Accueil

 


Revue IRAN-INFO-PARS - 11
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité pour le Renversement

Membre d'Al Qaida en Iran

L’Iran mènerait des pourparlers secrets avec l’Egypte, le Koweit et l’Arabie saoudite pour l’extradition de responsables de premier plan d’Al-Qaïda qui ont été arrêtés sur son territoire.
Selon des sources diplomatiques, trois hauts dirigeants du réseau terroriste d’Oussama ben Laden figureraient parmi les détenus. L’extradition de ses hommes recherchés par les Etats-Unis porterait un coup très dur à Al-Qaïda, a-t-on ajouté de même source. « Il y de fortes raisons de croire que l’Iran détient des membres importants d’Al-Qaïda », a déclaré un diplomate bien placé. « Mais les négociations pour leur extradition sont très délicates, alors pour l’instant il n’y a pas eu d’annonce officielle sur leur identité », a-t-il ajouté sous le couvert de l’anonymat.
Le premier détenu serait l’Egyptien Saïf al-Adel, qui serait le nouveau numéro trois d’Al-Qaïda après le décès présumé en Afghanistan du chef des opérations militaires Mohammad Atef. Le deuxième est Saad ben Laden, l’un des fils d’Oussama ben Laden, un Saou- dien déchu de sa nationalité, alors que le troisième serait le porte-parole d’Al-Qaïda, Soulaimane Abou Ghaïth, un Koweitien également déchu de sa nationalité. Citant « des sources diplomatiques occidentales », la télévision satellitaire arabe Al-Arabiya avait annoncé vendredi 27 juin que le numéro deux d’Al-Qaïda Ayman Al-Zawahiri figurait, avec Abou Ghaïth et l’un des fils de ben Laden, parmi les membres d’Al-Qaïda arrêtés en Iran. Le secrétaire d’Etat américain Colin Powell a affirmé ne pas savoir si Zawahiri avait été arrêté en Iran.
La presse arabe avait également affirmé que Abou Moussa Zarqaoui, un Jordanien d’origine palestinienne soupçonné d’être basé en Irak avant la chute de Saddam Hussein, se trouvait en Iran. Mais les diplomates interrogés à Téhéran n’ont pas pu confirmer cette information. Les dirigeants iraniens avaient déjà affirmé qu’une « poignée » de membres du réseau terroriste avaient été arrêtés en Iran avant les attentats de Ryad, le 12 mai dernier, qui ont fait 35 morts, dont neuf Américains.
Le porte-parole du gouvernement iranien Abdollah Ramezanzadeh a affirmé que de nombreux détenus étaient en cours d’identification, mais il a ajouté que leurs noms ne seront probablement jamais rendus publics. « Nous n’avons pu identifier tous les membres d’Al-Qaïda (détenus), et même si on l’a fait, il n’y a pas de raison pour que nous donnions leurs noms à la presse. Il s’agit d’une question de sécurité et c’est ainsi que l’appareil sécuritaire fonctionne », a-t-il ajouté.
Selon les diplomates, les négociations d’extradition font cependant face à des obstacles, l’Iran ayant des relations diplomatiques limitées avec l’Egypte et deux des suspects ayant été déchus de leur nationalité koweïtienne et saoudienne.

RTBF, le 28/06/03