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Revue IRAN-INFO-PARS - 27
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité pour le Renversement

La croissance de l’industrie pétrolière de 1928 à 1933

En 1928, les réserves pétrolières de Haftghel situées à 58 km au sud est de Masdjed Soleyman furent découvertes. De nombreux puits furent forés dans cette région dont, en 1930, le pétrole était extrait de six d’entre eux. Durant la même année, un pipe-line fut construit entre Haftghel et Kout Abdollah relié au pipe-line Masdjeh Soleyman-Abadan. En 1930, environ un million de tonnes de pétrole étaient extraites de cette réserve. A cette époque la capacité de transfert des pipe-lines avait atteint 17 000 tonnes par jour et 6 000 000 de tonnes par an. L’exploitation du pétrole iranien avait atteint les chiffres suivants :
1928 5 358 000 tonnes
1929 5 461 000
1930 5 929 000
1931 5 750 000
1932 6 446 000
1933 7 087 000

En 1930, la capacité de raffinage d’Abadan avait atteint 5 000 000 de tonnes et les nouvelles installations avaient permis d’augmenter la quantité des produits raffinés.
En 1931, la société pétrolière employait 20 000 personnes. La société décida de faire construire des logements pour ses employés iraniens et d’améliorer progressivement leur subsistance. Cependant, les différends entre le gouvernement iranien et l’Anglo-Persia, concernant les parts de l’Iran au sein de ladite société, se poursuivaient et cela malgré les négociations entre Teymour Tash ministre de la Cour de Réza Chah ainsi que Nosrat ol-Dowleh, ministre des Affaires Etrangères avec Kedman, directeur du conseil d’administration de la société.
Kedman proposait l’octroi de 20 % des actions de la société à l’Iran sans droit de transfert à autrui, il demandait également à réduire la superficie de la concession à 100 mille miles carré et le versement à l’Iran de 2 shillings par tonnes de pétrole extrait. Kedman prorogeait également la durée du contrat pour 30 ans après possibilité pour chacune des deux parties de résilier l’accord en 1961, date de la fin de l’accord signé avec D’ARCY. Or, les représentants de l’Iran revendiquaient 25 % des actions et la nomination de deux directeurs au sein du conseil d’administration de la Société avec les mêmes prérogatives que ceux nommés par le gouvernement britannique. Les discussions pour l’octroi des 25 % des actions (également au sein des sociétés annexes) et la résiliation de la concessions du pipe-line du sud, se poursuivirent jusqu’en 1931 entre Londres et Téhéran, mais sans résultat.