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Revue IRAN-INFO-PARS - 22
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité pour le Renversement

L’HSTOIRE RECENTE DE LA SECTE DES ISMAELIENS ET DES AUTRES SECTES DERIVEES ACTUELLES DU BAHAISME ET DU BABISME EN IRAN ET AU MOYEN ORIENT

Les Ismaéliens sont une branche du Chiisme. Les fidèles de cette religion croient à la Sainteté des Imams, notamment à celle de Jâfar Sâdegh, en l’ an 764 de Jésus Christ, de son fils descendant direct à partir de cette date le dénommé Ismail-ben-Jâfar, et ainsi qu’à celle du dernier Imam : le Saint Ismaïl.
Ils se sont établis au début de troisième siècle. Selon leur croyance, les être humains se scindent en deux groupes : les proches disciples de l’Imam, qui sont les élus et qui suivent un chemin ésotérique et arrivent à atteindre les bases fondamentales (gnostiques) de la religion et le reste des gens, à savoir la majorité des non Ismaéliens, qui ne peuvent percevoir que les aspects exotériques de la religion (à savoir de l’Islam)
Les adeptes de cette religion se repartissent de manière ordonnée en plusieurs classes. Ainsi, de haut en bas, on trouve : 1) les nouveaux venus (Mostadjib) ; 2) les autorisés (Mazoun) ; 3) les oncles (Daei) ; 4) Révérend (Hodjat) 5) père (Bab) 6) Imam (émam).
On pense que la classification interne de la franc-maçonnerie au 7ème siècle en occident a été inspirée par celle des Ismaéliens.
Les descendants des Ismaéliens ont régné durant trois siècles au moyen orient dans les régions proches de la méditerranée. Après la fin et l’écroulement de la dynastie arabe des Fatimides, le centre politique et géographique de cette religion s’est déplacé d’Egypte aux frontières de l’Iran et de la Syrie actuels.
Pour accéder au pouvoir, les dirigeants de cette secte n’ont pas hésité à commettre des actes de terreur à une grande échelle sur les personnalités de cette époque, comme sur la personne de Khâdjé-Nizâm-Al-Moulk Toussi.
L’histoire a pu retenir le nom de leur célèbre dirigeant Hassan Sabâh, (qui serait en fait d’une famille zoroastrienne - iranienne à la base et qui se serait converti à l’Islam pour combattre ses ennemis). Il s’était réfugié et avait investi, avec ses troupes, le fameux mont Alâmout au nord de l’Iran. Les Ismaéliens ont véritablement commencé leurs activités en Iran à partir du sixième siècle après Jésus Christ. A l’origine, ils brandissaient une politique d’opposition religieuse au califat arabe des Abbâssides. Les chefs religieux de cette secte se sont préoccupés de créer de façon secrète un vaste mouvement uni, et ceci de manière héréditaire chez leurs dirigeants.
Les Ismaéliens de la région de Khorasan à l’est de l’Iran (actuel) ont été dirigés par Hassan Sabâh jusque 1094. Cet homme cherchait l’autonomie et avait opposé une résistance farouche à la dynastie des Saldjoughides Ottomans.
Il avait conquis la forteresse d’Alâmout au nord de l’Iran en 1089 après Jésus Christ, où il avait fixé son centre de commandement. Cette forteresse avait été bâtie par un des propriétaires de cette contrée, Djâstay Dilâm, ainsi que par les sectes des Alâvites (les adeptes de l’ Imam Ali, gendre du prophète de l’Islam Mohamad), dans la région iranienne de Mazanderan -Tabârestan (nord de l’Iran).
A cette époque, Hassan Sabâh était devenu, en tant que guide suprême spirituel, l’intermédiaire entre les fidèles et l’Imam. Il a ainsi pu présenter ses idées à la place et en lieu de l’Imam, auquel croyaient les fidèles. Il pensait que, pour appliquer la doctrine religieuse, les croyants avaient besoin d’un guide religieux ainsi que d’un Saint Imam.
