APPEL A LA NATION IRANIENNE
« Hommes et femmes d’Iran, le temps est venu de la délivrance.
Le régime de terreur et de misère des religieux n’a que trop
duré. La coupe du malheur est pleine. Nos vies ont été volées,
nos existence en partie détruites et la jeunesse d’Iran est sans
avenir et sans espoir. Beaucoup parmi les meilleurs ont préféré l’exil
loin de leur famille et de leur patrie. Souvent ils ont su prospérer parmi
ceux qui les ont accueillis, mais ils se languissent cruellement de leur pays.
Qui n’aspire après une longue absence à retrouver la vie
d’antan, à vivre parmi les siens ? Pour tous, pour ceux qui subissent
le joug de la dictature sur la terre d’Iran comme pour ceux qui ont cherché refuge à l’étranger,
le temps est enfin venu de libérer l’Iran asservi à la folie
d’une poignée de fanatiques.
En rupture avec la politique européenne de ces dernières années,
l’Amérique a désigné le régime théocratique
comme une menace pour la paix et l’équilibre international. Mais
il y a loin des déclarations à l’action. Les jours des ayatollahs
sont donc comptés.
Mais le salut ne peut venir que de nous-mêmes. L’Iran uni sera victorieux
ou bien il connaîtra pour longtemps des troubles ou une anarchie comparables à celles
de l’Irak aujourd’hui. Cela nous le refusons. Car le chaos social
et économique accompagne inéluctablement l’ingérence
des démocraties dans les affaires des autres : regardez la Russie. Nous
ne voulons pas non plus d’un gouvernement inféodé à des
intérêts extérieurs et dirigé par des hommes choisis
pour leur fidélité à des politiques globalisantes. Sinon
l’Iran sera réduit à n’être plus qu’un
simple pion sur l’échiquier international.
Cela non plus nous ne le voulons pas !
C’est pourquoi nous devons aujourd’hui prendre nous-mêmes en
mains notre destin. De nous dépend en effet la nature et la forme des
changements politiques qui doivent intervenir en Iran dans les mois qui viennent.
De nous dépend maintenant notre avenir dans un pays libéré et
qui saura rester libre parce que nous l’aurons voulu de toutes nos forces,
de tout notre cœur et de toute notre âme.
Si demain, dans les mois ou les semaines qui viennent, tous les Iraniens, ceux
de notre terre d’Iran et ceux de l’exil, hommes et femmes, riches
ou humbles, le décident ensemble, d’un seul mouvement, alors le
régime s’abattra comme un château de cartes !
Les manifestations populaires de rejet du système islamiste se sont multipliées
depuis ces dernières années sans que la répression ait pu
freiner la montée de la colère du peuple iranien. Cependant l’opposition
intérieure ne peut rien tant que l’Occident continue à reconnaître
et à soutenir le régime corrompu des ayatollahs.
Le rôle de l’opposition extérieure doit être d’alerter
l’opinion publique occidentale pour qu’elle exige de ses dirigeants
qu’ils renoncent à cautionner et à protéger la dictature
sanglante au pouvoir à Téhéran.
Isolé sur la scène internationale, abandonné de l’Europe
et de la Russie, l’Iran théocratique tombera de lui-même sous
la pression populaire. Alors s’opérera la jonction entre les forces
d’oppositions intérieures et extérieures pour commencer
la reconstruction de la Nation iranienne.
Ceci n’est pas un rêve mais la réalité. Et jamais en
vingt-trois ans nous n’avons été aussi près du but.
Mais il faut au préalable que toutes les oppositions extérieures
se rassemblent et s’unissent puissamment pour mobiliser l’opinion
publique internationale et modifier les politiques complaisantes, et parfois
complices, des démocraties à l’égard de la dictature
islamiste.
Si celle-ci, d’ailleurs, a pu se maintenir si longtemps malgré son échec
total c’est en fin de compte à cause de la désunion mortelle
des oppositions. Aujourd’hui le temps de la division est révolu
!
De ce point de vue, « PARS » entend réaliser l’unification
pour la victoire de toutes les forces d’opposition. L’organisation « PARS » dès
sa fondation s’est donné pour objectif de faire cesser les querelles
qui divisent les opposants iraniens : républicains et monarchistes, démocrates
de gauche ou de droite, religieux ou laïques...
Les liens établis aux Etats-Unis et en Europe, les échanges incessants
entre les diverses communautés de l’exil, montrent que toutes les
composantes de l’opposition sont actuellement prêtes à faire
taire une fois pour toutes leurs divergences et à s’unir pour la
victoire. Partout, à New York comme à Los Angeles, à Londres, à Paris
ou Francfort les patriotes se rallient à notre programme d’union
des oppositions pour le renversement.
Nous touchons donc maintenant au but. Assurés de l’adhésion
de la majorité des Iraniens de l’exil, stimulés par la révolte
des foules iraniennes et le renforcement des réseaux de résistance
intérieure, le bureau politique de « PARS » entend dès
lors assumer pleinement ses responsabilités historiques envers le peuple
iranien.
Ainsi depuis Now Ruz, notre Nouvel An iranien, « PARS » assure désormais
la coordination politique générale des oppositions extérieures
en vue de piloter le processus de renversement.
Mais il n’appartient à nuls autres qu’à nous mêmes
d’accélérer le cours des choses et de précipiter la
chute du régime honni.
Seule l’union des forces peut y parvenir. Seul PARS aujourd’hui défend
cette ligne politique. Seul « PARS » possède la capacité morale
et matérielle de fédérer les forces d’opposition susceptibles
d’obliger les démocraties occidentales à lâcher le
régime corrompu de Téhéran.
«
PARS » a su depuis sa fondation faire la preuve d’une inflexible
volonté en vue de réaliser cette union, sans parti pris, dans l’intérêt
exclusif et absolu de la Nation iranienne.
Aussi j’appelle solennellement tous les Iraniens, hommes et femmes de l’exil,
quelque soit leur choix politiques ou confessionnels, à rejoindre les
rangs de « PARS » pour qu’ensemble nous jetions les bases d’un
nouvel avenir. Pour qu’ensemble nous parvenions à mobiliser toutes
les ressources humaines et matérielles nécessaires à abattre
cette dictature qui a détruit tant de vies et ruiné tant d’espoirs.
Rejoignez « PARS ». Ensemble organisons notre victoire. Unissons-nous
et demain nous fêterons notre retour sur la terre de nos pères et
de nos mères.
Dr.A. Nouri. Paris 20 Mars 2004