Accueil

 


Revue IRAN-INFO-PARS - 18
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité pour le Renversement

UN TERRORISTE VIRTUEL

 


 

Pour certains observateurs, Abou Moussa az-Zarqaoui ne serait que pure légende, inventée par les Etats-Unis. Si cela se révélait exact, il faudrait y voir une confirmation de la tendance qui fait osciller en permanence tout mouvement de « résistance » entre le réel et le virtuel. Et le premier à qui s’applique cette observation est Oussama Ben Laden lui-même. Vaguement présent derrière tout attentat, on peut le faire apparaître au besoin à tout instant et à tout moment, puisqu’il vit – comme son disciple Zarqaoui – partout et nulle part ! Le problème est que la « résistance » des Zarqaoui et des Ben Laden. se manifeste à contre-temps et oscille elle aussi entre réalité et virtualité. On ne peut pas en parler dans les termes que l’on utilisait par le passé, car le « colonialisme » américain en Irak arrive bien après la fin du colonialisme et des résistances qui l’ont combattu. Tous les éléments qui caractérisaient la lutte classique contre le colonialisme ont disparu. L’Union soviétique s’est désagrégée. A la place des masses et des peuples, on a affaire à des communautés et à des religions. Le discours politique a été remplacé par une prolifération d’images. Les pays ayant accédé à l’indépendance, porteurs de promesses et de projets, ont vécu l’échec et la faillite. Les terroristes n’ont eu qu’à cueillir les fruits des frustrations que ces échecs ont engendrées. La « résistance » à l’œuvre en Irak et dont Zarqaoui est le symbole est la preuve de la décadence et de la perte de sens que nous vivons. Cette résistance à contretemps ne trouve son expression que dans les décapitations, égorgements et autres sacrifices humains.
AI Hayat (extraits), Londres