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Revue IRAN-INFO-PARS - 26
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité pour le Renversement

Destruction de l’Afghanistan

« Au moment où l’armée rouge envahissait Kaboul en décembre 1979, Washington et Riad se retrouvèrent alliés objectifs, pour endiguer une double menace : celle de Moscou et celle de Téhéran.
L’Afghanistan va devenir un double champ de bataille où Washington voudra conjurer les deux contagions politiques de l’URSS et de l’Iran. L’idéologie professée en milieu chiite iranien par l’Ayatollah Khomeiny n’était pas en soi foncièrement différente de celle des intégristes sunnites d’extrême droite au Pakistan, ou encore de celle des rigoristes sunnites Wahhabites d’Arabie Saoudite … Le reproche central de Washington à Téhéran ne concernait même pas la violation, par le nouveau régime iranien, des droits de l’homme bien plus durement piétinés en réalité par l’Arabie Saoudite, en attendant l’exubérance maniaque des Talibans à Kabul … le danger du régime iranien pour les Etats-Unis venait de ce que Téhéran contestait la légitimité des intérêts américains dans la région tant pétroliers que stratégiques. L’Arabie Saoudite au contraire s’intégrait pleinement dans le dispositif de défense américain. La diplomatie américaine crut donc vital de renforcer le régime saoudien et partant d’en encourager à travers le Moyen-Orient le message de légitimité islamique (1) directement et indirectement et en caché la relation avec la révolution de Téhéran, pour approvisionner mieux les Moudjahiddines afghans contre l’URSS pour endiguer celle-ci… »
Le monde entier est au courant de ce qui se passait en Iran, après la révolution islamique. Pour maintenir le pouvoir Islamiste en Iran et augmenter la crise régionale afin d’avoir des répercussions sur le prix du pétrole et vendre des armes, l’armée irakienne encouragée par USA, assistait par la France attaque le pouvoir Islamiste. A l’intérieur de l’Iran, des Moudjahiddines, à sa tête Massoud Radjavi, joua le rôle de cinquième colonne. C’est les moudjahiddines qui exécutèrent, les premiers jours de la révolution islamique les dirigeants de l’ancien régime, les officiers, les journalistes, les ministres sur le toit de l’école Alavi. C’est les moudjahiddines qui attaquent 14 février 1978 les casernes et volèrent toutes les armes qui se trouvaient dans les dépôts. Des millions iraniens morts dans les champs de bataille ; des millions quittent l’Iran, mais l’Ayatollah devint plus fort ! Après un quart de siècle ! L’administration américaine ; sous la présidence George W. Bush commit la même erreur calculée pour renforcer l’Etat Islamiste en Iran, en attaquant d’abord l’Afghanistan et ensuite à l’Irak. Résultat : des morts, des émigrés, l’insécurité.
A nos jours malgré l’invitation du nouveau régime Kaboul et le désir du gouvernement iranien, et du conseil de Nation Unis les afghans immigrés ne veulent pas quitter ce pays et d’entrer chez eux. Ils savent d’avance qu’il n’y a pas dans le pays ni travail, ni argent et ni la sécurité en plus les talibans sont toujours sur place.
Michael Barry écrivait dans son livre : « … Le Coup d’Etat communiste à Kaboul du 27 avril 1978 où les officiers marxistes afghans indiquent un Daoud qui tente – trop tard – de se détacher de l’orbite soviétique pour ce rapprocher de l’Iran impérialiste, précipite en effet toutes ces disputes régionales, locales, territoriales, ethniques, religieuses, dans une crise mondiale appelée à s’éterniser 23 ans … . Après les communistes « Pachtouns » pro-soviétiques minés dans leurs haines de clan, s’affronterons aussi entre la tribu des Ghilzaii qui se masque derrière l’appellation Khalgh et celle des Dorrani, camouflée sous l’étiquette de « Partcham » … d’avril 1978, vingt-cinq mille détenus périssent, mitraillés par dizaine chaque nuit pour être enterrés au bulldozers dans des fosses communs devant les hauts murs qui entourent la prison, transformé en camp de concentration de Polé Tcharkhi … »
En avril 1978 Davoud après 5ans au pouvoir à son tour fut tué par ses protecteurs. Le complot était dirigé par Nour Mohammad Taraki qui le remplace. Davoud n’aimait pas l’Iran, il a donné l’ordre que « la langue Persane parlée par soixante pourcent de la population afghan s’intitule désormais, non plus parsi ou farsi comme en Iran voisin, mais de son très vieux médiéval de « Dari » pour bien séparer aux yeux du monde l’identité culturelle de son pays de celle de Téhéran » Après toutes s ses tueries et changements l’Afghanistan ne ,n’est pas plus calme. Les amis et frères pendant que Nour Mohammad était au pouvoir, devenus ennemi, éliminent physiquement Taraki le 4 septembre 1979. Quand il revenait d’une conférence internationale communiste, invité par Moscou, il fut abattu par son lieutenant Amin de tribu Ghalzaii, chef du parti gauche Khalgh (3) qui le remplaça seulement pour trois mois. Hafizollah Amin à son tour mourra la nuit 26 à 27 décembre 1979 dans son palais par les militaires. Dans la dernière semaine de l’année 1978, l’armée soviétique et KGB ; avait pris Kaboul et donna à Babrak Karmel le pouvoir ! Un demi million afghan mort dans cette histoire.
Najibullah mis au pouvoir par l’URSS de 1986 – 1992 la période de la guerre entre la Russie et les Moudjahiddines Afghans aidés par les Etats-Unis et l’Iran. Après avoir libéré Kaboul par les Moudjahiddines afghans en 1992, Najibullah prend le statu de réfugié dans le bureau des Nation Unis à Kabul et il vivra avec sa famille et son frère dans le bâtiment de Nation Unis pendant 4 ans. Le 26 septembre 1996, vers 14h, des Talibans entrent dans le bâtiment des Nation Unis et emmènent Najibullah et son frère quelque part et le lendemain les cadavres seraient pendus à Kaboul dans le carrefour Aryana.

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1) Massoud, de L’islamiste à la liberté ; Par : Michael Barry – Edition Audibert, Paris 2002, P 272
2) id. P 133, 136, 141
3) Les gauchistes utilisaient ce mot au lieu du peuple. En 1965 les opposants du Chah, surtout les gauchistes l’organise et fondent une Association « Sazmané Moudjahiddines Khalgh ».