L’Etat puissant qu’a créé cet homme au mont Alâmout a pu, au moyen de divers stratagèmes, montrer l’étendue de sa puissance et de sa force à la dynastie Saldjoughides, jusqu’à la frontière extérieure de l’empire Ottoman, pour finalement devenir un Etat indépendant.
Une des caractéristiques de H. Sabâh était son détachement du monde, sa droiture ainsi que sa très grande ferveur religieuse musulmane, qui allait jusqu’au fanatisme, à tel point qu’il a condamné ses deux fils à la peine capitale pour la faute d’avoir consommé des boissons alcoolisées.
Il aurait vécu pendant cent ans ; il aurait résidé pendant trente-cinq ans au mont Alâmout jusqu’à sa mort en l’an 1123 (J.C).
Les Ismaéliens sont une des branches les plus révolutionnaires du chiisme ; ils sont une Confrérie fondée sur des préceptes religieux et politiques. Un des premier de leur objectif, était la destruction du califat des Abbâssides et l’instauration de l’Imamat des Ismaéliens.
H. Sabâh était le fondateur de la confrérie des ismaéliens qu’on appelle les Nézâri ; dans cette secte, il a établi le persan comme langue véhiculaire et mis sur pied une armée qu’on appelle les Fedayins Nézâri.
En population, les chiites ismaéliens viennent les seconds après les chiites duodécimains ; ils se repartissent dans vingt cinq pays à travers différents continents : Asie, Europe, Afrique, Amérique du Nord.
Nâsser Khosro Ghabadiyâni, le célèbre dignitaire ismaélien qui avait commencé à appliquer ses méthodes dans la région de Khorasan Iranien, a joué un rôle important dans l’expansion de la pensée Ismaélienne au cinquième siècle après Jésus Christ, au moment de la chute de la dynastie ottomane des Ghaznavides et l’instauration de la dynastie ottomane des Saldjoughides.
Les Ismaéliens de la région de Khorasan sont connus sous le nom de nouveaux Ismaéliens ou Nezâriyeh. L’explication vient du fait que le calife - l’Imam Mostânsar - a désigné au départ son fils aîné Nezâr au rang de l’Imamat, mais a ensuite décidé de le démettre et a choisi à sa place son autre fils Mostâeli. Après le décès de Mostânsar (le père), il y a eu une dissension entre les deux fils : les Ismaéliens de Afghanistan, de l’Irak et de l’Iran ont continué à suivre la voie de Nezâr, alors que ceux de Palestine, d’Egypte et d’Afrique ont accepté le chemin de Mostâeli.
Après l’assassinat de Nezâr, son neveu a été conduit en cachette à la forteresse d’Alâmout, où il a été initié et instruit à la pensée ismaélienne des Nezâri. Les combattants de cette branche ont provoqué des troubles au Khorasan en Iran et en Irak. Aussi ils n’ont pas hésité à menacer de mort les dirigeants de l’époque : le grand Saladin, et l’Imam Fakhr Râzi. Ils ont assassiné le ministre de l’époque, Nézâm-Al-Moulk Toussi, ainsi que Ghezâl Arsâlan. Dans les guerres qui se sont produites avec les croisés, ils ont aussi anéanti certains de leurs chefs militaires.
Après la chute du mont Alâmout en 1239 J.C., si on veut narrer les faits historiques de manière claire et simple, le prince Rouk-Aldin Khour Chah et ses descendants ont repris à leur compte la politique d’extirpation de la secte des Ismaéliens. Ces derniers ont alors poursuivi leur activités de manière secrète et permanente, en Iran dans les régions de Azâbaydjan et de Fars, mais aussi en Irak.
Selon les récits de cette secte, il existe dix huit saints Imam et cela jusqu’à l’apparition de Agha Khan Mahalati. La liste complète de ces saints, avec le récit de leur existence, nom, âge etc., a été relatée dans les livres ismaéliens. En Afghanistan, cette secte a été également dirigée par un dénommé Seyed-Nader-Chah.

