En 1921, la population iranienne atteignait 1 millions d'habitants. A cette époque 90 % de l'économie du pays relevait du secteur agricole, seulement 10 % de l'économie dépendait d'industrie et des services. Les villes concentraient les industries et les services. L'artisanat se localisait surtout dans les campagnes.
50 % de la population nationale vivait dans les régions, 25 % était des nomades et le 25% restant habitait dans les villes. A cause de la croissance économique qui était incontournable avec le temps, la population iranienne vivant dans les villes s'est accrue. Les villes par rapport à la campagne devenant de plus en plus prospères en termed'infrastructure et de services publics, il y a eu un grand mouvement d'immigration vers ces centres urbains. Si à cette époque la croissance économique et sociale dans les provinces avait était parallèle et identique à celle des villes, on n'aurait pas assisté à ce vaste mouvement d'immigration. La misère industrielle dans les villes s'est répandue et la disparition progressive de l'agriculture traditionnelle, s'est accentuée. L'agriculture auparavant, malgré ses techniques anciennes pouvait nourrir la population locale en Iran.
Les agriculteurs ont progressivement abandonnés les campagnes où les revenus par habitants étaient très faibles au profit des villes pour un travail de salarié surtout dans les industries et les fabriques. La demande de main d'ouvre dans les villes était très forte avec des salaires beaucoup plus élevés que dans les campagnes d'autant plus que les grands propriétaires étaient nombreux et ils gardaient la main d'ouvre paysanne pour leur exploitation. Petit à petit les gens ont abandonnés les terres agricoles et celles-ci sont tombées en friche. La situation du monde agricole était très difficile, défaut de logements, inexistence de mécanisation et de services de toutes sortes, manque de l'aide de l'Etat aux agriculteurs, le système agricole commença sérieusement à décliner.
Un Professeur français dénommé, Dr Park, suite à de nombreuses recherches universitaires dans un de ses ouvrages intitulé « Les meilleurs mets du monde », écrit que les perses, les anciens iraniens il y a 6 000 ans, étaient les premiers cultivateurs de champs de blés. (En effet les Perses étaient de religion zoroastrienne et cette religion monothéiste était de nature « écologiste et panthéiste », ils attachaient beaucoup d'importance à l'agriculture et ils avaient inventés de nouvelles techniques agricoles comme par exemple le système de canaux « ghanâts » souterrains)
Après la première guerre mondiale, il y a eu l'application de la réforme agraire et la distribution des terres aux paysans en Iran. Cela, sous l'attention de la fameuse 4ème directif du gouvernement américain.
En 1959, le premier ministre de l'époque Manouchehr EGHBÄL, qui rédigeait les bases du projet de loi sur la réforme agraire pour le présenter au parlement (« Madjles »), a été confronté à de grandes difficultés, pour accomplir cette tâche. A cette époque la majorité du parlement était composée de grands féodaux ; des grands propriétaires privés ou religieux (ces derniers en liaison avec le clergé chiite). En 1960, le projet de loi a été accepté par le Madjels. Dans cette loi, on assista à de grandes modifications par rapport au projet de loi initiale, à savoir les intérêts de grands propriétaires terriens ont été préservés en grande partie. Ainsi selon cette loi, chaque propriétaire pouvait conserver 400 hectares de terres agricoles arables et 800 hectares de terres ensemencées. Les terres restantes, devaient être partagées entre les paysans, toutefois ces terres ont été achetées par l'Etat. L'Etat iranien à cette époque a commencé à distribuer les sols sans se préoccuper des problèmes des agriculteurs. Leur existence matérielle sans aucune aide de l'Etat, était extrêmement difficile. Il n y a pas eu la mise en place de prêts agricoles par le gouvernement afin de permettre la modernisation de l'outil de travail afin de faciliter la vie des paysans dans les provinces par le développement de services publics ou privés divers.
(Sans aborder le nomadisme, le système agricole traditionnel iranien, avait comme caractéristique d'alterner, les activités saisonnières dans les champs avec les activités artisanales à l'intérieur des fermes durant les saisons froides ou chaudes, du fait du climat quasi-continental de ce pays. Sans le soutien matériel, de grands possédants et ou des responsables locaux la vie agricole reste très pénible, à cause des conditions climatiques très rudes, à part dans quelques régions tempérées autour de la mer Caspienne (nord de l'Iran) et du mont Zagros (sud ouest de l'Iran)).
Dans les pays comme la Corée du Sud, le Japon et dans d'autres pays le gouvernement adroitement distribue une partie du revenu global agricole aux villageois afin de leur permettre une certaine croissance économique. Dans la Corée du Sud, c'est 64 % du total des revenus agricoles qui sont redistribués aux paysans, au Japon cette fraction est de 58 %, en Europe 34 %, au Mexique 22 %, au Canada et aux Etats-Unis ce rapport est de 20%.
