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Revue IRAN-INFO-PARS - 30
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité pour le Renversement

LES ROTHSCHILD ET LE SIONISME INTERNATIONAL

Dans la culture occidentale, le nom de la famille Rothschild renferme une renommée mythologique. Dans l'Europe du XIXe siècle, ce nom devint le symbole de la richesse et les presses française et allemande le surnommaient « Roi Rothschild ». Karl Marx (franc-maçon anglophile) disait qu'un simple membre de cette famille (Charles Rothschild) pouvait s'acheter la monarchie autrichienne !

Il y a 150 ans, Karl Bek, poète autrichien, composa un poème lors de la révolution de 1848 intitulé « la fondation Rothschild » qui devint très vite une chanson populaire. Cette chanson décrit comme suit la haine de la population déshéritée de l'époque face à la famille Rothschild :

Je vois votre main puissante

qui peut

– tant que mon sang coule –

me frapper.

Or, soumis à Dieu et sans peur

Je chante ce que je connais – libre.

Mais qui sont les Rothschild dont la culture occidentale les compare à Crésus – symbole de la richesse flamboyante dans l'Europe antique ?

L'encyclopédie Britannica écrit :

La famille la plus connue de l'Europe dans le domaine bancaire dont le nom signifiait pendant longtemps la richesse colossale et qui a influencé pendant près de 2 siècle l'histoire économique de l'Europe. Leurs succès permanents résident encore aujourd'hui dans les relations secrètes qu'ils entretiennent entre les différentes branches de cette famille et leur puissance dans des investissements colossaux.

L'encyclopédie juive qualifie ainsi la famille Rothschild :

Une famille riche et humaniste qui a encouragé la science et l'art et qui a joué un rôle prééminent dans la réalisation de l'idéale juive, l'installation des Juifs dans « la terre d'Israël » et la création de l'État d'Israël. Pendant des années, le nom des Rothschild était synonyme de la fortune et le symbole positif de la richesse et de l'humanisme juif parmi les masses juives, en particulier dans l'Europe de l'Est. Il a également été utilisé dans les écrits et la propagande anti-juive qui en faisaient référence pour justifier l'existence d'une ploutocratie mondiale.

Malgré l'importance de la famille Rothschild, l'empire mondial de cette famille nous reste méconnu. Nous tentons ci-dessous d'étayer les relations profondes mais secrètes des Rothschild avec la monarchie Pahlavi et leurs dimensions extraordinaires.

 

Mayer Rothschild et ses fils

Le nom Rothschild est composé de deux mots allemands Rot et Schild et fait allusion à une protection rouge que l'ancêtre allemand de cette famille Isaac Elhanan (mort en 1585) avait suspendu devant sa porte à Francfort afin d'étaler, comme il se faisait à l'époque, son identité juive et se protéger de la persécution des chrétiens. Isaac Elhanan et son fils Amschel Mosses étaient des juifs ordinaires qui, comme des centaines d'autres, s'occupaient du commerce. La véritable histoire de la famille Rothschild commence avec Mayer Amschel (1744-1812), fils d'Amschel Mosses.

Le travail de Mayer Amschel et l'origine de sa richesse résidait dans le commerce d'objets antiques et de pièces anciennes. En 1796, il fit la connaissance de William, futur gouverneur de Hesse Kassel, dynastie qui régnait sur une partie de l'Allemagne de l'époque. Il devint son intermédiaire de confiance. Le prince William qui, plus tard, monta sur le trône, sous le nom de William IX était un farouche collectionneur de pièces et héritier d'une des plus grandes fortunes de l'Europe. Membre de sa cour, Mayer Amschel l'aidait à rassembler les pièces les plus rares. Lorsqu'en 1785, William montra sur le trône, Mayer Amschel était un de ces douze plus proches collaborateurs de la cour qui supervisait les emprunts que ce riche féodal concédait aux gouverneurs démunis prussiens. Selon l'encyclopédie juive, Mayer Amschel augmenta progressivement sa part dans ces transferts financiers et établit des liens proches avec Bodrous, conseiller financier de William IX. Ce lien joua un rôle important dans le renforcement de la confiance de William à l'égard de Mayer Amschel. Il fut, plus tard, prouver que Bodrous était l'associé secret de Mayer Amschel. Suite à l'apparition de Napoléon sur l'échiquier européen, Mayer Amschel a prévu la future tempête qui allait dévaster l'Europe. A cet effet, il fit installer ses fils dans les principaux pays européens. Mayer Amschel et ses trois fils Amschel Mayer (1733-1855), Salomon Mayer (1774-1885) et Karl (Charles) Mayer (1788-1855) restèrent à Francfort et prirent en main la principale branche de « la fondation Rothschild » (après la mort de leur père, Salomon se rendit en Autriche et Karl s'installa à Naple).

Un autre fils de Mayer Amschel, Nathan Mayer (1777-1836) se rendit en Angleterre. Le cinquième fils James (Jacob) Mayer (1777-1868) résida à Paris.