Monsieur (Agha Khan) Mahalâti
Depuis trois cents ans jusqu’à la période actuelle, les puissances étrangères ont porté une attention toute particulière aux sectes religieuses musulmanes, au moyen orient en général et en Iran en particulier ; leur doctrine a toujours consisté à les protéger.
Au sein des minorités religieuses, il existe des différences notoires : ainsi on trouve les Babi, les Bahaïs (les Bahaïs ont leur centre à Jérusalem) et enfin la secte des Ismaéliens. On sait qu’après la scission entre les partisans de Sayed Ali - Mohamad Bâb d’une part et ceux de Mirzâ Hossein-Ali-Bâhoulalah d’autre part à l’accession de ce dernier comme dirigeant des Bahaïs, ces deux sectes, selon les archives administratives anglaises et indous ainsi que pour la plupart des historiens qui ont abondamment relaté ces faits, ont dans leur création largement bénéficié de la protection des autorités étrangères.
Lord Curzon, grand politicien anglais, dans son livre intitulé « L’Iran et la question Iranienne », explique :
« Le dénommé Sobhé Azâl (le nom du chef des Bâhaï), qui résidait à Chypre, touchait des émoluments fixes de la part du gouvernement anglais ; les Russes, de leur côté, lui venaient également en aide, de telle façon que, jusqu’à la veille de la chute du gouvernement des Tzars en Russie, ils ne refusaient aucune aide ni protection aux Bahâïs. L’Ile de Chypre était ainsi devenue la maison d’amour et de prospérité de la communauté des Bahâïs »
Après l’écroulement des Tzars de Russie, avec l’emprise des anglais sur la Palestine et la baisse de l’influence de l’organisation des Bahaïs, les anglais ont fait croire que les Bahaïs bénéficiaient directement de leur protection ; ils ont ainsi donné le surnom de Sir à leur dignitaire, à savoir Sobhé Azâl.
Après que les Bahaïs, aient accédé à une influence et à un pouvoir international, ils se sont tournés vers les américains ; grâce à l’expansion de ce pays, ils ont pu accéder à une activité dans un vaste territoire. Ils se sont alors éloignés de l’influence anglaise.
Dans ce contexte, les anglais ne lésinaient pas sur les moyens pour défendre la secte des Ismaéliens, notamment à travers l’aide qu’ils apportaient à la famille d’Agha Khan pour protéger et étendre leurs propres intérêts et leur influence à travers l’Asie et l’Afrique.

Maintenant que nous avons abordé le rôle des confréries de manière rapide, il serait bon de relater la vie de Agha Khan 1er à nos lecteurs
Cela afin de mieux faire connaître le déroulement des événements importants dans lesquels la confrérie des Ismaéliens a joué un rôle non négligeable dans le sud de l’Iran.
La première histoire est celle racontée par un dénommé Mahmoud-Mahmoud, où il est écrit à propos de Agha Khan :
« Ce représentant de secte, habillé en homme de dieu, détaché du monde, plein de croyances religieuses, avec son ruban vert de clerc religieux musulman, était en fait l’agent des puissances étrangères durant cette période d’agitation autour des villes de Yazd, de Kermân et de Bâm dans le sud de l’Iran (région de Baloudjistan) »
Suite à ses défaites successives face aux forces iraniennes, il a été obligé de prendre le chemin de l’Inde. Dans ce pays, en percevant des revenus fixes des autorités anglaises, il s’est mis à occuper un rang élevé de chef et ses descendants bénéficient encore de nos jours, en Inde, du même rang dont jouissait leur père.
Les troubles dans le sud de l’Iran à cette époque étaient en fait en relation avec le voyage qu’avait effectué le Chah d’Iran à Herat en Afghanistan. Cette politique de troubles religieux dans le sud de l’Iran avait comme seul et unique but de détacher la région de Baloudjistan de l’Iran. Ces actes étaient le fait d’un dénommé Sayad Muhammad Hassan Al-Houssayni, encore connu sous le nom Agha Khan le fils, où encore Cheikh Khalil Allah, le chef de la confrérie des Ismaéliens.