Ces aides permettent alors à l'agriculture de ces pays de se développer de manière parallèle à la croissance démographique (de ne pas subir un phénomène Malthusien d'augmentation démographique excessive ; taux de natalité très supérieur au taux de mortalité avec épuisement des moyens de subsistance…) La politique agricole doit pouvoir devenir autonome et ne pas avoir besoin de subventions à moyen et long terme. L'indépendance de l'agriculture pourra se faire avec la recherche de nouvelles terres à cultiver au moyen de techniques récentes et la mise en culture de denrées agricoles les plus prisées par la population.
En Iran l'expansion de la population est devenue supérieure à celle des produits agricoles, ces derniers ont alors connus une hausse très forte des prix (inflation par la demande). Les causes conjoncturelles ont entraînées des difficultés structurelles, comme la dépendance agricole de notre pays par rapport à l'étranger. L'Iran possède à l'heure actuelle une économie mono- exportatrice de produit énergétique à savoir le pétrole. L'Etat iranien au lieu de faire profiter l'économie de notre pays de cette manne pétrolière, notamment dans le domaine de l'agriculture l'utilise à accroître sans limite les importations de tous les produits.
Cette économie est devenue tributaire de l'étranger à cause du comportement politique de ses dirigeants, un gouvernement exclusivement préoccupé par ses agissements politiques (religieuses de propagande) qu'économiques. Il ne recherche pas le bien être public. Jusqu'à aujourd'hui il n y pas eu de réforme de base pour améliorer la vie des agriculteurs ni aucune politique cohérente de planification économique.
En 1974, les revenus pétroliers iraniens ont été multipliés par trois. A cette époque le régime du Chah, au lieu de faire des investissements dans l'agriculture avait aussi accru le volume des importations dans ce secteur agricole.
Durant ce laps de temps, dans un délai d'un an, les importations iraniennes sont passées de 6,1 milliards de dollar à 11,5 milliards de dollar, soit un accroissement de 68 %. Après trois ans le montant des importations iraniennes a été doublé en atteignant la somme de 23 milliards de dollar.
A la suite de la catastrophe de 1957, la somme des importations est arrivée au niveau record de 25,2 milliards de dollar. Au début de 1977, à cause de l'amélioration des services et du commerce, le taux de chômage est parvenu à un niveau très faible de 2,9 % de la population active, mais du fait de l'accroissement de la demande le taux d'inflation est monté à un niveau très fort de 24,9 %.
Après la catastrophe de 1957, le régime islamique iranien tributaire de l'étranger a appliqué une politique injuste d'expropriation et de confiscation des terres agricoles mais aussi des industries. Tout a été nationalisé. Les sols seront distribués à une fondation religieuse qui aide les pauvres. Cette politique économique obéit à une règle tout à fait absurde, selon laquelle un pays pétrolier doit fonctionner uniquement au moyen de cette industrie et importé ses produits de première nécessité aux pays étrangers. Les importations se réalisent non seulement massivement dans le domaine agricole mais aussi dans tous les autres secteurs de l'économie, entraînant un déficit extérieur. Les investissements dans l'agriculture sont à l'heure actuelle au point mort, les terres agricoles restent en jachères. De même les participations privées dans les provinces n'existent plus à cause de la dégradation du climat de confiance dans ces régions. On assiste à un cercle vicieux de conjoncture économique à savoir ; la baisse de la courbe de la production agricole et la hausse sans cesse du prix des produits de subsistance. On se trouve dans une situation de marasme économique.
Tous les ans la croissance économique continue à baisser, alors que le volume des importations agricoles progresse sans cesse. A l'heure actuelle une des dépenses les plus importantes du pays est constituée par les importations agricoles ainsi que le versement par l ‘Etat de l'écart de prix qui existe entre l'achat des matières agricoles à un prix élevé à l'étranger et leur vente à l'intérieur du pays à un prix beaucoup plus faible. Une politique anti-économique qui accroît la dépendance de la consommation intérieure vis-à-vis de l'étranger.
On assiste à la mise en place d'une véritable politique néo-coloniale par le gouvernement actuel, qui accroît notre dépendance par rapport à l'extérieur, notamment par rapport aux pays les plus riches. Dans ce contexte, les iraniens ne peuvent pas consacrer les revenus du pétrole à améliorer leur condition d'existence, notamment dans l'agriculture. Comme la plupart des pays exportateurs de pétrole, nous n'avons aucune capacité à déployer les autres secteurs de l'économie nationale, comme le secteur secondaire encore moins le secteur tertiaire.
