Accueil

 

Revue IRAN-INFO-PARS - 23
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité pour le Renversement

Les frères musulmans

Les frères musulmans sont une organisation secrète qui avait comme principe de base la rapidité dans l’action. Ils ont été crées en 1920 en Egypte grâce à l’instigation de Hassan Al Bâna, qui était instituteur et employé de l’ambassade de Grande-Bretagne au Caire. Cette organisation a pu voir le jour grâce aux aides financières du gouvernement anglais.

Leur centre d’activité, bureau de direction dans la contrée de Ismaélieye (ismaélites), était dirigé par la société du Canal de Suez, entreprise régie par un capitaliste anglais de religion juive, à savoir le fameux financier Rothschild.
On peut se poser la question de savoir pour quelle raison les Anglais avaient entrepris une telle action en faveur de cette secte religieuse musulmane.
On peut rapidement stipuler que la création des frères musulmans et les activités de leurs membres, rassemblement qui était en fait considéré comme très primitif et rudimentaire à l’origine au début du siècle dernier, était en fait le produit des puissances impérialistes qu’on a dénommé « la table ronde ». Ce rassemblement des frères musulmans a été par la suite mise sous l’autorité de l’Institut Royal Arnauld Thuin Bey, qui avait comme vocation première de s’occuper des questions internationales.
La première étape de leur plan consistait à expérimenter leur doctrine politico-religieuse en Iran et aussi en Egypte. De même, les francs-maçons ont joué un rôle important dans cette voie à travers la grande Loge de Scotland, avec des personnes comme Sayed Djamâl Aldin Assad Abadie et ses compères, ainsi que Mohamad Abâdé, .Suite à plusieurs rencontres, ils ont pu mettre sur pied la thèse du « changement de l’Islam ».
Par la suite, Hassan AlBâna a été assassiné par la police secrète de Malik Al Ferough en Egypte ; ce dernier était le frère de la première épouse de Mohamad Reza Chah d’Iran ; mais leur activité ne s’est pas arrêtée là. En 1950 en Egypte on comptait près de deux millions de membres et sympathisants. Leur vigueur a alors pris un nouveau tournant : alors qu’au départ ils avaient mis l’accent sur des opérations de « conduite » du peuple au moyen de conférences et de déclarations diverses, ils se sont alors orientés sur des opérations paramilitaires Ce à quoi on assiste actuellement au moyen orient a comme point de départ la création de l’Etat d’Israël en 1948.
Le drapeau ou le logo des frères musulmans est constitué du signe du Coran à son sommet, de deux épées courbées qui se croisent au milieu, ainsi que le premier mot du Coran placé tout à fait en haut et aussi en bas de leur insigne.
Au siècle dernier, les Anglais ont mis en place la première organisation musulmane et l’ont nommée les Salafiya (Salafides), ce qui signifie en langue arabe, le retour à ses origines, à ses ancêtres.
Pour les Anglais, les croyances soutenues des masses vis-à-vis des organisations oligarchiques dans les pays colonisés d’Asie et en particulier au moyen orient étaient considérées comme un des meilleurs moyens de contrôler et d’examiner leur pensée.
Le but était de mettre en très étroite corrélation et en osmose la pensée de Mohamad Ghazali Toussi, un obscur penseur musulman fondamentaliste iranien du onzième siècle, avec l’Islam actuel.
Il faut rappeler que ce penseur intégriste s’était élevé à son époque contre les idées du grand philosophe iranien Ibn Sina, encore dénommé Abou Ali Sina, bien connu en occident sous le nom d’un grand médecin et philosophe musulman sous le nom de Avicenne. Il aurait alors mis au feu les livres de Avicenne et aurait aussi combattu les idées d’un autre savant iranien à savoir Abou Bassr Fârâbî.
Il faut savoir qu’on utilisait en France à la Sorbonne, au début de la renaissance, les écrits de médecine d’Avicenne, traduit de l’arabe et du persan en Latin, comme le fameux livre appelé « Al Châfâ » (La guérison) ; en philosophie il aurait influencé le courant des Néoplatoniciens.
Une fois le renouveau de la doctrine des frères musulmans bien établi, ils ont alors, au début des années vingt, commencé à appliquer leurs concepts politico-religieux .Ainsi cette communauté à pris un essor tout à fait important au moyen orient et dans d’autres pays, à tel point qu’ils ont pu durant trente ans jouer un rôle essentiel dans la politique anglaise dans la région, notamment à travers le conflit israélo-arabe.
