Le retour en force des talibans soutenu financier par
Iran et les rivalités au sein du gouvernement
Karzai risquent d’empêcher toute amélioration
de la situation socio politique et économique
dans le pays.
Parallèlement à la poursuite d’une
politique de l’exportation de la révolution
et du terrorisme, le pouvoir islamiste n’a épargné aucun
effort pour créer des foyers de crise. Le Liban
a été sa première expérience
et peut-être la plus coûteuse de tout. Les
mollahs ont exploité la situation singulière
du Liban pour le transformer en un foyer dangereux du
terrorisme et du fondamentalisme. Le dilemme d’Afghanistan
a été, à l’origine, créé par
les mollahs de Téhéran, et va sans doute
perdurer jusqu’au renversement de ce dernier. Au
printemps de 1979, après le changement du régime à Téhéran,
l’Union Soviétique s’appuyant sur
le changement des rapports de force dans la région,
occupa l’Afghanistan. Au cours des années
qui ont suivi cet événement, Téhéran,
tout en maintenant des relations cordiales avec Moscou,
s’est efforcé d’influencer de façon
considérable le cours des événements
en Afghanistan. Cela a été réalisé en
influençant les mouvements islamistes qui s’opposaient à la
présence soviétique. A cette fin, des structures
différentes ont été créées
au sein du Corps des gardiens de la révolution
et ministère des renseignements ayants pour mission
d’attiser les flammes de la guerre civile dans
ce pays. Plus importent encore, la présence du
régime des mollahs dans la région et ses
efforts continuels pour empêcher l’émergence
d’une alternative démocratique à Kabul,
a eu pour effet de saboter toute tentative de la réconciliation
nationale en Afghanistan. Considérer les développements
dans ce pays comme les conséquences d’un
processus naturel, serait une analyse superficielle.
Le passé et le contexte social d’Afghanistan
ne justifient guère une absence totale de mouvements
démocratiques. Deux éléments y ont
eu un impact négatif : le rôle actif joué par
Téhéran et le rôle de l’occident,
en particulier celui des Etats-Unis, qui ont composé avec
différentes forces réactionnaires en Afghanistan.
L’occident n’a donc rien fait pour contrecarrer
le rôle dévastateur de Téhéran
dans la création du climat que l’on connaît.
Pour tant les Etats-Unis n’élaborent pas
une stratégie correcte et réaliste pour
mettre fin à cette situation aggravée par
les mollahs.
à
cause des mollahs en Iran le fondamentalisme persiste
en Afghanistan, ainsi que son frère jumeau le
terrorisme demeure toujours parallèlement, c’est
une menace pour la sécurité et la paix,
ce qui en pêche d’établir un ordre
socio politique et économique afin de réaliser
tous les projets de reconstruction et de développement
dans le pays.
Le roi Abdullah II, lors de sa visite à Washington
en mai 2001, a soulevé la question du terrorisme
dans son pays et par lequel le gouvernement jordanien
est inquiété au sujet de l’intensification
des activités iraniennes. C’est un changement
important, car la Jordanie avait constaté ces
derniers années une l’intensification des
activités terroristes iraniens dans la région.
Les sources :
1) Le renseignement provenant de l’organisation
PARS en Iran
2) Le quotidien Ettela’at, Téhéran,
le 6 mai 1989
3) Ressalat, Téhéran, le 20 juillet 1987
4) Kayhan, Téhéran, le 21 octobre 1991
5) Ressalat, Téhéran, le 7 juillet 1991
6) Ettela’at, Téhéran, le 7 juillet
1991
7) Patrick Clawson, Wall Street Journal, le 16 juillet
1991
8) Arya, Téhéran, mars 2000
9) international Herald Tribune, le 3 avril 2001
10) Colin Pawell, scéance d’audience devant « Appropriation
Subcommittee » de sénat américain,
le 3 mai 2001
11) Département d’Etat, Patterns of Global
Terrorism (Washington D.C ; GPO, 2001)
12) Los Angeles Times, le 6 mai 2001