Les néo-colonialistes, pensent que si un jour les revenus du pétrole sont convenablement investis dans les autres secteurs, l'Iran pourra arriver dans un laps de temps assez rapide au même stade de croissance que les pays les plus développés de la planète.
L'Iran est un pays qui détient de grands gisements de ressources naturelles. Le peuple iranien ne maque pas d'intelligence, de connaissance, d'éducation, de culture ainsi que de courage.
Si nous arrivons, tous ensemble à avoir les mêmes objectifs pertinents, fondés sur des concepts patriotiques et laïques, notre pays pourra alors se libérer des griffes des néo-colonialistes. Les étrangers ne pourront plus intervenir dans les affaires intérieures de notre pays. Les iraniens ont un petit défaut, qui leur porte un grand préjudice, c'est leur comportement très accueillant, extrêmement aimable, respectueux et courtois vis-à-vis des étrangers. Ces derniers profitent alors de cette faiblesse et piétinent le droit légitime de nos compatriotes et nous rendent ainsi dépendants d'eux aussi bien économiquement que culturellement.
Le gouvernement islamique d'Iran, n'achète pas le riz des producteurs intérieurs, il importe le riz des pays asiatiques comme la Thaïlande, car le riz est presque devenu un aliment rare en Iran ? Le gouvernement couvre le marché intérieur, de riz importés d'étrangers, les producteurs de riz intérieurs sont alors ruinés. Alors que la production intérieure de riz s'élève à 2,7 millions de tonnes, la consommation intérieure de riz quant à elle se monte à 3,1 millions de tonnes. Si les gouvernements successifs iraniens avaient, menés des politiques efficaces dans le domaine de l'agriculture le secteur primaire aurait connu un développement identique à celle de la population. Afin de nourrir la population iranienne, nous aurions dû subvenir à nos besoins alimentaires et ne pas dépendre de l'étranger. L'année passée, alors que la consommation intérieure de riz était de 400 millions de tonnes, le gouvernement a importé un million de tonnes de riz de l'extérieur à un faible prix. Les autorités ont alors payés la différence de prix de ces produits venus de l'étranger. Les autorités gouvernementales au lieu d'avancer cette différence de prix (entre le prix des produits intérieurs et le prix des produits extérieurs), pouvaient réaliser des investissements et rechercher notre indépendance agricole. Cela aurait été possible si le gouvernement iranien avait des convictions patriotiques.
L'importation de 60 milles tonnes de riz en supplément des besoins nationaux et le versement de l'écart de prix par les autorités ont entraînés la mévente des produits intérieurs.
Le précieux riz intérieur n'a pas trouvé acquéreur, et les producteurs ont été ruinés.
Cette politique en apparence absurde, est en fait tout à fait volontaire, elle cherche de façon délibérée la disparition complète de l'agriculture iranienne et la dépendance totale au niveau alimentaire du peuple iranien par rapport à l'étranger.
Durant ces 28 dernières années, la politique économique et sociale a imposé aux iraniens, pour des raisons religieuses, le non contrôle des naissances ce qui a causé une expansion de la population sans précédente dans l'histoire de la démographie iranienne (quasi doublement de la population iranienne en 28 ans) et de l'autre côté cette politique est restée inefficace au niveau agricole. L'immigration vers les villes s'est fortement accrue avec tout ce que cela comporte de négatifs ; le chômage, la corruption, les actes délictueux, vol meurtres. La paupérisation des masses laborieuses s'est accentuée dans les villes.
En ce qui concerne le blé, la politique agricole du régime est similaire à celui du riz.
A savoir l'acquisition du blé sur les marchés extérieurs à un prix élevé et la vente de ce blé sur le marché de la consommation intérieure à un prix beaucoup plus faible, l'Etat versant alors la différence de prix à partir du revenu national.
Les producteurs céréaliers iraniens sont tous ruinés, confrontés à de très grandes difficultés. A cause des déficits publics colossaux et les problèmes de versement de l'écart de prix des produits importés par l'Etat, le prix du pain commence à augmenter.
L'Etat incapable de subvenir aux besoins de première nécessité de la population, est voué à disparaître. D'autant plus qu'avec toutes les richesses naturelles que détient notre pays, il est curieux que ce régime ne puisse pas résoudre le problème agricole.
Cela prouve à quel point ce gouvernement islamique est anti-iranien, et loin des intérêts de notre peuple. Ce gouvernement a plongé tout le pays dans une situation de chaos et de faillite structurelle. La seule solution est la disparition de ce régime.