Cheikh Khalil, qui était le successeur de son père, a été assassiné en 1816 J.C, dans la ville de Yazd dans le sud de l’Iran par des aventuriers agitateurs de cette contrée. Son fils aîné, qui était né en 1801 et qui n’avait pas plus de 13 ans en l’occurrence, a remplacé son père et a entrepris de le venger.
Le Roi d’Iran, Fatâli Chah, qui avait alors perçu le danger du complot religieux dans le pays, a cherché à le prendre sous ses ordres, en lui proposant la main de l’une de ses filles, avec une dote de 1000 Touman iraniens de l’époque en liquide, ce qui a fait cesser ce complot à la base.
Durant le règne de Mohamad Chah, suite au parrainage d’un dénommé Ghaém Magham, Agha Khan a été nommé chef gouverneur de la région de Khorasan d’Iran.
Lorsque Muhammad Chah a lancé son armée contre la ville de Herat en Afghanistan et que les frontières de l’Inde ont été ainsi mises en danger, les Anglais ont poussé Agha Khan à se révolter et à organiser des insurrections en Iran, mais il a été défait par le Chah d’Iran.
Depuis cette époque Agha Khan est resté en dissension contre les autorités iraniennes, et dans un des ses derniers accrochages qui consistait à enlever la ville de Sirdjan en Iran, il a été gravement battu par un officier de l’armée iranienne du non de Fatali Khan Ghorbaghi Biglibîgui.
Le gouverneur anglais de l’Inde, lorsqu’il a été tenu au courant de la défaite de son protégé, a expédié à partir de la ville de Kandahar (en Afghanistan) et de la région de Sistan, frontalière de l’Iran, des munitions et des canons en aide à l’insurrectionnelle Saïd Khan Baloudj. Mais les défaites successives de ce dernier par les armées régulières iraniennes ont entraîné la dispersion totale des guerriers d’Agha Khan, jusqu’à ce qu’il soit contraint de fuir l’Iran vers l’Inde à partir de la ville portuaire de Bandar Abbâs sur le golf Persique et aussi en passant par l’Arabie. Au moment de son repli, à la hauteur de la ville de Chamil, il a de nouveau subi une déballée très importante de la part de l’armée régulière iranienne.
Le gouverneur anglais de l’Inde et la plus part d’entre eux, ont alors cherché à sauver la vie d’Agha Khan. Ils ont alors missionné Rawinson, qui demeurait dans la ville de Kandahar, pour ramener Agha Khan dans cette ville. Selon les récits militaires et historiques, Agha Khan serait arrivé à Kandahar en 1841. Il aurait écrit la phrase suivante à cette occasion :
« Les aides afférentes à notre accueil ont été évaluées et établies à cents Roupies par jour »
Rawinson décida par la suite qu’Agha Khan irait conquérir la ville de Herat en Afghanistan et qu’il deviendrait ainsi le neveu par alliance de la cour royale d’Afghanistan. Son projet a attiré l’attention et l’accord de Lord Mekanten, qui vivait dans la ville de Kaboul.
Mais le soulèvement courageux de Vazir Mohamad Akbâr Khan, fils de Mohamad Khan l’Afghan, et la défaite qu’il a pu infliger à cette occasion aux troupes anglaises en Afghanistan ont totalement remis en cause le projet de prise de la ville de Kaboul par Agha Khan.
Après ces événements tragiques Agha Khan se rendit d’Iran en Inde et demeura là-bas en étendant sa sphère d’influence et en aidant de manière très importante les projets des anglais dans la région de Sind.
