LA COMMISSION TRIPARTITE
La commission tripartite fut créée en 1973 par David Rockefeller et Zbigniew Brzezinski.
Le capital primitif fut assuré par David Rockefeller. Rockefeller et Brzezinski préparèrent une liste comportant les noms des personnalités les plus influentes et les plus fortunées parmi les industriels, les capitalistes et les chefs d'État. Certains d'entre eux furent sélectionnés : les cartels multinationaux, les Rothschild, le conseil suprême de la franc maçonnerie mondiale, les chefs d'État à vie des pays du tiers monde, des rois, les plus riches industriels et les plus éminents directeurs des trusts internationaux.
Grâce à l'entremise des Rothschild, membres du conseil suprême de la franc-maçonnerie et qui dirigeaient la franc maçonnerie juive internationale, le pouvoir de la commissions tripartite sur les gouvernements européens se renforça. Le baron Victor Rothschild III, un des fondateurs de l'Intelligence Service qui a joué le rôle primordial dans sa modernisation, a réussi à renforcer les pouvoirs de la Commission tripartite.
Le cartel signifie l'union d'un ensemble de grandes sociétés et d'usines de fabrication et d'intermédiaire (achat et vente) de produits industriels, agricoles, pétroliers et non pétroliers qui agissent de manière indépendante mais dont la vente s'effectue de manière harmonieuse et sans rivalité. Les cartels empêchent toute concurrence au niveau national, régional et mondial. Ils fixent les prix et leurs fluctuations et profitent toujours de la baisse et de l'augmentation des prix en relation des bourses internationales qui sont eux-mêmes les fondateurs. Le premier cartel pétrolier fut créé par la famille Rockefeller en 1932 pour préserver ses intérêts internationaux face au gouvernement de l'époque.
Le trust est la réunification des grandes sociétés et entreprises de production mondiales. Dans le nouveau complexe ainsi créé, les grandes sociétés et entreprises de fabrication de produits industriels, agricoles, pétroliers et non pétroliers et donc des produits de consommation sont dirigées par une même direction pour s'assurer le secteur de consommation sur le marché mondial d'un ou de plusieurs produits de consommation ou de service. Les trusts sont plus importants que les cartels.
Ces producteurs se sont toujours associés pour concentrer leurs capitaux et leurs capacités pour la fabrication d'un ou de plusieurs articles afin d'empêcher toute concurrence entre elles et créer un monopole sur le marché afin de diriger les fluctuations des prix en leur faveur. Les trusts sont des unions économiques qui sont pour la plupart régies sous forme de sociétés par actions. Les actions de ces sociétés connaissent selon la volonté des trusts, des fluctuations sur les bourses mondiales et rapportent des bénéfices spéculatifs considérables aux trusts et aux cartels.
Dans un premier temps, 200 personnes furent sélectionnées pour participer à la Commission tripartite. Pour en cacher le caractère colonial, on y fit siéger des universitaires, des politiciens et des dirigeants des organisations ouvrières des Etats-Unis. Cependant, malgré la nomination des universitaires à cette commission, dans certains milieux américains on qualifia cette commission de « club des riches ». En 1973, faisant allusion à la Commission tripartite, Rockefeller déclara qu'il voulait y réunir les meilleurs cerveaux du monde pour faire face aux difficultés que le monde futur pourrait connaître... Plus tard, ce club prit le nom de la « Maison de la puissance ».
Au cours de la même année, le bulletin d'information de la Commission tripartite, Triakog, écrivait à propos des objectifs de la commission : ... Selon M. Rockefeller, les entreprises privées à la recherche des méthodes nouvelles et efficaces, travaillent sur la scène internationale avec davantage de flexibilité et sont plus énergiques et plus puissantes que les États...
Selon la Commission tripartite, la démocratie et les élections populaires pour l'avènement des gouvernements nationaux qui cherchent à préserver les intérêts des peuples sont en contradiction avec la doctrine de la Commission tripartite qui cherche à assurer les intérêts des trusts et des cartels multinationaux.
Ainsi, la Commission tripartite est la cristallisation d'une stratégie de transfert de pouvoir qui n'est absolument pas fondée sur la justice et l'équité et cherche à assurer ses intérêts par le biais de la domination, de la répression et de la violence. La Commission tripartite qualifie de dangereuse l'extension de la démocratie aux Etats-Unis et dans les autres pays du monde. Elle craint qu'une majorité « inconsciente » crée des conditions qui menaceraient sérieusement les intérêts des trusts et des cartels multinationaux et leurs investissements dans plus de 165 pays du monde. Par conséquent, la Commission tripartite, sous forme d'une conseil de coordination semi-secrète composé des personnalités éminentes dans les secteurs financier et exécutif des Etats-Unis, de l'Europe occidentale et du Japon, tente de déterminer elle-même les dirigeants des Etats-Unis et des autres pays du monde afin qu'ils mettent en œuvre les objectifs de la commission quant à l'affaiblissement et la restriction de la démocratie à travers le monde.
