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Revue IRAN-INFO-PARS - 23
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité pour le Renversement

L’expérience échoue

Le régime monarchique avait déjà été rejeté dans l’ensemble du Moyen-Orient ! La nouvelle génération en Iran a totalement oublié le système monarchique. Actuellement, le peuple doit se prononcer pour établir si la future république sera islamique ou laïque.

L’Europe, après les événements du 11 septembre 2001, non seulement s’est solidarisée avec les Américains, mais elle a cherché à établir un lien entre d’anciens actes terroristes perpétrés dans différents pays européens et les détournements des avions aux USA, plusieurs le même jour, dans différentes villes.
Croyant vivre en toute sécurité, les Américains ont été traumatisés par cette action terroriste. Une sorte d’angoisse et d’inquiétude ont envahi l’ensemble du pays, les Américains se disant : dorénavant il ne suffit plus de regarder ce qui advient dans le reste du monde, il faut aussi penser à regarder ce qui se passe à l’intérieur de notre propre pays.
L’Amérique tout entière est bouleversée, humiliée, vexée, et son Président, dans son premier discours, pour remonter le moral des Américains, et inspiré par son entourage immédiat qui compte des pro-israéliens, affirme : « nous sommes en état de guerre, une guerre très dure et très longue. George W. Bush, connaissant déjà l’inertie et le manque de courage du monde islamique, la rivalité existant entre les pays arabes, ainsi que l’influence du dollar et la subordination de certains chefs d’État à cette force, a utilisé, dans son allocution, le mot croisade. »
Ce mot signifie une expédition militaire entreprise dans un but religieux, telle celle de 1095, lancée par le pape Urbain II. L’histoire se souvient de la guerre sainte livrée par les chrétiens aux musulmans pour conquérir Jérusalem, une ville sainte respectée par trois religions, qui devrait être, à ce titre, une zone neutre ou internationale. Dans le livre « De l’islamisme à la liberté », vous pouvez lire :
« … le monde non musulman, bousculé par le triomphe de l’Islam il y a quatorze siècles, ne cesse d’ourdir des conspirations de l’extérieur ou visant à saper cette religion de l’intérieur. Les chrétiens et les juifs, secrètement alliés, ont déclenché autrefois les croisades, aujourd’hui le sionisme, et les capitalistes américains et les communistes soviétiques - ne trouve-t-on pas d’ailleurs des juifs des deux côtés ? - sont pareillement ligués sous un masque laïc pour détourner les musulmans de leur vraie religion avec de fausses valeurs, afin de se partager le monde islamique et d’y anéantir la foi »
Est-ce véritablement l’état actuel des choses ? Est-ce vraiment le monde chrétien, et principalement l’Amérique, qui se préparait pour une guerre contre l’Islam et les musulmans ? Certains dirigeants des pays islamiques ont montré leur colère, ils ont prononcé des phrases patriotiques et religieuses, mais en fait personne n’a bougé. La guerre sainte déclarée par les musulmans, se limite à quelques bagarres locales, comme des scènes qu’on prépare pour un show télévisé. Le moment venu, les États-Unis, malgré la protestation de quelques pays européens, ont envahi d’abord l’Afghanistan et ensuite l’Irak, et qui sait, peut-être se préparent-ils pour faire de même en Iran, ou en Corée du Nord, si leurs intérêts sont vraiment en danger.
Claude Allègre, ancien ministre socialiste, avait écrit un article intitulé « Demain, l’Iran », prévoyant l’intervention des USA en Iran, une tentation aussi motivante que l’intervention en Irak et motivée par les mêmes enjeux.
Le Président des États-Unis et ses conseillers avaient deviné juste ! Aucun signe de protestation de la part des chefs des pays islamiques, cependant la France a eu peur. Apparemment, cette peur, qui provient directement des musulmans chiites du Moyen-Orient et des pays d’Afrique du Nord, a indirectement bouleversé la vie quotidienne des gens, non seulement en France mais dans le monde entier. Cette frayeur a été si grande et réelle, que la plupart des gouvernements, notamment la France, la considèrent assez sérieuse et grave pour employer la Raison d’État pour qualifier leur action. Alors, la France a lancé ses manœuvres diplomatiques auprès des pays islamiques, et en même temps, elle a demandé aux Français et aux Françaises d’être plus vigilants. De nouveau Paris se transforme dans une capitale en guerre, l’insécurité règne partout.