Henry Yole, savant anglais, dans la préface de son livre consacré à Marco Polo, écrit :
« Agha Khan, suite au versement de rentes qui lui ont été attribuées de manière fixe et qu’il touchait en échange de services qu’il rendaient au gouvernement anglais, a accompli dans ce contexte des missions importantes en faveur du général anglais Noste et d’un noble anglais du nom de Sir Napir, successivement dans les régions de Kandahar et de Sind »
Docteur Fereydoun Adamiyate écrit à ce propos :
« Dès que Agha Khan est arrivé dans la région de Sind, il a sans tarder commencé à recevoir des ordres de missions de la part des anglais ; comme le projet de la prise de la ville de Herat n’avait pas abouti, il a été remplacé par celui de la division de la région de Baloudjistan. On peut véritablement dire que ce religieux était satanique, et qu’il a rendu des services considérables au gouvernement anglais »
En Iran, Agha Mohamad Ali Khan Baloudj, qui était un officier patriote, s’est mis devant les troupes d’Agha Khan. Face à la résistance de Ali Khan Baloudj, Agha Khan a envoyé sur place un de ses frères, Sardar (chef militaire) Abou-Al-Hassan, en aide au premier de ses frères, Mohamad Bagher Khan, qui était sur le champ de bataille.
Lorsque le Chah d’Iran Mohamad Chah a été tenu au courant des agitations des frères Agha Khan, il a dépêché suffisamment de troupes en renfort à l’officier iranien Agha Mohamad Ali-Khan-Baloudj ; ce dernier a pu ainsi en 1845 (an 1262 iranien) infliger une défaite cuisante aux troupes des frères d’Agha Khan, qui ont été ainsi totalement dispersées.
Après qu’Agha Khan se soit enfui d’Iran en direction des garnisons anglaises de la région de Kandahar, le gouvernement iranien a demandé sa livraison comme butin de guerre, par la convention signé en 1814 avec les Anglais : ceux-ci ont refusé. Après le décès de Mohamad Chah et l’arrivée au pouvoir de Nasser Aldin Chah, Agha Khan, après avoir séjourné dans la ville de Calcutta en Inde, revient à la ville de Bombay avec l’autorisation du gouvernement anglais.
Pendant cette période, le Colonel Chill était le vice ambassadeur de la Grande Bretagne en Iran ; dans une missive adressée au ministre (ou Premier ministre) iranien de l’époque, Amir Kabîr, Chill demande la permission qu’ Agha Khan entre en Iran. Au départ, on ne donne pas de réponse positive à cette demande, mais après que plusieurs requêtes lui soit adressées de la part de l’ambassade de Grande Bretagne à Téhéran, Amir Kabîr accepte que Agha Khan puisse revenir en Iran à partir de la ville portuaire iranienne de Bander Boucher sur le Golf Persique.
En fait, les Anglais avaient l’intention d’établir Agha Khan dans le sud-est de l’Iran et le nommer seigneur (roitelet) de la région frontalière de Baloudjistan et de Sistan, région qui aurait eu comme centre de commandement la ville iranienne de Kermân ; c’est la raison pour laquelle les Anglais n’ont pas donné une suite à la réponse favorable des autorités iraniennes.
Après que Amir Kabîr ait été assassiné par les mains de Madame Mohad-Aliya, suite à un complot fomenté par les Anglais, la question du retour de Agha Khan en Iran s’est de nouveau posée.
Cette fois, Agha Khan n’a pas lésiné sur les moyens, en envoyant des cadeaux coûteux au Chah d’Iran et à son ministre, des éléphants, de la vaisselle précieuse à la cour du roi, pour essayer d’obtenir son droit d’immigration en Iran par cette région de Sistan et de Baloudjistan et son installation dans la ville de Kermân, dans cette région qu’il souhaitait tant contrôler.
Mais même Mirza Agha Khan Ehetemad Ad-Doulhé Nouri, qui était un grand dignitaire iranien inféodé aux anglais, n’a pu délivrer son autorisation d’entrée sur le territoire iranien à partir de la région de Baloudjistan.
Lorsque Agha Khan s’est vu refuser toutes les portes d’entrée en Iran, il a alors décidé de continuer à résider dans la ville de Bombay en Inde, où il a passé tout son existence en devenant un agent important de la politique anglaise.

