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Revue IRAN-INFO-PARS - 26
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité pour le Renversement

IMAM CACHE

Après Ali, onze imams se succèdent. Tout de suite après la mort de onzième imam, « Hassan-al-Askari » à l'age de 28 ans, enterré à « Samera » le tour du douzième imam arrive. Les livres d'histoires écrivent que l'imam Hassan Askari n'était pas officiellement marié, tandis que le mariage dans la religion islamique est une chose importante, et tous les autres imams se marient régulièrement. Dans ce cas le douzième imam est l’unique fils issu d'une concubine nommée Narjis Khatoun. Les chiites disaient qu'elle était l'arrière petite fille d'un empereur byzantin, capturée pendant qu'elle voyageait, et vendue comme esclave. Curieux c'est que l’on raconte que quand elle devint enceinte, on ne voyait aucun signe de grossesse et ce jusqu'à dernier jour, Les chiites disaient c'est la volonté de Dieu pour protéger l'enfant que les khalifes Abbassides voulaient le tuer et avec cette mort déraciner la famille d'Ali. Le douzième imam à la mort de son père n'avait que cinq ans, alors il se cache dans une cave, une sorte de « sardab » et l'absence mineure commença pendant 69 ans jusqu'en 329. La dernière parution de l’imam parmi les gens fut le jour qu'il fit la prière sur la dépouille mortelle de son père le 8 « Rabiolaval » 260. Dorénavant il fut une habitude, que par prudence les chiites ne prononçaient pas le nom d'imam carrément, mais on le dit « Sahebo zaman », « Hazrat mahdi », « Baghyatollah » … Durant ces années d'absences certains de son entourage (khavasse et As'shab) avaient la privilège de le rencontrer et d'entendre ses conseils.
Les quatre Ambassadeurs d'imam caché sont :
1) Abou Omar Osman ebn Saiid ebné Omar, qui s'occupa de l'enterrement et l'ensemble des cérémonies funérailles de onzième imam…
2) Abou Djafar Mohammad ebn Osman ben Saiid, qui remplaça son père (mort en 305 à Bagdad)
3) Abolghassem Hossein ebn Rouh ben abi Bahr Nobakhti (mort en 326 à Bagdad)
4) Abdolhassan Ali ebn Mohammad Samari (mort en 328 à Bagdad) (1)
A partir de cette date l'absence majeure commença et personne n'a plus de contact direct et le privilège de le voir. Cela se continue jusqu'à nos jours. Les chiites croient aussi, à la présence constante du douzième Imam, quoiqu'il ne soit pas d’apparence ! Disons qu'il est toujours présent, même s'il n'est pas visuel. Les chiites croient qu'il fallait chercher l'absence de Mahdi, le douzième dans la question que " le peuple n'est pas encore prêt à accepter le règne de l'imam innocent". Le journal « Kayhan » qui récitait ce sujet, dans un article à l'occasion de la naissance d'Imam, raisonnait ainsi : le Dieu étant Clément et miséricordieux « Rahim et Rahman », exactement comme l'Imam est son signe sur la terre, alors il reste le peuple qui n'est pas encore prêt pour recevoir ! (2)
Le douzième imam, appelait par les chiites Maître de l'époque est toujours en vie et entend les prières et interfère dans les affaires de ce monde. En Iran, près de Qom ville sainte, après la révolution islamique on trouve une grande mosquée, nommé Djamkaran, que les visiteurs disaient : c'est ici que pour la dernière fois l'imam se présentait… Dans le livre Histoire de Qom, un certain Cheikh Afif Hassan ben Mosleh, raconte qu'au mois ramazan 393 hl il a rêvé que l'imam lui recommandait de construire ici une mosquée et demandait aux gens de venir et effectuer quatre prosternations pour la prière ! (3)
