UNE NOUVELLE RUSE POUR
TROMPER LE PEUPLE IRANIEN
Le peuple iranien
doit encore se tromper pour les détenteurs du régime, pour
croire que la souveraineté et l’indépendance du pays, son
bien-être, sa tranquillité et sa dignité pourraient être assurés
sans le renversement du régime en place.
Une nouvelle
campagne de propagande a été lancée ces jours-ci pour l’après-Khatami.
Nous espérons que le peuple iranien ne se laissera pas abuser
une nouvelle fois par ces ruses, qu’il ne participera pas à
cette campagne et continuera à se préparer pour le
renversement du régime.
Après avoir nommé
un de ses proches comme président du parlement, Khaménéi avait
décidé d’en nommer un autre au poste du président de la
République. Son choix était porté sur Ali Akbar Valayati, son
conseiller et ancien ministre des Affaires étrangères. Or,
celui-ci, condamné par le tribunal de Mikonos, est poursuivi au
niveau international et ne peut quitter le pas. Cette situation
fit pencher le choix vers Mir Hossein Moussavi, un personnage
intégriste et fidèle au régime de l’Islam révolutionnaire et
qui a œuvré pour la destruction de l’Iran.
Selon les
spécialistes du régime, Moussavi peut être un élément d’union
entre le front de la participation islamique, l’assemblée des
religieux combattants et le parti de la construction, autrement
dit l’ensemble des organes étatiques corrompus.
Un aperçu de la
situation en Iran permet de constater que la campagne
présidentielle de 2005 a commencé extraordinairement tôt car la
position du régime est largement menacée à l’intérieur du pays
et à l’étranger. Aussi, le régime cherche à trouver un élément
nouveau pour détourner l’opinion publique à l’intérieur du pays
et à l’étranger. Pour ce faire, il doit chercher un candidat
qui, religieux mais sans turban, puisse préserver les intérêts
généraux du régime islamique.
Après sept ans
depuis l’avènement de Khatami et les événements qui ont déroulé
en Iran, la question est de savoir si le régime islamique et ses
défenseurs internationaux sauront en mesure, par le biais
d’éléments comme Mir Hossein Moussavi, de tromper le peuple pour
que celui-ci, espérant la liberté et le bien-être fictifs, se
rend aux urnes.
Nous constations
aujourd’hui une nouvelle période de conflit entre les
gouvernants et le peuple. Ils veulent conduire le peuple à bout
de souffle et l’obliger à se rendre aux urnes en espérant, par
ce biais, de pouvoir se libérer du joug des oppresseurs et
rechercher un nouveau faux libérateur. Aussi, le régime pourrait
survivre encore un laps de temps.
Nous avons
souvent répété que le régime iranien a une forme pyramidale à la
tête de laquelle se trouve le Guide et dont le corps est formé
par l’ensemble des éléments du régime occupés au crime, à la
spoliation et à la corruption. Le peuple, victime, se trouve
dans une situation de désuétude, de misère et d’infortune.
L’existence d’un
président de la République en tant que chef du pouvoir exécutif,
d’un chef du pouvoir législatif et d’un autre pour le pouvoir
juridique... tentent à leurrer l’opinion publique
internationale et les opposants en prouvant que l’Iran est doté
au moins apparemment de tous les organes démocratiques et que
ceux-ci sont élus par le peuple.
Nous espérons
que le peuple iranien aurait atteint un tel degré de maturité
pour discerner les jeux du régime, qu’il se détourne tout
d’abord des urnes et qu’ensuite avec une planification commune
avec l’Organisation Pars et le Comité pour le Renversement,
prépare le terrain à la disparition complète des ennemis du
peuple qui tiennent actuellement les rênes du pouvoir.