La Commission tripartite avait pour mission, aux États-Unis, de faire approuver la loi sur « les restrictions des aides financières aux candidats à la présidentielle » aux Etats-Unis et de pouvoir elle-même par le biais de ses propres fonds permettre l'élection du candidat du parti démocrate ou du parti républicain et fixer ainsi la politique des Etats-Unis et du monde. Dans le cadre de ce projet, Jimmy Carter et Walter Mandel étaient parmi les premières personnalités qui, grâce à la Commission tripartite, sont arrivés au pouvoir dans ce pays pour mettre en œuvre les objectifs de la commission quant à la préservation des intérêts des plus grandes fortunes des Etats-Unis, de l'Europe occidentale et du Japon, principaux membres de la Commission tripartite. Brzezinski, conseiller du président Jimmy Carter en matière de politique et de sécurité, un des fondateurs de la Commission tripartite, écrit dans un article intitulé « résister jusqu'à la fin », publié dans la revue « Politique étrangère », dévoile en partie les projets de la Commission tripartite : « Le régime des Etats-Unis est obligé de s'adapter progressivement aux changements qui apparaissent dans le monde et demande au gouvernement des Etats-Unis de mener des négociations et agir en vue de préserver les possibilités du commerce international dans les différentes parties du monde. Aujourd'hui, les sociétés multinationales ont besoin d'un Président américain qui puisse assurer les négociations et les rassurer dans leurs préoccupations. Elles ne peuvent plus leur destin entre les mains d'un président élu grâce à la chance ou à l'action démocratique... »
Dans le journal Véii publié en septembre 1977, Greeg Carpel écrit explicitement à travers un long article : ... le Président Carter, son vice-président, le ministre des Affaires Etrangères, le ministre de la Défense et le ministre du Trésor sont tous nommés par la Commission tripartite. Le rôle de cette organisation est contraire à la démocratie. La principale stratégie de cette commission aux Etats-Unis consiste à placer 671 agents au sein du principal établissement électoral de la population afin que le vice-président et les membres du cabinet soient nommés parmi ces agents. Cette stratégie a été extraordinairement victorieuse. Jimmy Carter, en tant que président, a été élu par cette organisation. A l'époque, Carter, gouverneur de l'État de Virginie, était politiquement inconnue. Pour restreindre la démocratie, cette organisation a mené des actions telles que le non application de la loi concernant les journalistes calomniateurs, et la mainmise sur la presse et l'éducation supérieure...
La plupart des projets et des programmes de la Commission tripartite revêtent un caractère secret et de nombreux agents de second rang de cette organisation ne sauront jamais qu'ils ont travaillé dans le sens de ses intérêts. Hamilton Jordan, directeur des programmes de Jimmy Carter lors de la campagne électorale et secrétaire général de la Maison blanche en faisait partie.
Lors de la campagne électorale, Hamilton Jordan avait déclaré à la revue Playboy : Si Carter invite les agents de la Commission tripartite tels que Brzezinski et Wance, lui-même donnera sa démission. Or, il ne tint pas sa parole et resta jusqu'à la fin avec les agents de la Commission tripartite.
Pour des raisons de restrictions dans la paresse américaine, Creeg Karpel qui fut obligé de publier ses articles dans des revues comme Playboy, attaqua violemment Carter en 1977 et écrivit : « ... Nous n'avons pas besoin de demander à Carter qu'il met en œuvre les recommandations de la Commission tripartite quant à la restriction ? La candidature de Carter était elle-même un test pour la restriction de la démocratie. Un candidat inconnu remporte les élections sur ses concurrents qui, même si on ne discute pas de leur programme, au moins on peut affirmer qu'ils étaient plus connus. Il parle de manière élégante mais son véritable soutien ne se trouve pas dans les urnes électorales mais parmi les banquiers internationaux et les personnalités des sociétés multinationales ! La vérité est qu'aujourd'hui, les Etats-Unis ont soif de la démocratie, tandis que durant les deux années du pouvoir du président nommé et non élu, 58 des décisions du parlement ont essuyé son veto ! Carter a été le premier Président des Etats-Unis à avoir promis de ne pas mentir mais qui n'a fait que d'exprimer des mensonges grotesques...
Ainsi, alors que Gerald Ford s'était fié à Nelson Rockefeller, la Commission tripartite grâce aux fonds de David Rockefeller et avec pour objectif la restriction de la démocratie dans le monde et la détérioration de l'autorité du président des Etats-Unis en tant que son serviteur, a entamé une action multiforme. Deux semaines avant l'élection de Carter, la Commission tripartite était dirigé par Brzezinski et la condition d'élection de Carter était un cabinet composé de personnalités appartenant en partie à la Commission tripartite et en partie au groupe John Meesy. Le groupe de John Meesy était le principal administrateur du cabinet de John F. Kennedy et se trouvait toujours à la tête du parti démocrate. Certaines personnalités étaient communes à la Commission tripartite et au groupe de John Meesy ce qui facilitait l'action de Jimmy Carter.
