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Revue IRAN-INFO-PARS - 27
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité pour le Renversement

L’ÉCONOMIE PÉTROLIÈRE À L’ÉPOQUE DE RÉZA CHAH

En 1921, l’Iran était le cinquième producteur mondial du pétrole. Cependant, l’équilibre commercial de l’Iran n’aurait pas connu d’amélioration sans les devises issues de la Société Anglo-Persia. Grâce aux revenus pétroliers, l’équilibre commercial de l’Iran devint positif dès 1931 et le pays devint moins tributaire de dettes extérieures.
En 1920, le revenu pétrolier de l’Iran qui était auparavant de 469 000 livres, atteignit 4 271 000 livres. Cette augmentation fut la cause de la basse du produit national brut. Autrement dit, en 1901, le produit national brut était de 80 à 90 %, tandis qu’en 1931, il baissa à 50 %. Cependant, les revenus pétroliers n’assuraient qu’un tiers des dépenses de l’État et étaient surtout destinés à l’achat d’armement, le traitement des fonctionnaires, de l’armée et de la famille impériale. Le reste des dépenses de l’État était assuré par les impôts, les taxes et les taxes douanières.
Le revenu pétrolier était de 1 325 552 livres de 1913 à 1920.
1921 468 718 livres
1926 728 778
1927 1 412 000
1930 1 288 000
1931 307 000
1932 1 530 000
1934 2 159 000
1936 2 829 198
1938 3 307 000
1939 3 315 000
Ce processus d’augmentation du prix du pétrole et de son exploitation, par conséquent l’accroissement du revenu national et plus globalement, l’économie pétrolière, permettait à l’État de faire évoluer la structure politique et sociale du pays et avancer dans le sens de la rénovation du pays et de l’armée.
Comme nous l’avons déjà signalé, pour obliger les chefs des tribus Bakhtiari à collaborer et surtout à assurer la sécurité dans les régions pétrolifères, les Britanniques leur avaient accordé 37 320 actions d’un montant d’un livre l’action dans la société d’exploitation initiale. Chaque année ces tribus prélevaient les profits que leur apportaient ces actions. Après la première guerre mondiale, les chefs de tribus Bakhtiaris avaient hypothéqué ces actions en vue d’octroie de prêts. De même, chaque année, au moment de la distribution des dividendes, des conflits éclataient. En 1936, Réza Chah, conseillé par les Britanniques, ordonna l’achat par l’État des actions des tribus Bakhtiari, de remboursement des dettes et de la levée de l’hypothèque sur ces actions. L’État iranien acheta chaque action qui ne valait qu’une lire à 10 livres sterling. La Grande-Bretagne atteignit ainsi le but qu’elle recherchait par l’avènement de Réza Chah : primo, la sécurité de la région fut assurée dorénavant par le gouvernement central et les chefs de tribus furent mis en déroute ; secundo, les actions détenues par les chefs de tribus leur furent retirées et mises entre les mains du gouvernement central. Par ce biais, grâce à ses agents inféodés au sein du pouvoir iranien, la Grande-Bretagne trouve toute la liberté de manœuvre qu’elle désirait dans les affaires pétrolières de l’Iran.
Au début, pour avoir les mains libres, D’ARCY avait créé la Société du pétrole Bakhtiari et avait octroyé 12 000 actions aux chefs de tribus Bakhtiari. En 1924, cette Société fut dissoute et en échange, 3 % des actions de la « Société d’exploitation initiale », soit 37 320 actions leur furent attribuées.
La Société pétrolière versait 3 000 livres par an à Ilkhani et Ilbeyghi Bakhtiari pour assurer la sécurité et sauvegarder ses installations. Lorsque le gouvernement central établit son pouvoir au Khouzistan, la Société décida de mettre un terme au versement de ladite somme. Or, dans l’accord initial conclu entre les chefs de tribus et la Société, cette dernière s’était engagée, à la fin de la durée de l’accord, d’abandonner ses installations à Masdjed Soleyman aux chefs de tribus. Plus tard, cet engagement fut abandonné et en échange la Société s’engagea à leur verser annuellement 3 000 livres jusqu’à la fin de la durée de concession. Lorsque l’État iranien acheta les actions des chefs de tribus, ladite somme était annuellement versée au gouvernement de l’Iran.