Il y a beaucoup de monde, plusieurs bus servaient à déplacer les visiteurs de la ville Qom jusqu'à Djamkaran. Bien sûr un guichet ouvert prenait les dons des gens. Par rapport au douzième imams, le Coran, dans les sourates Anbia (verset 105), sourate Saf (verset 9), sourate Nour (verset 55) et sourate Maedeh (verset 54), expliquait tout, On dit que : il y a plus de trois milles « ravayat » (récits), racontaient par Prophète et les autres Imams, sur Mahdi. (4)
"… Cette espérance a donné lieu à des computations qui ont fixé la venue du Mahdi, par exemple à l'année 200 de l'hégire…" (5)
Mahomet avait dit : " je suis la ville de la science, et Ali est sa porte." Pour entrer dans une maison il faut chercher la porte. Les chiites répètent qu'après le Prophète les imams sont comme la ville de science et leurs successeurs, « Calife, valy (élu), nayeb (substitut)», seront les portes. Il a été écrit qu'après la mort de onzième imam, « Hassanol Askari », en 873, à l'âge de 28 ans, son fils « Mahdi el montazer », le douzième imam, âge de quatre ans fut disparu (occultation mineure), mais quatre personnes furent désignées comme représentants particuliers de cet imam pour transmettre ses désirs et ses ordres au monde durant 70 ans. A la mort du quatrième de ces représentants qui n'a pas désigné un successeur, personne n'a pu rentrer en communication avec l'imam, alors l'occultation (majeure) commença. Actuellement les chiites d'Ali attendent que Imam Caché se représente pour faire la paix dans le monde et restaurer la justice.
Les historiens croient que le onzième imam dévoila le secret d'invitation d'Allah à quelques uns des Grands du Chiisme et les appela Nayeb.
Le premier Nayeb (lieutenant, remplaçant), fut Abou Osman ben Saiid Les Chiites rangent les croyants, comme suivant Mahomet aurait dit après moi il y aura des califes, des émirs, après les émirs des rois superbes c'est alors que viendra Mahdi, il sortira de ma famille et il remplira le monde de justice. (9)
« Ibn Abbas » prête au Prophète cette parole : Quand croyants et infidèles ont régné sur le monde, les croyants sont « zolkarnein » (Alexandre le Grand) et Soleiman (Salomon), les infidèles Nemrod et Bokht-en-Nasr (Nabuchodonosor), le cinquième qui le gouvernera sera le Mahdi, il sortira de ma famille. (10)
Après quatre Représentants particuliers, le tour des représentants généraux arriva, et on l'appela les points d'imitation (Maradjaé Taghlid). Ces personnalités vénérés chez les Chiites, étaient acceptées par la majorité des Chiites et partout, mais au fil des années le nombre des Chiites augmentent d'une façon qu’à partir d’un certain temps, il se trouve un ou deux Modjtahed, dans chaque région et chaque chiite pouvait imiter celui qu'il voulait.
Au début, les Mardjaas, n'avaient que le titre Seyed pour les descendants du Prophète qui portaient le turban noir et Cheikh pour les autres avec turban blanc. Ensuite venait le titre Mollah, « Akhond » et « Mirza », devant le prénom. C'est à l'époque des Safavides, qui défendaient shiisme qu'on trouve le titre « Saghatol Eslam » et « Cheikho Chariéh ».
Plus tard le titre « Ayatollah », commença à être utilisé, pour les Mollahs, éventuellement contre poids de Zelollah, employé pour les Rois.