Dans la liste fournie par la Commission tripartite approuvée par David Rockefeller, outre Jimmy Carter, les personnalités suivantes étaient inscrites :
1- Brzezinski, conseiller à la sécurité nationale
2- Cyrus Wance, ministre des Affaires Etrangères
3- Walter Mandel, vice-président
4- Harold Brown, ministre de la Défense
5- Warren Christopher, vice-ministre des Affaires Etrangères
6- Richard Cooper, vice-ministre de l'Economie
7- Richard Hal Brock, ministre conseiller pour l'Afrique du Nord et l'océan Pacifique
8. Richard Gardner, ambassadeur en Italie
9- Paul Varenke, directeur général d'armement et de désarmement et chef de délégation de négociation sur la limitation des armes stratégiques avec les Soviétiques
10- Gerald Smith, responsable des affaires américaines au sein de la Commission tripartite et ambassadeur itinérant de Carter dans les négociations internationales sur l'énergie nucléaire
Dans la liste établie par le groupe John Smith on peut observer les noms suivants :
1- Cyrus Wance, ministre des Affaires Etrangères
2- Harold Brown, ministre de la Défense
3- Warren Christopher, vice-ministre des Affaires Etrangères
4- Brzezinski, conseiller à la sécurité nationale
5- George Bal, représentant spécial au conseil de sécurité nationale
6- John Meesy, chef de l'agence fédérale de gestion spéciale
7- Ramzy Clark, ancien procureur général des Etats-Unis
8- Le général Robert Huyser, vice-adjoint de l'OTAN en Europe.
L'examen des deux listes et des antécédents de chacune des personnalités mentionnées permettent de constater qu'aussi bien les personnes présentées par la Commission tripartite que celles inscrites sur la liste du groupe de John Meesy sont des anglophiles très connus des Etats-Unis qui, dans leur action politique, sont soumises à la politique des services secrets anglais. Il n'est pas étonnant que depuis l'avènement de Jimmy Carter, la politique de la Maison blanche a poursuivi deux objectifs particuliers :
La Commission tripartite dirige le monde, dans l'intérêt des multinationaux, vers une restriction de la démocratie, tandis que le groupe Meesy tente de modeler la politique américaine à l'image de la politique britannique.
Suite à l'avènement de Jimmy Carter, la Commission tripartite a réussi à placer rapidement ses hommes dans différents secteurs et tente de restreindre la démocratie à travers le monde sous couvert de complots visant à établir un soi-disant démocratie dans différentes parties du monde. A cet effet, il crée des guerres et des crises régionales en vue de réaliser des profits colossaux par le biais de vente d'armes.
La pendaison de Zolfaghar Ali Bouto au Pakistan, l'occupation de l'Afghanistan par l'Armée rouge, l'assassinat de Feyçal roi d'Arabie Saoudite, la crise en Turquie, l'extension de la guerre civile au Liban, le conflit permanent entre l'Israël d'une part et la Palestine et les pays limitrophes d'autre part, le renversement du Chah d'Iran, la prise en main de l'OPEP, l'instauration du régime islamique en Iran, la guerre de huit entre l'Iran et l'Irak, l'occupation de l'Afghanistan et de l'Irak par les Etats-Unis et l'Angleterre, la récente guerre entre l'Israël et le Hezbollah libanais... sont autant de manifestations des planifications de Commission tripartite qui profitent ainsi des revenus issus de la vente d'armements et de l'augmentation du prix du pétrole (8/10e du prix du pétrole est accaparé par eux).
Depuis la création de la Commission tripartite en 1973 sous l'égide des Rockefeller, de Brzezinski, des Rothschild, de Wance, de Kissinger et plus généralement des cartels et des trusts pétroliers et non pétroliers de l'économie monopoliste mondiale, une politique harmonieuse et rampante est entamée pour gouverner le monde.
L'objectif final consiste à limiter les libertés et le développement des pays du tiers monde (les pays du Sud) et de préserver les intérêts des cartels et des trusts.
Lors de la conférence nationale du parti démocrate à Massachusetts, Alex Garnish, député au congrès américain et un des membres du parti démocrate, dévoile certains secrets. Ce fut l'époque qui succéda au scandale de Watergate, la démission de Nixon et l'arrivée au pouvoir de Gerald Ford, son vice-président et à l'approche des élections présidentielles. Garnish a déclaré : tandis que le peuple pense que la société a voté pour leurs représentants, un groupe de comploteurs profondément liés à l'empire des Rockefeller, ont préparé la candidature de Jimmy Carter. La famille Rockefeller désire que le peuple américain ait le choix unique de voter entre le représentant des Rockefeller au sein du parti démocrate ou son représentant dans le parti républicain. L'établissement Rockefeller détient non seulement les deux partis républicain et démocrate mais possède de nombreux biens et donc une pouvoir politique et économique. Ainsi, pour sauvegarder et gérer ses biens et harmoniser la politique économique du monde, il a besoin d'avoir la mainmise sur la politique étrangère des Etats-Unis. Que la Maison blanche soit occupée par les démocrates ou les républicains le fond du problème reste le même.