Ainsi, la « fondation Rothschild » se divisa en cinq branches allemande, autrichienne, anglaise, italienne et française et tant que les tentacules d'un réseau financier unique. Selon l'encyclopédie Britannica, pendant les guerres napoléoniennes (1805-1815) cette fondation fit un bénéfice de cent millions de livres sterling. Cette action se déroula comme suit :

La branche anglaise de la fondation Rothschild qui, plus tard, joua un rôle fondamental dans l'extension de l'empire sioniste international, fut fondée par Nathan Mayer Rothschild. La richesse initiale de Nathan provenait, à l'instar de son père, du roi de Hasse Kassel, William IX. En 1806, à la suite de la défaite de l'empire prussien face à Napoléon, le Hesse Kassel fut également démantelé. William IX, se réfugia en Angleterre, muni de sa richesse colossale. En Angleterre, William acheta de grosses quantités de parts dans les sociétés par intermédiaire de Nathan.

Le dernier « chef-d'œuvre » de Nathan Mayer eut lieu lors de la dernière tentative de Napoléon, pendant la bataille de Waterloo. Selon l'encyclopédie Americana, en 1815, Nathan qui avait prévu la victoire des Anglais dans la bataille de Waterloo, a vendu ses biens immobiliers en Angleterre à des prix exorbitants, puis, après la défaite de Napoléon et la chute des prix, il racheta une quantité cent fois supérieure à ce qu'il possédait auparavant ; ainsi, facilement et dans un court laps de temps, il se trouva à la tête d'une richesse fabuleuse.

Will et Ariel Durant écrivent :

En 1810, Nathan Rothschild fonda à Londres la succursale d'un établissement financier et bancaire que son père, Mayer Amschel Rothschild avait créé à Francfort. Il semble que Nathan a été le plus éminent des surdoués financiers qui a composé la famille Rothschild durant quelques siècles à travers les pays les plus importants. Nathan est devenu rapidement l'intermédiaire digne de confiance du gouvernement britannique dans ses transactions avec les puissances étrangères. Les aides financières immenses de l'Angleterre à l'Autriche et à la Prusse – pour que ces derniers puissent affronter Napoléon – leur étaient transmises par l'intermédiaire de Nathan ou de ceux qui travaillaient pour lui. Ce fut également Nathan qui joua un rôle proéminent dans le développement industriel et commercial de la Grande-Bretagne après 1815.

La branche française : Alors qu'à Londres, Nathan Rothschild réunissait des sommes astronomiques, son frère aîné James (Jacob) Rothschild créait à Paris la branche française de l'empire des Rothschild. Très vite, il devint le premier bancaire et la plus éminente personnalité de la communauté juive de France. Alors que sous la dynastie des Bourbons et des Orléans, il était le principal investisseur de la cour, lors de la révolution de 1848, il se mit au service de Napoléon III et put ainsi sortir indemne de la tempête révolutionnaire. Le nom de James Rothschild est inscrit dans l'histoire de France en tant que précurseur de la construction du chemin de fer dans ce pays. Son épouse, Betty, amie et collaboratrice de Henrich Heine, était connue dans les cercles littéraires de l'Europe. James Rothschild entretenait également des relations amicales avec les familles impériales de l'Europe, il était l'ami personnel et l'intermédiaire financier de Léopold Ier, le roi de Belgique.

 

La branche autrichienne : Le second fils de Mayer Rothschild, Salomon, se rendit après la mort de son père en 1816 à Vienne où il fonda la branche autrichienne de la fondation Rothschild. Salomon Rothschild était un proche ami du puissant chancelier autrichien Metternich. Lors de la révolution de 1848 il fut accusé d'avoir participé à l'évasion de ce dernier. Grâce à son amitié avec Metternich, Salomon atteint une telle position en Autriche qu'aucun juif avant lui n'avait pu obtenir. En 1822, Salomon Mayer Rothschild obtint le titre de baron et fut introduit dans la noblesse autrichienne. Les juifs obtinrent ainsi le droit de porter le terme « von » dans leur nom. Comme son frère James en France, Salomon construisit le chemin de fer autrichien. Le nom de Salomon Rothschild est également retenu par l'histoire en tant que fondateur de la banque publique autrichienne (de même que le nom de son neveu, Mayer Karl Rothschild est connu comme le fondateur de la banque gouvernementale de l'Allemagne). Les activités de Salomon furent poursuivies par son fils, Anselms Salomon Rothschild (1803-1874) qui, en 1861, fut nommé en tant que membre de l'assemblée des lords autrichiens. Il épousa la fille de Nathan Rothschild (son oncle qui vivait à Londres). Avant la seconde guerre mondiale, la branche autrichienne de la fondation Rothschild était le principal propriétaire des mines de charbon de l'Europe centrale, en particulier de la grande mine de Witcowitz en Tchécoslovaquie. Suite à l'apparition du nazisme en Europe, Alphonse Mayer et Louis Mayer, petits-fils de Anselm Salomon Rothschild décidèrent de dissoudre officiellement, en 1938, la branche autrichienne et louèrent leurs mines au gouvernement britannique. Ils réussirent ainsi, après la fin de la guerre, de procurer des dédommagements importants auprès de l'État tchécoslovaque.

 

La branche italienne : Karl (Charles) Mayer Rothschild, un autre fils de Mayer Amschel, créa la fondation Rothschild en Italie après la mort de son père. En 1821, il installa le centre de ses activités à Naples. De même que ses autres autres frères, lors de la crise politique et économique en Europe, il prêta des sommes importantes aux gouvernements locaux de Sardaigne, de Sicile, de Naples et à celui du Pape. Son fils, Adolphe Karl (1823-1901) dirigea la branche de Naples mais après l'union d'Italie, en 1861, il retourna à Francfort.