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Revue IRAN-INFO-PARS - 14
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité pour le Renversement

Aznar battu aux élections
L’échec d’une politique de complaisance à l’égard de l’Atlantisme !

Aznar a été battu. Le peuple espagnol l’a déclaré coupable et ce n’est que justice ! Aznar a du sang sur les mains : le sang des soldats espagnols qu’il a envoyé à la mort en Irak ; le sang des civils irakiens assassinés par la coalition anglo-américaine ; dernièrement, le sang des 198 victimes des attentats de Madrid, mais aussi et surtout, dans le silence complice des médias occidentaux, le sang de tous les patriotes iraniens victimes de sa politique criminelle de collusion avec le régime théocratique de Téhéran.
À coup de tromperies, Aznar a engagé son pays dans une guerre d’agression en Mésopotamie, cela contre la volonté de 90 % des Espagnols. Dans le même temps, sans publicité il resserrait les liens de son gouvernement avec les mollahs, relayant en cela les volontés de son maître d’outre-Atlantique.
Aznar n’est cependant que le premier à tomber, après lui ce sera au tour de Blair et peut-être de Bush. Le premier donc mais pas le dernier à payer d’une défaite cinglante son mépris de la démocratie et de la volonté populaire. Juste retour de bâton en contrepartie de sa politique éhontée de tromperies et de manipulations.
Aznar a en effet soutenu sans vergogne, de toute son autorité, les formidables mensonges de l’Administration Bush empressée d’installer un chaos total au Proche-Orient. Cela sous prétexte de combattre un terrorisme qu’elle a elle-même suscité et à l’origine financé, équipé et entraîné. Hier en Afghanistan, en Bosnie et en Tchétchénie, demain où ? Car l’Amérique ne règne que sur les peuples vaincus et détruits. Elle aime les guerres et les champs de ruines. Les marchés de reconstruction depuis le Plan Marshall sont pour elle et son économie éternellement malade, une manne bénie du ciel.
Aznar, après avoir lui-même voté ce fameux dimanche électoral sous les crachats et les huées, aura peut-être finalement un sursaut de dignité et fera taire les rumeurs : celles qui sous-entendent qu’il aurait pu laisser se perpétrer les sanglants attentats de Madrid en espérant rallier l’opinion espagnole indécise voire défaillante et par un vote massif faire ainsi plébisciter sa politique d’alignement inconditionnel sur les Etats-Unis.
Al Qaïda est qualifiée par les perroquets des médias, de « nébuleuse ». Chacun sait qu’elle n’est en fait n’est qu’un trompe l’œil inventé par l’Amérique pour tenter de justifier ses guerres.
Cependant les terroristes marocains et indiens de Madrid ne doivent pas masquer la présence de membres des Al-Ansar parmi les terroristes et vraisemblablement instrumentés par Téhéran. Comme pour Lockerbie, il faut en effet un coupable sur mesure. Chacun sait que Khadafi n’était pas à l’époque le véritable donneur d’ordre. Il avait agi dans l’ombre de Téhéran. Il faudrait ici donc chercher qui se cache derrière la « mouvance » Al-Qaïda ? Quelles sont les complicités, les relais inavouables, les alliances contre-nature qui sous-tendent ces opérations à grand-spectacle?
_Aznar commence lui, à payer le prix de sa trahison de la démocratie vraie, sa trahison du peuple espagnol et des peuples d’Orient. Ses « montages » et ses mensonges se sont effondrés en 48 heures et la sanction des urnes a été sans appel. Les peuples européens commencent ici à découvrir que derrière le masque républicain peuvent se cacher les pires dictatures. Le vote sanction de l’Espagne n’est à ce titre qu’une première manifestation de la colère des peuples trompés et abusés.
Mais il reste au bout du compte à faire toute la lumière sur les liens existant entre le gouvernement d’Aznar et les usurpateurs de Téhéran. Il est possible que ces derniers aient choisi leur heure pour trahir une alliance secrète et faire tomber leur complice espagnol. Car qui pouvaient ignorer que les Espagnols se retireraient d’Irak et avec eux d’autres membres de cette coalition construite de brie et de broc par les Américains ? Téhéran espère peut-être maintenant étendre son pouvoir et faire main basse sur l’Irak grâce à la stupidité d’une poignée de dirigeants occidentaux plus ou moins corrompus.