L’idéologie
professée en milieu chiite iranien par l’Ayatollah
Khomeiny n’était pas en soi foncièrement
différente de celle des intégristes sunnites
d’extrême droite au Pakistan, ou encore de
celle des rigoristes sunnites Wahhabites d’Arabie
Saoudite … Le reproche principal de Washington
envers Téhéran ne concernait même
pas la violation, par le nouveau régime iranien,
des droits de l’homme (et de la femme) bien plus
durement piétinés en réalité par
l’Arabie Saoudite, en attendant l’exubérance
maniaque des Talibans à Kaboul … Le danger
représenté par le régime iranien
pour les États-Unis venait de ce que Téhéran
contestait la légitimité des intérêts
américains dans la région, tant pétroliers
que stratégiques. L’Arabie Saoudite, au
contraire, s’intégrait pleinement dans le
dispositif de défense américain. La diplomatie
américaine a cru donc vital de renforcer le régime
saoudien et partant d’encourager à travers
le Moyen-Orient le message de légitimité islamique,
et indirectement la révolution de Téhéran
et le pouvoir islamiste en Iran et le régime saoudien.
Le monde entier est au courant de ce qui se passait en
Iran, après la révolution islamique : éclatement
d’une guerre horrible, l’armée iraquienne
encouragée par les USA, et assistée par
la France attaque la République Islamique dans
le but d’affaiblir l’armée iranienne.
A l’intérieur, des Moudjahiddines du peuple,
avec à leur tête Massoud Radjavi, chef des
Moudjahiddines du peuple, a joué le rôle
de la cinquième colonne. Ce sont les moudjahiddines
qui ont exécuté, les premiers jours de
la révolution islamique, les dirigeants de l’ancien
régime, les journalistes, les ministres dans l’école
Alavi. Ce sont les moudjahiddines qui ont attaqué le
22 bahman 1357 (11 février 1978) les casernes
et qui ont volé toutes les armes qui se trouvaient
dans les dépôts. Des millions d’Iraniens
sont morts sur les champs de bataille, des millions ont
quitté l’Iran, mais l’Ayatollah est
devenu plus fort ! Après un quart de siècle,
l’administration américaine, sous la présidence
de George W. Bush a commis la même erreur, en attaquant
d’abord l’Afghanistan et ensuite l’Irak.
Résultat : des morts, des émigrés,
de l’insécurité. De nos jours, malgré l’invitation
du nouveau régime de Kaboul et le désir
du gouvernement iranien, et du Conseil des Nations Unies,
les Afghans immigrés ne veulent pas quitter leurs
pays d’accueil et rentrer chez eux. Ils savaient
par avance qu’il n’y aurait dans leur partie
ni travail, ni argent, ni la sécurité.
De plus, les Talibans sont toujours actifs dans le pays.
Michael Barry écrivait dans son livre : « … Le
Coup d’État communiste à Kaboul du
27 avril 1978, lorsque les officiers marxistes afghans
liquident Davoud qui tente – trop tard - de se
détacher de l’orbite soviétique pour
se rapprocher de l’Iran impérialiste, précipite,
en effet, toutes ces disputes régionales, locales,
territoriales, ethniques, religieuses, dans une crise
mondiale appelée à s’éterniser
vingt-trois ans … Après les communistes
Pachtouns prosoviétiques minés par leurs
haines de clan, s’affronteront aussi entre la tribu
des Ghilzaii qui se masque derrière l’appellation
Khalgh et celle des Dorrani, camouflée sous l’étiquette
de patcham … D’avril 1978 à décembre
1979, vingt-cinq mille détenus périssent,
mitraillés par dizaines chaque nuit, pour être
enterrés au bulldozer dans des fosses communes
devant les hauts murs qui entourent la prison, transformée
en camp de concentration de Polé Tchakhi... »
En avril 1978 Davoud, après cinq ans passés
au pouvoir, a été tué à son
tour par ses protecteurs. Le complot était dirigé par
Nour Mohammad Taraki qui l’a remplacé. Davoud
n’aimait pas l’Iran, il a donné l’ordre
que « la langue persane parlée par 60% de
la population afghane soit désignée désormais,
non plus sous l’appellation de parsi ou farsi,
comme c’est le cas en Iran, pays voisin, mais de
son très vieux sobriquet médiéval
le Dari, afin de bien séparer aux yeux du monde
l’identité culturelle de son pays de celle
de Téhéran ». Après tous ces
tueries et changements, l’Afghanistan ne connaît
pas davantage le calme. Les amis et frères de
l’époque où Nour Mohammad était
au pouvoir, sont devenus des ennemis, et ils éliminent
physiquement Taraki le 4 septembre 1979, alors qu’il
revenait d’une conférence internationale
communiste, à laquelle il avait été invité par
Moscou, il est abattu par son lieutenant Amin, de la
tribu Ghalzaii, chef du parti de gauche Khalgh qui l’a
remplacé pour une durée de trois mois seulement.
Hafizollah Amin a son tour meurt la nuit du 26 au 27
décembre 1979, dans son palais, assassiné par
les militaires. Durant la dernière semaine de
la présence soviétique qui avait pris Kaboul,
le KGB a confié le pouvoir à Babrak Karmel
! Un demi million d’Afghans sont morts durant ces événements.
La manipulation du peuple Afghan
Au moment où l’Armée rouge envahissait
Kaboul en décembre 1979, Washington et Riyad sont
devenus des alliés objectifs, ayant pour but d’endiguer
une double menace : celle de Moscou et celle de Téhéran.
