Accueil

 


Revue IRAN-INFO-PARS - 23
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité pour le Renversement

La manipulation du peuple Afghan

Au moment où l’Armée rouge envahissait Kaboul en décembre 1979, Washington et Riyad sont devenus des alliés objectifs, ayant pour but d’endiguer une double menace : celle de Moscou et celle de Téhéran.
L’Afghanistan va devenir un double champ de bataille où Washington voudra conjurer les deux contagions politiques de l’URSS et de l’Iran.

L’idéologie professée en milieu chiite iranien par l’Ayatollah Khomeiny n’était pas en soi foncièrement différente de celle des intégristes sunnites d’extrême droite au Pakistan, ou encore de celle des rigoristes sunnites Wahhabites d’Arabie Saoudite … Le reproche principal de Washington envers Téhéran ne concernait même pas la violation, par le nouveau régime iranien, des droits de l’homme (et de la femme) bien plus durement piétinés en réalité par l’Arabie Saoudite, en attendant l’exubérance maniaque des Talibans à Kaboul … Le danger représenté par le régime iranien pour les États-Unis venait de ce que Téhéran contestait la légitimité des intérêts américains dans la région, tant pétroliers que stratégiques. L’Arabie Saoudite, au contraire, s’intégrait pleinement dans le dispositif de défense américain. La diplomatie américaine a cru donc vital de renforcer le régime saoudien et partant d’encourager à travers le Moyen-Orient le message de légitimité islamique, et indirectement la révolution de Téhéran et le pouvoir islamiste en Iran et le régime saoudien.
Le monde entier est au courant de ce qui se passait en Iran, après la révolution islamique : éclatement d’une guerre horrible, l’armée iraquienne encouragée par les USA, et assistée par la France attaque la République Islamique dans le but d’affaiblir l’armée iranienne. A l’intérieur, des Moudjahiddines du peuple, avec à leur tête Massoud Radjavi, chef des Moudjahiddines du peuple, a joué le rôle de la cinquième colonne. Ce sont les moudjahiddines qui ont exécuté, les premiers jours de la révolution islamique, les dirigeants de l’ancien régime, les journalistes, les ministres dans l’école Alavi. Ce sont les moudjahiddines qui ont attaqué le 22 bahman 1357 (11 février 1978) les casernes et qui ont volé toutes les armes qui se trouvaient dans les dépôts. Des millions d’Iraniens sont morts sur les champs de bataille, des millions ont quitté l’Iran, mais l’Ayatollah est devenu plus fort ! Après un quart de siècle, l’administration américaine, sous la présidence de George W. Bush a commis la même erreur, en attaquant d’abord l’Afghanistan et ensuite l’Irak. Résultat : des morts, des émigrés, de l’insécurité. De nos jours, malgré l’invitation du nouveau régime de Kaboul et le désir du gouvernement iranien, et du Conseil des Nations Unies, les Afghans immigrés ne veulent pas quitter leurs pays d’accueil et rentrer chez eux. Ils savaient par avance qu’il n’y aurait dans leur partie ni travail, ni argent, ni la sécurité. De plus, les Talibans sont toujours actifs dans le pays.
Michael Barry écrivait dans son livre : « … Le Coup d’État communiste à Kaboul du 27 avril 1978, lorsque les officiers marxistes afghans liquident Davoud qui tente – trop tard - de se détacher de l’orbite soviétique pour se rapprocher de l’Iran impérialiste, précipite, en effet, toutes ces disputes régionales, locales, territoriales, ethniques, religieuses, dans une crise mondiale appelée à s’éterniser vingt-trois ans … Après les communistes Pachtouns prosoviétiques minés par leurs haines de clan, s’affronteront aussi entre la tribu des Ghilzaii qui se masque derrière l’appellation Khalgh et celle des Dorrani, camouflée sous l’étiquette de patcham … D’avril 1978 à décembre 1979, vingt-cinq mille détenus périssent, mitraillés par dizaines chaque nuit, pour être enterrés au bulldozer dans des fosses communes devant les hauts murs qui entourent la prison, transformée en camp de concentration de Polé Tchakhi... »
En avril 1978 Davoud, après cinq ans passés au pouvoir, a été tué à son tour par ses protecteurs. Le complot était dirigé par Nour Mohammad Taraki qui l’a remplacé. Davoud n’aimait pas l’Iran, il a donné l’ordre que « la langue persane parlée par 60% de la population afghane soit désignée désormais, non plus sous l’appellation de parsi ou farsi, comme c’est le cas en Iran, pays voisin, mais de son très vieux sobriquet médiéval le Dari, afin de bien séparer aux yeux du monde l’identité culturelle de son pays de celle de Téhéran ». Après tous ces tueries et changements, l’Afghanistan ne connaît pas davantage le calme. Les amis et frères de l’époque où Nour Mohammad était au pouvoir, sont devenus des ennemis, et ils éliminent physiquement Taraki le 4 septembre 1979, alors qu’il revenait d’une conférence internationale communiste, à laquelle il avait été invité par Moscou, il est abattu par son lieutenant Amin, de la tribu Ghalzaii, chef du parti de gauche Khalgh qui l’a remplacé pour une durée de trois mois seulement.
Hafizollah Amin a son tour meurt la nuit du 26 au 27 décembre 1979, dans son palais, assassiné par les militaires. Durant la dernière semaine de la présence soviétique qui avait pris Kaboul, le KGB a confié le pouvoir à Babrak Karmel ! Un demi million d’Afghans sont morts durant ces événements.