La presse mondiale interprète cette décision comme une alarme, comme une précaution nécessaire de la part des hommes d’État et des responsables de la sécurité, pour écarter autant que possible la terreur, les assassinats, les attentats à la bombe ou par gaz et les prises d’otages de l’année noire 1986 (commandités par l’Iran). Les articles et les reportages sur l’Islam et les musulmans concernant les pays centre des activités islamisées, couvrent les pages de presse et le petit écran des Téléviseurs. On invente les termes : point chaud, zone sensible et quartiers difficiles, etc. … En effet, qui ne s’est pas demandé si les musulmans intégristes et peut-être fanatiques que l’on appelle à tort des islamistes pour ne pas dire et écrire des terroristes, ne constituaient pas une vraie menace ? Faut-il considérer l’Islam comme un fléau social, une sorte de virus qu’il faut - si possible – éliminer, à moins de se faire vacciner ? Constitue-t-il un danger inéluctable auquel on doit se confronter ? S’il le faut, à quel prix ?
Malheureusement les grandes puissances, et en particulier les États-Unis d’Amérique, depuis la naissance de l’État d’Israël en 1947, délaissent les Palestiniens. Ces pauvres gens perdent régulièrement leur territoire au bénéfice de l’État d’Israël qui a occupé militairement la Palestine, et qui intègre, à chaque occasion, des terrains pour construire des maisons et créer de nouvelles colonies. Récemment, Israël a construit un mur de béton, sous prétexte de protéger les juifs des musulmans palestiniens, en empêchant les attaques suicide, mais il a profité de l’occasion pour s’emparer, de cette manière, de territoires supplémentaires appartenant aux Palestiniens. Les Américains non seulement n’ont pas protesté contre cette violation, mais ils ont utilisé le droit de veto pour ne pas condamner Israël au conseil de Sécurité des Nations Unies. Les musulmans sont sacrifiés pour le bien-être des juifs, et le monde observe ces faits sans rien faire. Les pays musulmans arabes qui entourent Israël gardent toujours le silence !
Personne n’ignore que les États-Unis ont besoin des services de renseignements israéliens. Les Israéliens ont un grand savoir-faire pour pénétrer dans des zones interdites et sont expérimentés en matière d’affaires d’espionnage, mais ils ne sont pas sincères, et contre chaque service de ce type, ils demandent une récompense. Les bruits couraient en Iran que les Israéliens étaient au courant des attentats du 11 septembre, et qu’ils avaient pris les précautions nécessaires, toutefois ils ont gardé le silence face aux autorités américaines. Depuis, ils en profitent pour extirper des sommes énormes aux Américains.
Le journal Ghodsse, qui paraît en Iran, avait écrit quelques jours avant les événements du 11 septembre, qu’une société commerciale israélienne basée à Tel-Aviv avait envoyé un courrier électronique à son partenaire aux États-Unis, annonçant un grand attentat. Des israélites auraient filmé ces attentats en se positionnant sur un grand bâtiment près du centre. Le FBI était au courant, mais il a livré les suspects aux israélites. Ce journal, précisait qu’un chercheur français Guillaume Dasquée avait raconté qu’il y avait soixante accusations et documentations prouvant que le Mossad était au courant !
Cet article d’une page, sur le même sujet, cite le nom de personnalités qui étaient au courant, notamment Lyndon Larouche, candidat à la présidentielle, Henry Kissinger, ancien ministre des Affaires Étrangères américain.
James Akins, ancien Ambassadeur des États-Unis en Arabie Saoudite (1973-1975), déclarait, dans un programme télévisé diffusé par CBS le 4 avril 1980 : C’est Kissinger qui a suggéré au Chah d’Iran d’augmenter le prix du pétrole, car avec cet argent il pouvait acheter encore plus d’armes !