La création concomitante des sectes des Bahaïs et des Babis par les Anglais et l’expansion des ismaéliens
Au cours des derniers siècles, les ismaéliens ne sont plus ce groupuscule d’hommes sans pitié et cruels qui se réfugiaient dans les montagnes et les grottes et qui terrorisaient leurs victimes, provoquant la frayeur dans le cœur de leurs opposants.
En fait, ils adaptent leurs actions en fonction du milieu historique et géographique dans lequel ils se trouvent. Il faut souligner le fait que l’expansion de l’Ismaélisme dans le siècle dernier en Iran a été concomitante de celles des sectes du Bahaïsme et du Babisme.
Les enseignements et les propagandes actuels de ces deux sectes sont très proches et ne sont pas fortuits.
En 1830, le Chah d’Iran Nasser Al-Din-Chah a accordé le titre honorifique et héréditaire de « Agha Khan » à Hossein-Ali-Chah, le quarante-sixièmes Imam Ismaélien. Ceci montre alors l’influence que pouvait exercer cette secte sur la cour des Ghadjars en Iran.
Agha Khan le troisième, à savoir « Sir » Sultan Mohamad Chah, qui avait dirigé la secte des ismaéliens pendant soixante douze ans, est en fait reconnu comme l’une des personnalités les plus marquantes de cette confrérie. C’est notamment lui qui, en inaugurant des fondations et des organismes financiers et culturels, avait développé le maillage social et l’influence de l’Ismaélisme ainsi que son propre pouvoir à travers le continent indien.
Le Sultan Muhammad Chah, dénommé aussi Agha Khan le troisième, qui avait joué un rôle très important dans l’expansion de la politique coloniale anglaise dans la péninsule indienne, avait obtenu en échange de ses services le titre nobiliaire de « Sir ». Il était aussi devenu l’envoyé spécial de l’Inde dans les commissions officielles anglaises qui se tenaient à Londres.
Sir Sultan Mohamad-Chah est devenu le président de la Société des Nations de 1937 à 1939. La Société des Nations était la forme initiale de l’Organisation des Nations Unies ; elle avait été instaurée par les vainqueurs de la première guerre mondiale, qui étaient les puissances de l’époque, mais avec le déclenchement de la seconde guerre mondiale et la déclaration de guerre du Reich à la Pologne et à l’Union soviétique, cette Société des Nations s’est écroulée.
La présence ancienne des Ismaéliens dans l’organisation des nations Unies a continué ; le fils aîné de Muhammad Chah, le Prince Ali Khan, a été désigné plus tard comme ambassadeur du Pakistan aux Nations Unies.
Il est notoirement reconnu que le chef actuel des Ismaéliens, à savoir le Prince Karim Agha Khan, en tant que quarante-neuvième Imam héréditaire de l’Ismaélisme, entretient des rapports très étroits avec le gouvernement anglais ainsi qu’avec le régime israélien.

La renaissance des ismaéliens durant le siècle actuel
Le renouveau de la secte des Ismaéliens est en fait concomitant, au siècle dernier, avec la création de sectes à caractère colonial qui sont les sectes du Bahaïsme et du Babisme en Iran.
La similitude des enseignements des deux sectes est tout à fait établie et calculée d’avance et est le fait d’une même direction occulte.
En 2004, une conférence organisée par l’Université (libre) d’Agha Khan et intitulée : « Les voies de développement dans les pays du tiers monde » s’est tenue à Londres. Un des participants reconnus de cette conférence était une personnalité du régime ancien du Chah d’Iran (avant la révolution de 1979), qui, selon les rumeurs, avait assisté à cette conférence pour s’informer et se renseigner.
Ce vaste réseau d’Agha khan réalise au niveau international des activités importantes ; il opère aussi au sein du gouvernement islamique iranien actuel.
Le passé politique et culturel des dirigeants de cette secte a été exposé par les journalistes patriotes d’une organisation dénommée « Meher » (nom d’origine zoroastrienne) ; ils ont ainsi montré le degré d’influence et d’emprise du réseau d’Agha Khan sur les organismes internationaux, mis à jour ses groupes propagandistes, révélé ses sources financières, révélé aussi les échanges, les transactions économiques et commerciales que réalisent ses filiales avec les branches des compagnies multinationales.

