UN EXPERT :
LA RUSSIE DOIT COOPÉRER ÉNERGIQUEMENT AVEC L’IRAN
DANS LE DOMAINE DU NUCLÉAIRE CIVIL
MOSCOU,
17mars – RIA-Novosti. La Russie doit occuper
une position plus active en coopérant avec l’Iran
dans le domaine du nucléaire civil, a affirmé Radjab
Safarov, directeur du Centre des études sur l’Iran
contemporain, lors d’une conférence de presse à Moscou
mercredi.
Ayant passé, au milieu des années 90, un contrat
de construction du premier réacteur de la centrale nucléaire
de Bushehr, sur le Golfe persique, la Russie a eu une bonne
occasion de prouver à la communauté internationale
que ses technologies nucléaires correspondent aux meilleurs
standards, a-t-il notamment indiqué.
«
Le projet iranien est une bonne occasion pour la Russie de
prouver son potentiel dans ce domaine, et pourtant, un seul
réacteur est construit depuis neuf ans déjà,
ce qui crée une certaine image de la Russie »,
a-t-il affirmé.
«
Si la construction de la centrale est poursuivie à cette
vitesse là, la Russie risque de perdre des appels d’offres » dans
le monde, a rappelé Radjab Safarov. Selon lui, « la
Russie a perdu l’appel d’offres en Finlande pour
la construction de deux réacteurs et cela est à bien
des égards le résultat de la
qui s’est créée sur la
future centrale de Bushehr.
Il y a deux ans, a-t-il rappelé, le gouvernement russe a adopté un
document sur la coopération à long terme avec l’Iran dans
le domaine de l’énergie atomique civile. Mais, malgré l’intérêt
que Moscou porte à ce projet, il est réalisé avec des
atermoiements,
Si le lancement du réacteur est réalisé à la fin
de 2005, la centrale ne sera opérationnelle qu’à la première
moitié de 2006.
Face à l’Iran, la Russie est dans l’expectative : on a l’impression
que la Russie veut montrer à la communauté internationale qu’elle
n’est pas trop intéressée à coopérer avec l’Iran,
donnant toutefois à comprendre qu’elle a un bon potentiel dans ce
domaine », a constaté Radjab Safarov.