La République est un système
dans lequel les responsables sont élus par le peuple
et doivent répondre aux revendications de celui-ci. Ainsi,
dans cette définition, les adjectifs démocratique,
populaire, libre, etc. seront inutiles. Or, un aperçu
des pays géré par un système soi-disant
républicain, montre que le suffrage universel et la volonté
populaire n’ont aucun effet dans leur fonctionnement.
Certaines de ces Républiques connaissent même un
système héréditaire et un climat de terreur
et de dictature y règne. La plupart de ces républiques
se situent dans les pays colonisés. Dans ces pays, le
colonialisme a toujours utilisé ses valets pour réprimer
les mouvements populaires épris de liberté et
de droit. Par conséquent le système républicain
a perdu son sens réel. En ce qui concerne l’Iran,
pour que ce pays soit libre et prospère, nous voulons
une République constitutionnelle.Autrement dit la république
constitutionnelle n’existera que si elle respecte la volonté
de la majorité de la population avec des objectifs constructifs,
patriotiques et populaires permettant des acquis humains et
l’évolution économique, culturelle et le
bien-être du peuple iranien.
Les points de vue de la république constitutionnelle
:
1) La création d’une société moderne
et développée dans laquelle la religion sera séparée
de l’Etat.
2) L’évolution économique, politique et
culturelle doit aller dans le sens de la volonté de la
majorité de la population.
3) Les relations entre le peuple et les responsables de la république
constitutionnelle seront gérées par les lois civiques
avec la volonté populaire.
4) Tout Iranien bénéficiera de droits égaux
abstraction faite de sa religion, et de son appartenance ethnique
et de son sexe.
5) La diversité culturelle, ethnique et religieuse sera
reconnue, l’autonomie et les libertés culturelles
et sociales seront reconnues car le respect des droits civiques,
comme indiqué dans la charte des droits de l’homme,
n’est pas en contradiction avec l’unité du
pays.
6) Les contradictions constructives et les différentes
idées avancées par les partis politiques différents
permettront de faire avancer la société iranienne
dans tous les domaines.
7) L’utilisation des projets et des programmes agricoles,
industriels, miniers et touristiques et le libre investissement
pour l’augmentation du capital et de la richesse nationale
permettra l’amélioration du bien-être du
peuple et d’assurer l’égalité des
chances à tous les individus.
8) Des relations humaines et équitables seront établies
entre les ouvriers et les employeurs, entre les employés
et leurs responsables ; le respect de la justice sociale et
donc la responsabilisation du gouvernement en vue d’assurer
le bien-être social pour le peuple sera la règle.
9) Le peuple sera soutenu par son gouvernement ; toute personne
aura le droit de bénéficier du logement, de la
nourriture, de la santé et des services sociaux nécessaires.
Toute personne bénéficiera de l’assistance
en cas de chômage, d’invalidité, de vieillesse.
La famille, base naturelle et fondamentale de la société,
sera soutenue par les pouvoirs publics.
10) Toute personne sera libre dans la choix de pensée,
de conscience et de religion. Elle pourra changer de religion
et de foi de manière collective ou privée.
11) En aucun cas, ces libertés ne doivent être
contraires aux intérêts du pays.
12) Le régime de la république constitutionnelle
sera populaire et au service du peuple iranien. Il mettra en
œuvre tout ce que ce peuple désirera en sa majorité.
Il doit écouter la volonté populaire.
Comme on peut le voir, dans la république constitutionnelle,
les relations entre les responsables seront régies par
la volonté populaire. Les élus seront des exécutants
dont la légitimité provient du peuple et la République
devra répondre de ses actes face au peuple iranien.
Dans le cadre de cette structure qui est continuellement en
évolution, nous pourrons résister aux crises régionales
et internationales.
Pour atteindre cet objectif, nous avons besoin d’un bouleversement
social, culturel et économique en Iran. Les méfaits
du régime actuel dans lequel la plupart des hommes politiques,
des intellectuels et les prétendus opposants soumis aux
étrangers est le plus grand obstacle à la réalisation
de ce projet.
La première étape pour atteindre ce but consiste
à la mise en œuvre d’une révolution
culturelle et sociale par laquelle on peut accélérer
la chute de la république islamique.
Le peuple iranien doit se reconstruire : penser à l’iranienne,
agir à l’iranienne. Sa devise : « la bonne
pensée, la bonne parole et la bonne action » l’a
toujours guidé à travers les siècles et
l’a conduit aux victoires.
Actuellement, contrairement aux apparences, il n’existe
pas en Iran une république islamique. Ce qui existe est
un triangle de pouvoir composé par les frères
musulmans, la franc-maçonnerie et le sionisme dont le
centre névralgique se situe à Londres. Aussi bien
le peuple iranien que les Américains et les européens
et même les pays de l’Asie orientale se trouvent
sous le même système néo-colonial.
Aujourd’hui, en raison des conditions économique,
politique et sociale, le régime islamique est en train
de s’écrouler. Le système triangulaire agit
en plein jour pour empêcher sa destruction.
Aujourd’hui, l’unité et la solidarité
de l’ensemble des Iraniens est le gage de la victoire
de la liberté et de l’avènement de la république
constitutionnelle iranienne.