LA CONFERENCE DE PARIS III SUR LIBAN
- Le 26 Janvier 2007 :
le Liban a récolté plus de 7,6 milliards de dollars de promesses de dons et de prêts lors de la conférence de Paris organisée pour l'aider à sortir la tête du marasme économique dans lequel il se débat depuis la guerre de l'été dernier entre Israël et le Hezbollah.
Au moment même où les contributions affluaient, de nouvelles violences éclataient au Liban entre partisans et opposants au gouvernement de Fouad Siniora, présent à Paris, faisant entre deux et quatre morts selon les sources.
L'Arabie saoudite s'est montré la plus généreuse en s'engageant à hauteur d'1,1 milliard de dollars. La Banque européenne d'investissement a mis sur la table 960 millions d'euros, la Banque mondiale et le Fonds monétaire arabe 700 millions de dollars chacun, et les Etats-Unis 770.
"Je suis ravi du niveau de soutien financier apporté aujourd'hui", a déclaré Fouad Siniora lors de la conférence de presse finale. "Cette conférence a été une scénario sans aucun intérêt concrète pour la paix en Liban ".
Pour Ban Ki moon cette conférence a été très utile ! Ce qu'a toujours déclaré Kofi Annan pendent 10 ans de son mandat à la tête du nations-unis.
Ban Ki Moon a dit :
"Je suis très content des résultats, c'est une grande affirmation de la part de la communauté internationale pour soutenir le progrès, la sécurité et la stabilité politique et économique du Liban", a-t-il déclaré en français sur Europe-1.
"Je suis sûr qu'avec l'aide de la communauté internationale le peuple va choisir des dirigeants démocrates", a assuré en anglais cette fois Ban Ki-moon, qui se rendra prochainement au Liban.
"Et je voudrais appeler une nouvelle fois les pays voisins à respecter l'intégrité, la souveraineté, la liberté du gouvernement et du peuple libanais pour qu'ils puissent exercer leurs droits à développer leur pays sans avoir peur", a-t-il répété.
Interrogé sur le mandat des casques bleus dans le Liban-sud, Ban Ki-moon s'est déclaré "certain qu'avec cette capacité renforcée de la FINUL, ils vont contribuer à la stabilité et la paix pour le gouvernement du Liban". "C'est important pour la communauté internationale d'aider le peuple libanais".
Réunie à Paris, une quarantaine de pays et six organismes internationaux ont mis la main à la poche en faveur du Liban, en promettant un total de 7,6 milliards de dollars d'aide.
Il faut dire que tant que les groupes armés en Liban sont financés par l'Iran et la Syrie toutes les tentatives démocratiques pour établir la paix au Liban sont néants
"Paris III" intervient alors que le Liban est paralysé par le bras de fer entre l'opposition et le gouvernement. Des affrontements entre les deux camps ont fait trois morts et plus de 170 blessés mardi.
En ouvrant la conférence, Jacques Chirac a appelé la communauté internationale à apporter "un appui financier substantiel et immédiat" au Liban, jugé "absolument indispensable". "La stabilité financière est essentielle à la stabilité politique du Liban", "un pays qui veut obstinément renaître et qui a plus que jamais besoin du soutien unanime de la communauté internationale".
"L'enjeu est de donner au Liban, à plus long terme, toutes les chances de se moderniser", a-t-il souligné, en qualifiant le programme de réformes présenté par le Premier ministre libanais Fouad Siniora, de "feuille de route à la fois ambitieuse et réaliste" et de "plan courageux".
Présente à Paris, la secrétaire d'état américaine Condoleezza Rice a annoncé mercredi que les Etats-Unis allaient débloquer près de 770 millions de dollars (592 millions d'euros) pour participer à la reconstruction du Liban.
Sur ces 770 millions de dollars, 220 millions (169 millions d'euros) seront alloués à une aide militaire au gouvernement du Premier ministre Fouad Siniora, alors que 250 millions de dollars (192,2 millions d'euros) serviront à soutenir le programme de réformes du gouvernement libanais. L'octroi de ces fonds doit être approuvé par le Congrès américain.
Initiateur de la conférence, le président français Jacques Chirac a annoncé que la France accorderait un prêt de 500 millions d'euros au Liban, "dont plus de la moitié sera versée cette année (...) pour répondre aux besoins de financement du Liban pour 2007". La Commission européenne s'est engagée de son côté à verser 400 millions d'euros d'aide et de prêt.
La ministre britannique des Affaires étrangères Margaret Beckett a quant à elle annoncé jeudi matin que son pays verserait 48 millions de dollars (36,9 millions d'euros) pour une agence de l'ONU qui s'occupe de réfugiés. Elle a qualifié le plan de réformes du gouvernement Siniora de "crédible".
Outre Mme Rice et M. Siniora, étaient présents jeudi à la conférence le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, ainsi que les représentants de la plupart des pays européens, des pays arabes (Arabie saoudite, Bahrein, Egypte, Emirats arabes unis, Jordanie, Koweït, Oman, Qatar), et des institutions financières internationales (Banque mondiale, Fonds monétaire international, ...).