LES
ROTHSCHILD ET LA MONARCHIE PAHLAVI
L'examen rapide de l'empire invisible des Rothschild et leur domination sur les différents secteurs politique, de renseignement, économique et culturel du monde occidental, démontre la place primordiale du sionisme dans la mise en œuvre des politiques moyen-orientales des principales puissances de l'Occident (les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France). La stratégie de patience des Rothschild en vue de créer la « Grande civilisation juive » a débuté dès la seconde moitié 19em siècle au Moyen-Orient et en harmonie avec les politiques coloniales et impérialistes de l'Occident a franchi des pas silencieux mais réfléchis.
A notre avis, l'Iran occupait une place importante dans la stratégie des Rothschild. Nous pouvons par conséquent évaluer l'avènement de Réza Khan comme une action du sionisme en vue de créer les conditions nécessaires à la création de la « civilisation juive » dans le Moyen-Orient. Ce pas fut franchi par Ardéchir Reporter, chef des espions anglais en Iran. Simultanément, on a assisté à l'apparition des régimes fantoches dans le Moyen-Orient arabe.
Il était alors nécessaire pour les Rothschild d'installer les juifs déshérités de l'Europe dans la Palestine. Enfin, en 1948, grâce à l'intervention des Etats-Unis et de l'Angleterre, sous couvert des Nations-Unies, l'État d'Israël, en tant que premier foyer de la « grande civilisation juive » a vu le jour. Avec la création de l'État d'Israël, les agents iraniens de la Grande-Bretagne entrèrent en jeu en Iran au profit d'Israël :
En 1948, lors de la création de l'État d'Israël, l'Iran autorisa les juifs irakiens qui, contrairement aux juifs iraniens, étaient persécutés, de fuir en Israël via l'Iran. Un des principaux rôles de la Mossad, à cette époque, était de faciliter l'immigration des juifs vers l'Israël.
Le gouvernement iranien autorisa la Mossad à avoir des activités à Téhéran, autrement dit, dès le début de la création de l'État d'Israël, l'Iran soutenait les arabes dans la parole, mais aidait l'Israël dans les actes. Ce fut un projet à long terme. Les archives d'Israël montrent que l'Israël avait obtenu sa reconnaissance de facto de la part de l'Iran (en janvier 1950) par le biais de versement d'une somme importante à Mohammad Saed, alors Premier Ministre de l'Iran. Les négociations étaient menées par la délégation israélienne conduite par un américain appelé encore « Adam » et qui collaborait avec la Mossad. Il connaissait un commerçant iranien ami du Premier Ministre et son « associé commercial ».
Par le biais de cet intermédiaire, le Premier Ministre avait réclamé une somme de 400 000 dollars afin de pouvoir attirer l'approbation du conseil des ministres et du Chah et leur faire admettre que la reconnaissance de facto d'Israël s'inscrit dans le cadre des intérêts nationaux de l'Iran. Le Chah avait dit : « Si le Premier Ministre et le ministre des Affaires Etrangères sont d'accord je ne m'y opposerai pas ». Ainsi, la somme de 400 000 dollars a été versée.
La seconde période de l'infiltration du sionisme en Iran commence avec l'arrivée de Chapour Reporter qui, agissant pour le service de lord Rothschild III et l'Intelligence Service, était devenu le principal espion occidental dans la cour Pahlavi. Peter Right écrit :
Lors Victor de Rothschild, utilisant ses liens d'amitié avec le roi d'Iran et profitant de certains espions dans le Moyen-Orient qu'il dirigeait pour le compte de Dick White (chef du MI-6) et pour son compte personnel, tel que sir Reporter qui avait un rôle déterminant dans les opérations au Moyen-Orient dans les années 1950, avait renforcé ses liens avec les services de renseignements de la Grande-Bretagne.
Comme on peut le constater, Peter Right fait allusion à Chapour Reporter en tant qu'un agent de renseignements indépendants qui agissait pour le service du lord Victor de Rothschild et ses liens avec le MI-6 étaient assurés par les relations personnelles entre Rothschild et le chef de MI-6. Ceci montre qu'avant d'être un agent de l'Intelligence Service, Chapour Reporter était un agent des services de renseignements sionistes dirigés par lors Rothschild III, mais si en raison des liens intimes entre le sionisme et les services de renseignements occidentaux, il est difficile d'en faire la distinction.
L'Organisation de sécurité de l'Iran (la SAVAK) fut également fondée par la CIA et ces mêmes agents.
Cette organisation fut active dans la victoire de la révolution. La création de VAVAK et de SAVAMA est une des conséquences de la révolution...