Accueil

 


Revue IRAN-INFO-PARS - 34
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité pour le Renversement

Le patron de Total interdit de voir l'ex-président iranien


Christophe de Margerie, mis en examen jeudi pour "corruption", a l'interdiction dans son contrôle judiciaire de rencontrer plusieurs personnalités iraniennes.

Ce contrôle judiciaire ne l'empêche toutefois pas d'exercer normalement ses fonctions de directeur général de Total.

Le directeur général de Total, Christophe de Margerie, mis en examen jeudi pour "corruption" dans une affaire liée à un marché en Iran, à l'interdiction dans son contrôle judiciaire de rencontrer l'ex-président iranien Ali Akbar Hachémi Rafsandjani et son fils, a-t-on indiqué vendredi de source judiciaire.

Le quotidien régional l'Est Républicain a révélé cette information dans son édition de vendredi. D'autant que, selon des sources proches du dossier, un cadre ou ex-cadre du groupe auditionné aurait affirmé que l'intermédiaire présumé de Total pour le marché gazier avec l'Iran en 1997 était le secrétaire du fils Rafsandjani.

Un peu plus de trois mois après avoir été saisi de cette enquête, le magistrat financier a mis en examen le directeur général du groupe pétrolier pour "corruption d'agents publics étrangers et abus de biens sociaux".

Le juge Courroye n'a pas suivi la position du parquet de Paris qui demandait l'absence de contrôle judiciaire pour Christophe de Margerie. Outre les Rafsandjani, le dirigeant a l'interdiction de rencontrer plusieurs autres personnalités iraniennes.

 

Système de corruption 

Toutefois, ce contrôle judiciaire ne l'empêche pas d'exercer normalement ses fonctions de directeur général de Total. Le nom du fils de l'ancien président iranien Mehdi Hachémi Rafsandjani est apparu dans la procédure via le témoignage dans une enquête norvégienne sur la compagnie nationale pétrolière Statoil, qui indique qu'un système de corruption était organisé autour de celui-ci.

La justice soupçonne Total et Christophe de Margerie qui était à l'époque des faits responsable pour la compagnie française du Moyen-Orient, d'avoir bénéficié de ce système de corruption. Le contrat visé par le juge a été conclu en 1997 avec la société pétrolière nationale iranienne NIOC et concernait l'exploitation, par une joint-venture réunissant Total, le russe Gazprom, et le malaisien Petronas, d'une partie du champ gazier off-shore de South Pars au large de l'Iran.