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Revue IRAN-INFO-PARS - 28
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité pour le Renversement

LES DÉGÂTS DE LA NATIONALISATION DU PÉTROLE

Au début de la décennie 1950, la nationalisation du pétrole était une erreur politique, une erreur économique et une erreur sociale. Ceux qui, en tant que députés, faisaient l’éloge de la nationalisation du pétrole, étaient soit consciemment au service des puissances étrangères, soit inconscients des conséquences de leur action. Bref, si la majorité n’était pas au service de l’étrange, elle était incapable de distinguer les intérêts du pays.
Aujourd’hui encore, certains pensent pouvoir régir les affaires du pays, sans aucune connaissance et expérience. Le résultat ne sera pas différent.
Asseoir la propriété du gouvernement iranien sur l’industrie pétrolière et ses installations annexes, bien qu’il fut populaire, mais ne conduisit pas aux résultats escomptés.
D’une part, les biens et les propriétés de la Société du pétrole devinrent par la force d’expropriation, propriétés du gouvernement iranien et d’autre part, les organisateurs de ce drame inachevé ne purent malgré leurs études dans les pays européens, tenir leurs engagements.
Les puits furent fermés et la plus grande raffinerie du monde à Abadan avec ses soixante mille ouvriers en employés au chômage fut une charge pour l’État. Sans l’autorisation du parlement Mossadegh ordonna l’émission de billets et conduisit l’économie du pays à la déroute.
Une minorité intitulée Front national, dont quelques-uns de ses dirigeants par le biais de manœuvres politiciennes, de seet-in, de discours enflammant, d’écrits insultants et violents avait réussi à faire approuver au parlement la loi sur la nationalisation du pétrole.
Aujourd’hui encore, ceux qui se prétendent héritiers de ce mouvement qui traînent derrière le nom de leur mouvement l’adjectif « national » croient que Mossadegh était un dirigeant « national » qui a résisté jusqu’à la fin de ses jours, tandis que ni à cette époque, ni plus tard, lors de son soutien à Khomeiny et ni à l’occasion de sa participation à l’élection de Khatami, cette formation politique n’a pas agi de manière national. Bien au contraire.
La malchance et la politique des dirigeants de la société pétrolière Anglo-Persia, leur ignorance et leur négligence en vue de tenir les engagements stipulés par l’accord de 1933 et leurs interventions dans la politique intérieure de l’Iran ont créé une haine générale à leur égard au sein de la population. Si, à la place du Front « anti-national », des personnalités compétentes, patriotes et économistes auraient eu entre leurs mains la destinée du pays ils auraient véritable réussi à avoir gain de cause quant aux droits du peuple iranien.
La négligence des droits financiers de l’Iran au sein des sociétés annexes et des de la société Anglo-Persia à l’égard du gouvernement iranien par Mossadegh, ne peut être considéré comme une simple inconscience des dirigeants du Front national. Bien qu’à l’époque, les journalistes et les observateurs compétents exposaient les problèmes aussi bien en face des dirigeants qu’à travers les médias, à l’époque tout avis contraire à celui de Mossadegh et des principaux dirigeants du Front national, même économiquement bénéfique au pays, était systématiquement écarté.
Le bilan du 31 décembre 1951 de la Société du pétrole anglaise montre que la valeur des biens de ladite société à travers le monde s’élevait à 268 500 000 livres dont seulement 28 000 000 en Iran.
En effet, Mossadegh et ses amis n’ont nationalisé que ces 28 000 000 et ne pensaient guère au restant des capitaux qui se trouvaient éparpillés ailleurs.
Les biens de la Société à l’étranger étaient huit fois supérieurs à ceux qui lui appartenaient en Iran. Quelle autre société autre que la société du pétrole anglaise, aurait en contrepartie du huitième de son capital, payé par ailleurs par le gouvernement et le peuple iranien, remettre en cause cette nationalisation.
En effet, la nationalisation du pétrole fut bénéfique à la Société du pétrole anglais qui épargna tous ses autres biens. Le reste, comme les plaintes déposées auprès des organisations internationales n’était qu’une mise en scène.
Les documents du Foreign Office britannique montrent que l’inquiétude de la Grande-Bretagne venait du fait qu’elle craignait que l’Iran insiste pour avoir sa part dans les sociétés annexes, mais Mossadegh était là !
D’ailleurs, lors de son voyage en Iran, Stoks avait pour mission, en cas de demande iranienne, de verser immédiatement une certaine somme au gouvernement iranien, pour ensuite procéder à l’achat des actions !
Mossadegh et ses amis avaient pour mission de démunir le peuple iranien de son droit inaliénable. Et cela tandis que le vice-ministre des Finances de l’époque avait écrit un article dans le journal « Dad » à travers lequel il interpellait le Premier Ministre sur cette question.
Mossadegh et ses compagnons avaient emporté un grand succès dans leur mission de trahison et la Grande-Bretagne était ravie de leur stupidité !
Mossadegh avait réussi à créer un système de dictature de rue où tout contestataire était menacé.
