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Revue IRAN-INFO-PARS - 18
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité pour le Renversement

LA RÉPUBLIQUE CONSTITUTIONNELLE EN IRAN

 


 

La République est un système dans lequel les responsables sont élus par le peuple et doivent répondre aux revendications de celui-ci. Ainsi, dans cette définition, les adjectifs démocratique, populaire, libre, etc. seront inutiles. Or, un aperçu des pays géré par un système soi-disant républicain, montre que le suffrage universel et la volonté populaire n’ont aucun effet dans leur fonctionnement. Certaines de ces Républiques connaissent même un système héréditaire et un climat de terreur et de dictature y règne. La plupart de ces républiques se situent dans les pays colonisés. Dans ces pays, le colonialisme a toujours utilisé ses valets pour réprimer les mouvements populaires épris de liberté et de droit. Par conséquent le système républicain a perdu son sens réel. En ce qui concerne l’Iran, pour que ce pays soit libre et prospère, nous voulons une République constitutionnelle.Autrement dit la république constitutionnelle n’existera que si elle respecte la volonté de la majorité de la population avec des objectifs constructifs, patriotiques et populaires permettant des acquis humains et l’évolution économique, culturelle et le bien-être du peuple iranien.
Les points de vue de la république constitutionnelle :
1) La création d’une société moderne et développée dans laquelle la religion sera séparée de l’Etat.
2) L’évolution économique, politique et culturelle doit aller dans le sens de la volonté de la majorité de la population.
3) Les relations entre le peuple et les responsables de la république constitutionnelle seront gérées par les lois civiques avec la volonté populaire.
4) Tout Iranien bénéficiera de droits égaux abstraction faite de sa religion, et de son appartenance ethnique et de son sexe.
5) La diversité culturelle, ethnique et religieuse sera reconnue, l’autonomie et les libertés culturelles et sociales seront reconnues car le respect des droits civiques, comme indiqué dans la charte des droits de l’homme, n’est pas en contradiction avec l’unité du pays.
6) Les contradictions constructives et les différentes idées avancées par les partis politiques différents permettront de faire avancer la société iranienne dans tous les domaines.
7) L’utilisation des projets et des programmes agricoles, industriels, miniers et touristiques et le libre investissement pour l’augmentation du capital et de la richesse nationale permettra l’amélioration du bien-être du peuple et d’assurer l’égalité des chances à tous les individus.
8) Des relations humaines et équitables seront établies entre les ouvriers et les employeurs, entre les employés et leurs responsables ; le respect de la justice sociale et donc la responsabilisation du gouvernement en vue d’assurer le bien-être social pour le peuple sera la règle.
9) Le peuple sera soutenu par son gouvernement ; toute personne aura le droit de bénéficier du logement, de la nourriture, de la santé et des services sociaux nécessaires. Toute personne bénéficiera de l’assistance en cas de chômage, d’invalidité, de vieillesse. La famille, base naturelle et fondamentale de la société, sera soutenue par les pouvoirs publics.
10) Toute personne sera libre dans la choix de pensée, de conscience et de religion. Elle pourra changer de religion et de foi de manière collective ou privée.
11) En aucun cas, ces libertés ne doivent être contraires aux intérêts du pays.
12) Le régime de la république constitutionnelle sera populaire et au service du peuple iranien. Il mettra en œuvre tout ce que ce peuple désirera en sa majorité. Il doit écouter la volonté populaire.
Comme on peut le voir, dans la république constitutionnelle, les relations entre les responsables seront régies par la volonté populaire. Les élus seront des exécutants dont la légitimité provient du peuple et la République devra répondre de ses actes face au peuple iranien.
Dans le cadre de cette structure qui est continuellement en évolution, nous pourrons résister aux crises régionales et internationales.
Pour atteindre cet objectif, nous avons besoin d’un bouleversement social, culturel et économique en Iran. Les méfaits du régime actuel dans lequel la plupart des hommes politiques, des intellectuels et les prétendus opposants soumis aux étrangers est le plus grand obstacle à la réalisation de ce projet.
La première étape pour atteindre ce but consiste à la mise en œuvre d’une révolution culturelle et sociale par laquelle on peut accélérer la chute de la république islamique.
Le peuple iranien doit se reconstruire : penser à l’iranienne, agir à l’iranienne. Sa devise : « la bonne pensée, la bonne parole et la bonne action » l’a toujours guidé à travers les siècles et l’a conduit aux victoires.
Actuellement, contrairement aux apparences, il n’existe pas en Iran une république islamique. Ce qui existe est un triangle de pouvoir composé par les frères musulmans, la franc-maçonnerie et le sionisme dont le centre névralgique se situe à Londres. Aussi bien le peuple iranien que les Américains et les européens et même les pays de l’Asie orientale se trouvent sous le même système néo-colonial.
Aujourd’hui, en raison des conditions économique, politique et sociale, le régime islamique est en train de s’écrouler. Le système triangulaire agit en plein jour pour empêcher sa destruction.
Aujourd’hui, l’unité et la solidarité de l’ensemble des Iraniens est le gage de la victoire de la liberté et de l’avènement de la république constitutionnelle iranienne.