers les hauteurs de Golan où elle fut aussi rejointe par des unités militaires provenant de l'Arabie Saoudite. Pendant ce temps, 300 avions américains avaient établi un pont aérien pour aider l'Israël en armes et en munitions. Dans ce climat de crise régionale intense, la conférence des ministres de pétrole des six pays membres de l'OPEP¨se tient au Koweït (comme nous l'avons déjà indiqué, les superpuissances ont constamment utilisé les crises pour faire grimper le prix du pétrole et vendre de l'armement).
Après 13 jours de négociations à Camp David, Anvar ol-Sadate et Menahim Béguin signent, grâce à l'entremise de Jimmy Carter, deux accords qui portent également la signature de Carter en guise de témoin.
Le 19 octobre, suite à la défaite des arabes, l'Israël accepte le cessez-le-feu proposé par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies. Les Etats-Unis, l'Union Soviétique et le Conseil de Sécurité ordonnent la fin du conflit et la cessation des hostilités.