Le Chicago Tribune, du mercredi 4 juin 2003, publiait un article signé par Marvin Zonis, avertissant les Américains sur l’intervention militaire en Iran. L’auteur de l’article confirmait ses dires en répondant à la radio Farda (Demain). Selon lui, il ne faut pas établir de relations avec le régime iranien actuel, en revanche, il faut renforcer, par le biais des médias, le désir de non-obéissance des Iraniens et les encourager au soulèvement pour accéder à un régime démocratique. Par contre, il ne faut pas empêcher l’Iran d’acquérir la force nucléaire, car il semble que tous les Iraniens la souhaitent.

Zonis ajoutait que l’intervention militaire américaine en Irak exerçait une influence sur la République Islamique et éveillait certainement les Iraniens, en leur faisant comprendre qu’il fallait absolument avoir des relations avec les USA, s’ils souhaitaient un développement économique et social, l’Iran étant entouré, pour le moment, de troupes américaines, au Nord au long de la frontière afghane, et au Sud au long de la frontière irakienne.
Selon Le Figaro, journal français, « l’opinion mondiale désapprouve Bush ». Un sondage effectué dans onze pays par la BBC, montre qu’une majorité de l’opinion internationale a une image négative de George Bush. L’enquête a été réalisée le mois dernier (mai) auprès de 11.000 personnes pour l’émission What the world thinks of America ? diffusée hier (dix-sept juin 2003) …. 70 % des personnes interrogées estiment que les militaires américains ont fait trop de victimes civiles. Les Indonésiens et les Jordaniens déclarent que les États-Unis constituent une plus grande menace pour la paix que l’organisation d’Oussama Ben Laden. Les États-Unis sont jugés plus dangereux que l’Iran par cinq pays : la Jordanie, l’Indonésie, la Russie, la Corée du Sud et le Brésil.
Un autre sondage effectué auprès de 7.515 citoyens de l’Union européenne au mois d’octobre 2003et publié le 3 novembre suivant, montre que 59% des personnes interrogées considèrent qu’Israël représente une menace pour la paix mondiale, et 53 % affirment que l’Iran, la Corée du Nord et les États-Unis constituent une menace pour la paix.
Pour la sauvegarde de la paix, la sagesse commande de trouver des arrangements possibles avec les Islamistes qui sont nombreux et présents partout. Il est absolument indispensable pour la paix dans le monde de composer avec l’islam qui est actuellement une des religions les plus fortes et importantes de la planète, deuxième dans le monde et en France et qui deviendrait, au courant du 3ème millénaire, c'est-à-dire juste un quart de siècle après la révolution islamique en Iran, une grande et très influente puissance dans le monde, et peut-être bientôt la première religion en termes de nombre.
Ce n’est pas par hasard que le Secrétaire d’État américain Colin L. Powell disait : la République Islamique est devenue un vrai problème pour les États-Unis.
Si l’on croit les statistiques, selon les experts l’Islam avancerait comme un serpent, tout doucement, dans le monde, surtout sur les continents asiatique, africain, sud-américain, mais il a d’ores et déjà envahi l’Europe et contaminé l’Amérique du Nord. Il y a en Europe 32 millions de musulmans, en ex-URSS 48 millions, au Proche et Moyen-Orient 182 millions, en Afrique 309 millions, en Asie 778 million. D’après les chiffres fournis par la revue Time, à la fin décembre 2001, le nombre de musulmans résidents et pratiquants dans différents pays d’Europe est comme suit :
France 4 millions sur 60 millions d’habitants, soit 7% ; Allemagne 3,2 millions sur 83 millions ; Angleterre 2 millions sur 60 millions soit 3,3% ; Italie 1 million sur 57 millions ; Hollande 800.000 sur 16 millions ; Belgique 400.000 sur 10 millions ; Danemark 160.000 sur 5 millions ; Suède 130.000 sur 9 millions ; Espagne 600.000 soit 1,8 %.