L’Afghanistan va devenir un double champ de bataille
où Washington voudra conjurer les deux contagions
politiques de l’URSS et de l’Iran. L’idéologie
professée en milieu chiite iranien par l’Ayatollah
Khomeiny n’était pas en soi foncièrement
différente de celle des intégristes sunnites
d’extrême droite au Pakistan, ou encore de
celle des rigoristes sunnites Wahhabites d’Arabie
Saoudite … Le reproche principal de Washington
envers Téhéran ne concernait même
pas la violation, par le nouveau régime iranien,
des droits de l’homme (et de la femme) bien plus
durement piétinés en réalité par
l’Arabie Saoudite, en attendant l’exubérance
maniaque des Talibans à Kaboul … Le danger
représenté par le régime iranien
pour les États-Unis venait de ce que Téhéran
contestait la légitimité des intérêts
américains dans la région, tant pétroliers
que stratégiques. L’Arabie Saoudite, au
contraire, s’intégrait pleinement dans le
dispositif de défense américain. La diplomatie
américaine a cru donc vital de renforcer le régime
saoudien et partant d’encourager à travers
le Moyen-Orient le message de légitimité islamique,
et indirectement la révolution de Téhéran
et le pouvoir islamiste en Iran et le régime saoudien.
Le monde entier est au courant de ce qui se passait en
Iran, après la révolution islamique : éclatement
d’une guerre horrible, l’armée iraquienne
encouragée par les USA, et assistée par
la France attaque la République Islamique dans
le but d’affaiblir l’armée iranienne.
A l’intérieur, des Moudjahiddines du peuple,
avec à leur tête Massoud Radjavi, chef des
Moudjahiddines du peuple, a joué le rôle
de la cinquième colonne. Ce sont les moudjahiddines
qui ont exécuté, les premiers jours de
la révolution islamique, les dirigeants de l’ancien
régime, les journalistes, les ministres dans l’école
Alavi. Ce sont les moudjahiddines qui ont attaqué le
22 bahman 1357 (11 février 1978) les casernes
et qui ont volé toutes les armes qui se trouvaient
dans les dépôts. Des millions d’Iraniens
sont morts sur les champs de bataille, des millions ont
quitté l’Iran, mais l’Ayatollah est
devenu plus fort ! Après un quart de siècle,
l’administration américaine, sous la présidence
de George W. Bush a commis la même erreur, en attaquant
d’abord l’Afghanistan et ensuite l’Irak.
Résultat : des morts, des émigrés,
de l’insécurité. De nos jours, malgré l’invitation
du nouveau régime de Kaboul et le désir
du gouvernement iranien, et du Conseil des Nations Unies,
les Afghans immigrés ne veulent pas quitter leurs
pays d’accueil et rentrer chez eux. Ils savaient
par avance qu’il n’y aurait dans leur partie
ni travail, ni argent, ni la sécurité.
De plus, les Talibans sont toujours actifs dans le pays.
Michael Barry écrivait dans son livre : « … Le
Coup d’État communiste à Kaboul du
27 avril 1978, lorsque les officiers marxistes afghans
liquident Davoud qui tente – trop tard - de se
détacher de l’orbite soviétique pour
se rapprocher de l’Iran impérialiste, précipite,
en effet, toutes ces disputes régionales, locales,
territoriales, ethniques, religieuses, dans une crise
mondiale appelée à s’éterniser
vingt-trois ans … Après les communistes
Pachtouns prosoviétiques minés par leurs
haines de clan, s’affronteront aussi entre la tribu
des Ghilzaii qui se masque derrière l’appellation
Khalgh et celle des Dorrani, camouflée sous l’étiquette
de patcham … D’avril 1978 à décembre
1979, vingt-cinq mille détenus périssent,
mitraillés par dizaines chaque nuit, pour être
enterrés au bulldozer dans des fosses communes
devant les hauts murs qui entourent la prison, transformée
en camp de concentration de Polé Tchakhi... »
En avril 1978 Davoud, après cinq ans passés
au pouvoir, a été tué à son
tour par ses protecteurs. Le complot était dirigé par
Nour Mohammad Taraki qui l’a remplacé. Davoud
n’aimait pas l’Iran, il a donné l’ordre
que « la langue persane parlée par 60% de
la population afghane soit désignée désormais,
non plus sous l’appellation de parsi ou farsi,
comme c’est le cas en Iran, pays voisin, mais de
son très vieux sobriquet médiéval
le Dari, afin de bien séparer aux yeux du monde
l’identité culturelle de son pays de celle
de Téhéran ». Après tous ces
tueries et changements, l’Afghanistan ne connaît
pas davantage le calme. Les amis et frères de
l’époque où Nour Mohammad était
au pouvoir, sont devenus des ennemis, et ils éliminent
physiquement Taraki le 4 septembre 1979, alors qu’il
revenait d’une conférence internationale
communiste, à laquelle il avait été invité par
Moscou, il est abattu par son lieutenant Amin, de la
tribu Ghalzaii, chef du parti de gauche Khalgh qui l’a
remplacé pour une durée de trois mois seulement.
Hafizollah Amin a son tour meurt la nuit du 26 au 27
décembre 1979, dans son palais, assassiné par
les militaires. Durant la dernière semaine de
la présence soviétique qui avait pris Kaboul,
le KGB a confié le pouvoir à Babrak Karmel
! Un demi million d’Afghans sont morts durant ces événements.