Le développement économique et communicationnel des Ismaéliens
A l’heure actuelle, une entreprise tentaculaire internationale du nom de Caisse de développement économique d’Agha Khan, qui est en fait le centre gravitationnel, économique et financier de cette confrérie des Ismaéliens, réalise des projets d’investissements dans la plupart des pays du monde.
De nos jours, le nombre d’employés de cette entreprise est estimé à dix huis mille et ses investissements évalués à plus d’un demi milliard de dollars américains.
Il semblerait que cette organisation contrôle un vaste réseau de mass média, sur lequel on va apporter les précisions suivantes :
Le groupe de communication Nation, qui détient trois quotidiens et deux hebdomadaires, une chaîne de télévision ainsi que de radio. Il émet en direction de l’Afrique de l’Est et vers une partie du bassin méditerranée. Les émissions sont essentiellement constituées de débats et de conférences et d’annonces publicitaires sur l’Ismaélisme. Selon les organisateurs de ces moyens de communication, le but poursuivi serait la mise en place de sujet tels que le renforcement de la société civile (lien social), le développement des zones rurales, l’instruction des femmes et des jeunes filles, ainsi qu’une vaste politique d’éducation à travers l’ouverture d’universités (privées) et d’académies diverses dans la plupart des pays du monde. Les autres objectifs de cette organisation seraient le repérage et la mise sous influence de jeunes surdoués et talentueux dans les pays musulmans avec l’attribution de bourses d’études à ces derniers. Selon les ismaéliens, ces jeunes pourraient ainsi mettre en liaison dans un avenir proche la culture des pays musulmans avec les caractéristiques de la civilisation occidentale moderne.
Récemment, la branche culturelle de l’organisation d’Agha Khan a pris en charge la restauration et la rénovation des monuments historiques de l’Afghanistan ainsi que de Tadjikistan, afin d’agir sur l’opinion publique de ces pays ainsi que sur leurs élites et les masses dirigeantes. Cette confrérie a également entrepris une politique d’investissements conséquents avec la fondation Rockefeller, la fondation Ford, l’Université de Howard et la société d’informatique Microsoft aux USA, Alcatel et Bouygues en France, la fondation Shell en Angleterre, la Caisse de développement social au Japon, la Banque Eskouchay au Canada, l’Institut de la prospérité des églises des Pays Bas, le canton de Suisse. Elle mène une collaboration et des relations très étroites avec les gouvernements fédéraux de Gujrât, de Radjâstan, de Mahârachtrâ et de la région fédérale de Delhi en Inde, le rassemblement de la régulation des droits de la famille du Pakistan, le musée des antiquités de la Syrie et de Ghazakstan, le gouvernement autonome et son Etat indépendant, de la Montagne de Bâdkhchan du Tadjikistan. Enfin elle est très proche des gouvernements d’Afghanistan, de Tanzanie, de Syrie et des Philippines.
D’autre part, l’organisation d’Agha Khan, au moyen de la publication de livrets tel que « Le réseau d’extension d’Agha Khan », diffuse son histoire ainsi que ses objectifs culturels, sociaux et économiques à travers une cinquantaine de pays et des centaines de sociétés et d’organismes socio-économiques.
Dans un de ces livrets, il est dit :
« Le réseau d’expansion d’Agha Khan, est composé d’organisations privées laïques internationales, qui ont pour but l’amélioration progressive de la condition humaine et la recherche d’opportunités dans les pays en voie de développement. Pour atteindre cet objectif dans son plan de travail, ce réseau s’est alloué une somme annuelle de 230 millions de dollars américains, sans la recherche d’un intérêt ou d’agios financiers immédiats quelconques. »
Toutes ces activités ont pour seul et unique but d’accroître le degré d’exploitation des êtres humains à une grande échelle, dans les pays sous-développés et en voie de développement, notamment musulmans.