En France, l’Islam, de tendance sunnite, est à présent, la deuxième religion. Vous trouvez les musulmans arabes dans la rue, dans le métro, dans les métiers du commerce, à la radio comme à la télévision aussi bien que dans la presse. Il y en a dans le cinéma et dans le monde du spectacle aussi. Parfois, on se demande si on n’est pas en Algérie ! Dans chaque quartier il y a des commerçants arabes sur les marchés, des femmes portant le tchador dans la rue, des filles arborant le foulard islamique à l’école !
La France sous les socialistes, afin d’avoir une population plus jeune qui cotise et sauve l’avenir de la caisse de l’État, a laissé entrer tellement d’étrangers, surtout des Arabes de l’ancienne colonie et des Noirs africains, qu’actuellement vous voyez rarement de vrais Français dans les rues. Depuis peu de temps, dès que l’on a réalisé le projet de créer un centre pour organiser, mobiliser et conduire les musulmans résidant en France, le Président de la République invite les musulmans de premier plan à l’Élysée, et les salue une fois par an, à l’occasion de nouvel an chrétien. Mais les musulmans, ne se sont pas vraiment représentés comme ils le souhaitaient dans les différentes administrations de l’État français, ils sont visiblement absents de toutes les scènes : ils n’ont pas un député, un sénateur, un maire !
La vengeance des étrangers, surtout des Arabes et particulièrement des Algériens, ancien peuple colonisé qui envahit la France, se manifeste sous différentes formes : en apportant plusieurs traditions orientales chez les Occidentaux, en se mariant avec des Français (es), en monopolisant certains métiers, ils ont changé la vie quotidienne des Français : jusqu’à présent, ils avaient l’habitude de changer tout, même les noms et les mots qu’ils empruntent aux étrangers.
Ce changement provoque une sorte de métamorphose totale, dont voici le résultat : physiquement, les Français ont grossi, ils ne sont plus fins et maigres, ils sont à la limite de l’obésité à cause de l’alimentation sucrée et grasse des Arabes. Moralement et mentalement, ils ont perdu leur intelligence, leur optimisme, la politesse, le goût de l’art et le bon sens qu’ils possédaient ! Le très joli accent parisien dans la conversation a laissé sa place à une voix qui ressemble à des cris. Et les étrangers, des Arabes, des Africains ou des Asiatiques, une fois qu’ils ont obtenu la nationalité française, quittent la France. Un Malien de 22 ans, qui faisait son service militaire, et servait l’armée en tant que chauffeur d’ambulance à l’hôpital militaire du Val de Grâce, me disait qu’avec la nationalité française il trouvait plus facilement un job sur le marché international du travail. Économiquement aussi la France est perdante, car les étrangers envoient ce qu’ils gagnent à leurs familles dans leur pays d’origine. Par contre, en profitant de la loi encourageant la croissance démographique, ils reçoivent régulièrement des allocations pour leurs enfants. Malek Hassan, le roi décédé du Maroc, voyant que la France attirait ses citoyens vers elle en facilitant la procédure d’obtention de la nationalité, disait à la radio qu’avec un passeport français on ne devenait pas forcément Français.
Actuellement, le gouvernement français essaye de conserver sa relation privilégiée avec la République Islamique, comme à l’époque ou il avait invité Seyed Mohammad Khatami, son président, à venir à Paris, en 1999. Les Iraniens n’ont pas oublié que l’Ayatollah Khomeiny avait résidé plusieurs mois à Neauphle-le-Château, et que c’est de Paris qu’il s’était envolé pour Téhéran. À son tour, la France n’a pas oublié que la République Islamique, à l’époque de Khomeiny, n’avait pas donné satisfaction par rapport à la vente du pétrole moins cher. Malgré cela, la France connaît mal les chiites et moins encore les Mollahs. Cette relation est basée d’abord sur l’intérêt économique, et ensuite sur la peur. Oui, avouons que la France à peur des chiites poseurs des bombes !