Depuis, il n’a pas été mis fin à leur politique et d’autres projets sont encore en cours.
La propagande antisioniste est un moyen important d’empêcher la conciliation entre les juifs et les arabes, afin de conserver les intérêts de la puissance anglaise qui ne souhaite aucunement cette entente.
Par ailleurs, ce que les occidentaux ont pu retenir du concept de « djihad » (la guerre sainte de l’Islam), ce ne sont que les aspects négatifs et extrêmes de ce terme, que parfois on extrapole comme des actes de terrorisme, alors que le combat, ce djihad dans l’Islam, serait intérieur à l’être humain.
La vraie signification serait le combat d’un homme fortement assis sur ses convictions religieuses, qui lutterait en son fort intérieur contre les mauvais actes des tous les jours. Il ne s’agit donc pas seulement de mener la bataille contre les infidèles non musulmans ou même les mauvais musulmans. Ce mot d’engagement, en français, serait utilisé dans les cas les plus extrêmes et ne reflèterait pas sa réalité en langue arabe.
En réalité les frères musulmans sont une immense machinerie au service de l’intégrisme religieux.
Ses revenus proviennent de certaines puissances impérialistes. Leur objectif est la mise en place de troubles au service des intérêts des certaines tendances des gouvernements israéliens et anglais.
Au sein du régime islamique de l’Iran actuel, la plupart des dignitaires religieux des villes de Ghôme et de Nadjaf (en Irak) sont membre de cette organisation dénommée « le triangle de l’impérialisme », à savoir le groupement des sionistes, des francs-maçons et des frères musulmans et il en était ainsi pour le décédé Khomeiny.
En plus de répandre la superstition et l’intégrisme religieux, l’un de leurs objectifs essentiels consiste à fomenter les diverses formes d’agitations et méfaits dans la région afin de conserver le profit à long terme d’extrémistes israéliens et de poursuivre le fameux objectif de la création du grand Etat d’Israël (le croissant fertile).
A l’heure actuelle, la secte des Hodjatya, qui a pu profondément pénétrer les différentes organisations officielles politico-militaires de la région, elle continue son but en complet accord avec le fameux « triangle de l’impérialisme », de ce fait avec certains agents des puissances anglaise et israélienne.
Il faut préciser que non seulement les Anglais cherchent à favoriser ce climat de trouble révolutionnaire, mais, une fois ce vent d’agitation bien établi, ils cherchent à le dévier en leur faveur.
Chaque groupe révolutionnaire qui est crée par les agents anglais bénéficie de différentes tactiques, de plans d’actions et de projets précis de leur part.
Par exemple, en Iran, les différentes organisations fanatiques que sont les fedayins de l’Islam, les Ismaéliens, les Hodjatya, les Moudjahiddines du Peuple, ainsi qu 'en dehors de l’Iran le Hamas, les fou de Dieu au Liban, les Moudjahiddines de l’Islam, Al-Quida (la base, le fondement de l’Islam) et toutes les autres organisations, sont en fait les diverses branches d’un tronc commun que sont les frères musulmans, qui évidemment poursuivent avec des objectifs différents les mêmes buts révolutionnaires.
Après la création des frères musulmans au moyen orient, leur activité a pris un nouvel essor en Europe Occidentale.
D’autre part, les idées intégristes de cette secte n’ont pas été sans influencer la vie politique dans la plupart des pays du proche et du moyen orient.
Malheureusement à l’heure actuelle, l’Europe est devenue pour eux comme un sanctuaire politique où se réfugie la plupart de leurs membres et sympathisants.
La France et l’Allemagne, du fait de leur position stratégique, ont été les pays qui ont accueilli les plus grandes vagues d’immigration musulmanes ces derniers temps, et les frères musulmans ont pu fonder dans ces pays des arrières bases politiques très importantes.
Enfin, ils ont des activités officielles en Egypte ; le dénommé Muhammad Méhdi Aakéf est leur 7ème leader politique ; ainsi ils détiennent environ 80 représentants légaux au Parlement Egyptien