La dépendance agricole de l'Etat iranien et absolument totale, elle ne concerne non seulement le riz et le blé mais aussi les autres produits agricoles, à savoir les fruits et légumes. Les exploitants de fruits et légumes iraniens ne bénéficient d'aucune aide de l'Etat, ni subventions, ni prêts etc. Par exemple pour les agrumes, le gouvernement vend le kilo de pomme entre 1400 et 2500 Touman, l'orange entre 1100 et 220 Touman et enfin le raisin entre 1200 et 2000 Touman. Aucun soutien, n'est octroyé aux producteurs de fruits et légumes. Paradoxalement ils se trouvent en concurrence avec le monopole d'importation de produits agricoles de l'Etat. L'Etat actuel laisse ainsi tout un secteur agricole à l'abandon, dans une situation de marasme et sans aucun plan de préservation. De plus cet Etat continue à verser l'écart de prix des produits importés ce qui provoque des dépenses incontrôlées.
L'organisation Pars, et le Conseil de soulèvement national de Dr Arman Nouri, ont mis en place tout une série de mesures afin de sauver le secteur agricole iranien. Le diagnostic de la situation a été effectué et un programme de développement planifié. Non seulement il faut sauver l'agriculture mais aussi prévoir, une politique d'aménagement du territoire. Une politique harmonieuse et cohérente sera appliquée, cela une fois que ce régime aura changé.
Ainsi nous proposons les mesures suivantes :
-La réforme agraire, la redistribution des terres réquisitionnées. La restitution des ces terres à leur propriétaires véritables.
-La mise en place d'un vaste réseau de distribution d'eau, l'exploitation de toutes les terres agricoles.
-Modernisation et mécanisation de l'industrie agricole afin d'arriver à une agriculture intensive tout en respectant la nature (utilisation de nouvelles techniques et engrais par opposition à une agriculture expansive, en ne commettant pas les mêmes erreurs que les grands pays industrialisés).
-L'ouverture de centres de formations techniques agricoles, mais aussi d'écoles supérieures comme l'école nationale d'agronomie, dans toutes les grandes régions.
-Mise en place de coopératives agricoles pour la mutualisation du matériel et des biens agraires en faveur notamment des plus défavorisés.
-Recherche de la prospérité du monde agricole avec une politique de reconstruction et de rénovation des villes.
-Développement des centres médicaux et sociaux au moyen d'aides publiques et parapubliques en faveur de l'amélioration de la condition de vie des agriculteurs qui ne bénéficient à l'heure actuelle d'aucune aide.
-Ouverture de banques agricoles afin de les assister dans la réalisation de leurs projets divers. La disparition progressive des intermédiaires dans le monde agricole.
-La création d'usine et de fabriques de transformations et d'emballages dans les campagnes pour permettre la distribution des produits agricoles dans le pays de manière aisée.
-Aide du gouvernement aux agriculteurs en augmentant la part du secteur primaire dans le budget de la nation. Cela en accord avec les théories économiques les plus classiques selon lesquelles la rente agricole doit permettre le développement des autres secteurs dans les villes.
La mise en place de toute une série de mesures économiques et sociales en faveur de l'agriculture.
- Le futur gouvernement iranien qui remplacera le régime des religieux devra gérer les problèmes importants climatiques, de catastrophes naturelles, comme les tremblements de terre, les tempêtes les inondations, les sécheresses. Des événements naturels qui défavorisent à la base les campagnes. L'arrangement de solides constructions, bâtiments immeubles d'habitations à partir des moyens les plus modernes pour permettre d'atténuer les effets dévastateurs des catastrophes et des cataclysmes. Ceci surtout dans les régions les plus exposées.
-La construction de barrages pour stopper les inondations, de lac artificiels pour canaliser les courants d'eaux. Développement de routes goudronnées, de voies ferrées pour permettre aux agriculteurs et leurs marchandises de bien circuler à travers tout le territoire.
La population iranienne, vivant dans les campagnes est de 38 % cette population fournie la production intérieure agricole de notre pays. Elle représente à nos yeux une force active très importante pour notre pays.
Le futur régime iranien après avoir pris la place de cet Etat tyrannique et islamique, cherchera à atteindre l'autosuffisance alimentaire du pays en améliorant de façon très substantielle, la situation des agriculteurs. A moyen et long terme l'Iran pourra devenir un pays exportateur de produits agricoles, ce qui entraînera l'amélioration de la richesse nationale et du produit intérieur brut (la balance commerciale iranienne sera alors excédentaire).
Avec l'aide de toutes les couches de la population iranienne notamment les agriculteurs, nous allons à jamais écarter ce régime islamique illégitime et tyrannique, reconstruire un Iran neuf, laïque, digne, libre et prospère et cela de manière durable.