Les noms de Maradjea Taghlid de 939 jusque l'an 2003

Nom : Mort en : Enterré à :
1) Abou Djafar Koleiny, 939/328 Bagdad
2) Cheikhol Sadough, 991/381 Rey
3) Cheikhol Mofid 1022/413 Kazemein
4) Seyedol Morteza 1044/436 Kazemein
5) Abolfath Karatcheki 1057/449
6) Cheikhol Taèf Tussi 1067/460 Nadjaf
7) Cheikh Mohammad ben Taéf 1100/494
8) Cheikh Abou Djafar 1120/514
9) Cheikh Tabarsi 1153/548 Machhad
10) Ebné Zahr Halabi 1189/585 Halab
11) Ebné Chahr Achoub 1192/588 Halab
12) Ebné Edriss Halili 1201/598
13) Abolfazl Chazan ben Djobir 1221/618
14)Nadjibodin Abou Ibrahim 1247/645 Nadjaf
15) Nadjmodiné Ebné Neameh ?
16) Razio din Abolghassem ?
17) Mohaghegh Tussi 1273/672 Kazemein
18) Mohaghegh Helli 1277/676 Helleh
19)Allameh Helli, Djamalodin 1325/726 Nadjaf
20) Nassiro Din Kachani 1354/755 Nadjaf
21) Abou Taleb ben Motahar
22) Tadjodin Abou Abdollah 1367/766 Nadjaf
23) Chahid Aval 1374/776
24) Abdolhassan Zeino Din 1417/820
25) Cheikh Abou Abdullah Meghdad 1422/826 Bagdad
26) Abolayach Ahmad ebn Fahd 1437/841 Karbala
27) Cheikh Chamsodin Chami 1455/860
28) Cheikh Nourodin Ameli 1529/937
29) Chahid Sani, Zinodin 1558/966
30) Ahmad ebn Mohammad Ardabili 1526/933 Nadjaf
31) Mohammad Ali ben Balaghi 1591/1000 Karbala
32) Djamalodin ebné Chahid II 1602/1011 Djobeh
33) Cheikh Bahaey 1621/1031 Machhad
34) Akhond Madjlessi Aval 1659/1070
35) Mollah Saleh Mazandarani 1669/1080
36) Mollah Hossein ben Khonsari 1689/1098 Isfahan
37) Madjlessi Sani 1699/1111 Isfahan
38) Fazel Hendi 1724/1137 Isfahan
39) Cheikh Ahmad Djazayeri 1737/1150 Nadjaf
40) Agha Djamalodin 1724/1155 Khonsar
41) Mollah Esmaeil Mazandarani 1759/1173 Isfahan
42) Vahid Behbahani, Mohammad 1793/1208 Karbala
43) Bahrol Olum, Seyed Mehdi 1797/1212 Nadjaf
44) Cheikh Djafar ben Djongui 1813/1223 Nadjaf
45) Mirza Ghomi ben Djilani 1815/1231 Ghom
46) Mollah Ahmad ben Naraghi 1825/1244
47) Cheikh Mohammad Nadjafi 1849/1266 Nadjaf
48) Cheikh Morteza Ansari 1864/1281 Nadjaf
49) Seyed Mohammad Ghazvini 1882/1300 Nadjaf
50) Mollah Mohammad Irvani 1888/1306 Nadjaf
51) Modjtahed Chirazi 1894/1312 Nadjaf
52) Cheikh Mohammad Mameghani 1895/1313 Nadjaf
53) Cheikh Mirza Hossein Tehrani 1908/1326 Nadjaf
54) Akhond Khorassani 1911/1329 Nadjaf
55) Seyed Mohammad Kezem Yazdi 1918/1337 Nadjaf
56) Mirza Mohammad Taghi Chirazi 1920/1339 Karbala
57) Cheikhol Chariéh Esfahani 1920/1339 Nadjaf
58) Cheikh Abdolah Mameghani 1933/1351 Nadjaf
59) Cheikh Mirza Hossein Naeini 1936/1355 Nadjaf
60) Cheikh Agha Zia Eraghi 1945/1365 Nadjaf
61) Ayatollah Agha Seyed Abolhassan Esfahani 1946/1366 Nadjaf
62) Ayatollah Hadi Agha Hossein Ghomi 1947/1367
63) Ayatollah Seyed Hossein Broudjerdi 1961/1381 Ghome
64) Ayatollah Seyed Mohssen Hakim 1970/1390 Nadjaf
65) Ayatollah Mohammad Reza Hadi Milani 1975/1395 Machhad (Khorasan)
66) Ayatollah Mohammad Kazem Chariat Madari 1986/1409 Ghom (Azerbaïdjan)
67) Ayatollah Ozma Hadi Seyed Rouhollah Mostafavi Khomeiny dit (Emamé Ommat) 1989/1409 Rey
68) Ayatollah Ozma Chahabo Din Marachi Nadjafi 1990/1410 Ghom
69) Ayatollah Ozma Seyed abolghassem Khoey 1992/1412 Nadjaf
70) Ayatollah Ozma Seyed Mohammad Reza Golpayegani 1993/1413 Ghom
71) Ayatollah Mohammad Ali Araki 194/1415 Ghom
72) Ayatollah Ali Sistani résidé en Irak (11)
Actuellement d'après les dires des Olamas que j'ai interrogé à Téhéran, au mois septembre 2002, il se trouve trois sources d'imitations (mardjae taghlid) vivant : Seyed Ali Sistani (Nadjaf), Vahid Khorassani (Ghome) et Mir Djavad Tabrizi (Ghome).
Mais après les événements d'Irak, il existe un centre à Nadjaf qui se dirige en forme collégiale les problèmes religieuse dirigés par Ayatollah Ali Sistani, Mohammad Es'hagh al-Fayed, Mohammad Saïd Hakim et Bachir al-Nadjafi


1) Journal Etelaat 21 octobre 2002- Téhéran N 22611
2) Journal Kayhan, le dimanche 28 mehr 1381= 28 oct.2002
3) Id = 13 chaaban 1423 = 2002 article par Madjid Razazi
4) Id.
5) L'Islam, religion et civilisation, p 523
6) L'Islam, par Cyril Glassé-Paris, Edition Bordas- p 369
7) Journal Etelaat, 21 octobre 2002, article écrit par Abbasse Zaryab Khoey
8) Encyclopaedia Universalise, l'Islam religion et civilisation Michel – Paris 1997
9) Id. P 523
10) Liste établit par l'auteur