La manipulation du peuple Afghan

Au moment où l’Armée rouge envahissait Kaboul en décembre 1979, Washington et Riyad sont devenus des alliés objectifs, ayant pour but d’endiguer une double menace : celle de Moscou et celle de Téhéran.
L’Afghanistan va devenir un double champ de bataille où Washington voudra conjurer les deux contagions politiques de l’URSS et de l’Iran. L’idéologie professée en milieu chiite iranien par l’Ayatollah Khomeiny n’était pas en soi foncièrement différente de celle des intégristes sunnites d’extrême droite au Pakistan, ou encore de celle des rigoristes sunnites Wahhabites d’Arabie Saoudite … Le reproche principal de Washington envers Téhéran ne concernait même pas la violation, par le nouveau régime iranien, des droits de l’homme (et de la femme) bien plus durement piétinés en réalité par l’Arabie Saoudite, en attendant l’exubérance maniaque des Talibans à Kaboul … Le danger représenté par le régime iranien pour les États-Unis venait de ce que Téhéran contestait la légitimité des intérêts américains dans la région, tant pétroliers que stratégiques. L’Arabie Saoudite, au contraire, s’intégrait pleinement dans le dispositif de défense américain. La diplomatie américaine a cru donc vital de renforcer le régime saoudien et partant d’encourager à travers le Moyen-Orient le message de légitimité islamique, et indirectement la révolution de Téhéran et le pouvoir islamiste en Iran et le régime saoudien.
Le monde entier est au courant de ce qui se passait en Iran, après la révolution islamique : éclatement d’une guerre horrible, l’armée iraquienne encouragée par les USA, et assistée par la France attaque la République Islamique dans le but d’affaiblir l’armée iranienne. A l’intérieur, des Moudjahiddines du peuple, avec à leur tête Massoud Radjavi, chef des Moudjahiddines du peuple, a joué le rôle de la cinquième colonne. Ce sont les moudjahiddines qui ont exécuté, les premiers jours de la révolution islamique, les dirigeants de l’ancien régime, les journalistes, les ministres dans l’école Alavi. Ce sont les moudjahiddines qui ont attaqué le 22 bahman 1357 (11 février 1978) les casernes et qui ont volé toutes les armes qui se trouvaient dans les dépôts. Des millions d’Iraniens sont morts sur les champs de bataille, des millions ont quitté l’Iran, mais l’Ayatollah est devenu plus fort ! Après un quart de siècle, l’administration américaine, sous la présidence de George W. Bush a commis la même erreur, en attaquant d’abord l’Afghanistan et ensuite l’Irak. Résultat : des morts, des émigrés, de l’insécurité. De nos jours, malgré l’invitation du nouveau régime de Kaboul et le désir du gouvernement iranien, et du Conseil des Nations Unies, les Afghans immigrés ne veulent pas quitter leurs pays d’accueil et rentrer chez eux. Ils savaient par avance qu’il n’y aurait dans leur partie ni travail, ni argent, ni la sécurité. De plus, les Talibans sont toujours actifs dans le pays.
Michael Barry écrivait dans son livre : « … Le Coup d’État communiste à Kaboul du 27 avril 1978, lorsque les officiers marxistes afghans liquident Davoud qui tente – trop tard - de se détacher de l’orbite soviétique pour se rapprocher de l’Iran impérialiste, précipite, en effet, toutes ces disputes régionales, locales, territoriales, ethniques, religieuses, dans une crise mondiale appelée à s’éterniser vingt-trois ans … Après les communistes Pachtouns prosoviétiques minés par leurs haines de clan, s’affronteront aussi entre la tribu des Ghilzaii qui se masque derrière l’appellation Khalgh et celle des Dorrani, camouflée sous l’étiquette de patcham … D’avril 1978 à décembre 1979, vingt-cinq mille détenus périssent, mitraillés par dizaines chaque nuit, pour être enterrés au bulldozer dans des fosses communes devant les hauts murs qui entourent la prison, transformée en camp de concentration de Polé Tchakhi... »
En avril 1978 Davoud, après cinq ans passés au pouvoir, a été tué à son tour par ses protecteurs. Le complot était dirigé par Nour Mohammad Taraki qui l’a remplacé. Davoud n’aimait pas l’Iran, il a donné l’ordre que « la langue persane parlée par 60% de la population afghane soit désignée désormais, non plus sous l’appellation de parsi ou farsi, comme c’est le cas en Iran, pays voisin, mais de son très vieux sobriquet médiéval le Dari, afin de bien séparer aux yeux du monde l’identité culturelle de son pays de celle de Téhéran ». Après tous ces tueries et changements, l’Afghanistan ne connaît pas davantage le calme. Les amis et frères de l’époque où Nour Mohammad était au pouvoir, sont devenus des ennemis, et ils éliminent physiquement Taraki le 4 septembre 1979, alors qu’il revenait d’une conférence internationale communiste, à laquelle il avait été invité par Moscou, il est abattu par son lieutenant Amin, de la tribu Ghalzaii, chef du parti de gauche Khalgh qui l’a remplacé pour une durée de trois mois seulement.
Hafizollah Amin a son tour meurt la nuit du 26 au 27 décembre 1979, dans son palais, assassiné par les militaires. Durant la dernière semaine de la présence soviétique qui avait pris Kaboul, le KGB a confié le pouvoir à Babrak Karmel ! Un demi million d’Afghans sont morts durant ces événements.