LETTRE
OUVERTE AUX DIRIGEANTS DU PSOE
« Nous, opposants iraniens de toujours, en exil en Europe,
nous lançons un pressant appel aux nouveaux dirigeants
socialistes espagnols afin qu’en retirant leurs forces
armées de l’Irak occupé, il n’arrête
pas là leur effort de paix. Toutes les leçons
doivent être tirées de la tragédie madrilène
: ce n’est qu’en restaurant une démocratie
véritable en Iran que la Communauté internationale
peut espérer un retour à la stabilité dans
un Proche-Orient en guerre et profondément déchiré par
les politiques irresponsables, voire intentionnellement criminelles,
des Etats-Unis.
Faute de quoi, si la mollarchie de Téhéran n’est
pas chassée, demain une nouvelle république islamique
s’installera sur les décombres de l’Irak
martyr. C’est là le projet avoué de la
théocratie iranienne dont les ambitions sont restées
intactes.
C’est peut-être également là l’explication
la plus plausible de la vague de terreur qui s’est abattue
sur Madrid. Ceux qui comptaient mentir impunément ont été punis.
La piste de l’ETA comme unique auteur des attentats fait
long feu, tel est pris qui croyait prendre. Aznar a été le
grand perdant au sinistre jeu du mensonge et c’est tant
mieux. Il reste aux dirigeants du PSOE d’aller au bout
de leur logique de paix. Il s’agit maintenant en quittant
l’Irak et alors que la coalition anglo-saxonne se délite
et laissera place à un pouvoir islamiste, de soutenir
fermement les résistances européennes au régime
de Téhéran sans la chute duquel il ne saurait
y avoir ni de paix générale, ni de répit
véritable dans la guerre terroriste ». 15 Mars
2004