La Grande-Bretagne était même disposée à verser une somme équivalent à la moitié des valeurs des actions de l’Iran pour que celui-ci renonce à ses actions dans les sociétés annexes.
Mossadegh démontra que la popularité lui importait davantage que les intérêts nationaux. Il sacrifia plusieurs millions de livres des biens iraniens au profit de ses visées personnelles.
Farmanfarmaïan connu pour sa soumission à la Grande-Bretagne, et dont la famille entière en est soupçonnée (dont la trahison de Mossadegh avait dépassé la sienne et on peut même affirmer que Mossadegh a été le plus grand traître du peuple iranien) écrit :
« Mossadegh et ses partisans, toute la société, ont fermé les yeux et s’étaient enivrés de leur soi-disant victoire, ils se moquaient des Anglais et ne faisaient que du populisme ... »
Au parlement, Haérizadeh a déclaré : en vertu de l’accord D’Arcy, nous étions actionnaires dans le pétrole d’Irak, d’Argentine, de Mexique, du Canada, d’Australie, de Cuba, de Koweït, d’Albanie, de la Nouvelle Guinée et de Qatar, nous étions actionnaires dans les pétroliers de la Compagnie dont nous ignorons la quantité.
Lors de la campagne pour le pétrole, Abbas Golchaïan qui fut qualifié de traître par le parti de gauche dépendant de l’Union Soviétique, les groupuscules socialistes, marxistes et surtout par les partisans du Front national, ne put récupérer au profit de l’Iran et cela malgré tous ses efforts, que 51 000 000 de livres au total.
Ce que Mossadegh et ses compagnons avaient oublié étaient les 20 % de participation de l’Iran dans les sociétés annexes. Cependants, les partisans de Mossadegh, défenseurs de la nationalisation du pétrole, affirment que l’Iran n’était pas propriétaire de 20 % des actions des sociétés annexes et par conséquent il n’a subi aucun dommage !
Sont-ils véritablement au courant du contenu de l’accord D’Arcy et plus tard de son avenant néfaste Armitage Smith ? Ils évitent de faire allusion à l’accord entre Armitage et Mochir ol-Dowleh, Nasr ol-Dowleh et la famille de Mossadegh c’est-à-dire le roi Qadjar.
Ils ont toujours caché cet accord et le laisse dans un complot de silence. Ils oublient que Mossadegh accepta l’argent néfaste d’Armitage Smith lorsqu’il arriva au ministère des Finances.
Après la conclusion de l’accord Armitage Smith, par le biais de la nationalisation du pétrole, Mossadegh détruisit ce revenu.
Dans la foulée des sentiments nationaux des personnes comme Hossein Makki, Haérizadeh, Abdolghadir Azad, Mozaffar Baghaï devinrent du jour au lendemain des héros nationaux tandis que ceux comme Golchaïan et Mohammad Ali Movahed qui considéraient du point de vue la nationalisation du pétrole comme une expropriation de l’Iran des sociétés annexes restèrent inconnus et furent accusé d’être des agents au solde de la Grande-Bretagne.
Dans notre histoire presque tous les agents au service de la Grande-Bretagne sont considérés comme des héros nationaux tandis que toutes les personnalités véritables nationaux qui considéraient la Grande-Bretagne comme le véritable ennemi de l’Iran ont été accusés d’« agent anglais et collaborateurs des étrangers ».
Pendant trois ans, depuis la nationalisation du pétrole jusqu’à l’approbation de l’accord du Consortium par le parlement, les puits de pétrole restèrent fermés et l’Iran démuni de tout revenu. Le chômage de milliers d’ouvriers et d’employés de l’industrie pétrolière fut subi par l’État et de surcroît les 20 % de la participation de l’Iran dans les sociétés annexes disparurent à jamais.
On ne peut nier que l’Arabie Saoudite dont le revenu pétrolier avant la nationalisation était inférieur à l’Iran, a réussi sans la nationalisation du pétrole à signer des accords avec les Etats-Unis sur la base de partage de 50-50 des profits.
Avant la nationalisation du pétrole iranien, l’Arabie Saoudite percevait 16 schillings et 8 pence pour chaque tonne de pétrole, le Koweït 13 schillings et l’Irak 12 schillings tandis que le total du revenu de l’Iran pour chaque tonne de pétrole était de 21 schillings et 3 pence.
Si la perte des intérêts iraniens constitue un honneur, Mossadegh et ses collaborateurs peuvent en être fiers.
Mossadegh a été acteur principale pour le scénario du coup d’État.
Le coup d’État du 19 août était destiné à détourner l’opinion publique iranienne des conséquences néfastes de la nationalisation du pétrole vers le conflit entre les agents à la solde des anglais au sein de la société iranienne.
Dans cette affaire les rôles principaux revenaient à Mohammad Réza Chah et Mossadegh.
Le colonialisme réussit à éliminer progressivement les éléments qui ne pouvaient plus lui être utiles et prépara la société iranienne en vue de réaliser ses objectifs planifiés ...