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Revue IRAN-INFO-PARS - 17
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité pour le Renversement

POUTINE TRANCHE EN FAVEUR DE KYOTO

 


 

Le gouvernement russe a donné le feu vert, le jeudi 30 septembre, à la ratifi­cation du protocole de Kyoto par la Douma, la Chambre basse. Cette déci­sion est extrêmement importante puis­qu’elle va permettre l’entrée en vigueur du traité pour la réduction d’émissions de gaz à effet de serre signé en 1997.

Le refus des Etats-Unis de le ratifier avait fait de la Russie un partenaire incontournable pour les Européens, les meilleurs défenseurs du projet. Mais c’est avec une forte dose de scepti­cisme que Moscou se rallie. « Qu’est-ce qu’une décision aussi lourde signifie pour notre pays ? s’interroge le journal officiel Rossiiskaïa Gazeta. Plusieurs observateurs ont affirmé que « le fac­teur Kyoto » était la monnaie d’échange d’un libre accès des marchandises de Russie dans l’Union européenne et, grâce au soutien actif de cette dernière, de l’entrée dans l’Organisation mondia­le du commerce (OMC). »

« Peu de gens doutent de l’issue positive du vote des députés russes, note de son côté Vremia Novostieï. D’autant plus que la décision de ratifier le protocole vient du sommet et relève manifestement de considérations politi­ques. » L’examen de passage du pro­tocole devant les députés pourrait avoir lieu dans quelques semaines. Trois commissions, économique, écologique et politique, l’étudieront. « Mais, si le président russe le juge nécessaire, toutes ces commissions en viendront à bout en une semaine. »

La Russie, qui dispose d’une réserve stratégique de droits d’émission de CO2 monnayables, pourrait tirer des avanta­ges non négligeables du futur système de régulation international. « D’après les données du service fédéral russe d’hydrométéorologie et de surveillance de l’environnement, elle s’élève à 2,36 milliards de tonnes, plus 605 millions de tonnes supplémentaires négociées par Moscou en compensation de l’absorp­tion par les forêts russes de gaz car­bonique », indique Kommersant. Cer­tains opposants au protocole estiment néanmoins que « le tarif est bas : cinq dollars pour une tonne de gaz carboni­que », rapporte la Rossiiskaïa Gazeta. La vente de quotas pourrait rapporter à la Russie entre 200 et 400 millions de dollars.

Courrier International N° 727