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Revue IRAN-INFO-PARS - 11
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité pour le Renversement

Téhéran veut oublier 1999

Les autorités iraniennes ont interdit toute manifestation aujourd’hui, à l’occasion du 9 juillet, date anniversaire des manifestations étudiantes de 1999.

Dénonçant cette interdiction, le principal groupe étudiant, le Bureau de la consolidation de l’unité (BCU), qui réunit la plupart des associations islamiques des étudiants de Téhéran et de province, a annoncé un si-tin devant les bureaux des Nations unies à Téhéran aujourd’hui. Mais il est peu probable que la police autorise un tel rassemblement. Dans une lettre ouverte de huit pages, les responsables du BCU lancent « un appel à l’aide » au secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, et dénoncent « cette période noire » et « l’apartheid politique et social ». Le BCU rappelle les cas de torture, l’assassinat d’intellectuels et d’opposants politiques en 1998, les arrestations d’étudiants et de journalistes. Le 9 juillet 1999, une petite manifestation nocturne de 200 étudiants devant l’entrée du campus d’Amir Abad avait provoqué l’intervention de la police et d’extrémistes islamistes. Plusieurs bâtiments du campus avaient été alors complètement saccagés et des centaines d’étudiants blessés. Officiellement, une personne avait été tuée par balle à l’intérieur du campus. Le 10 juin dernier, c’est encore une petite manifestation étudiante nocturne – devant le même campus – contre un projet de privatisation des universités qui avait été à l’origine du mouvement de protestation qui a duré dix jours à Téhéran et en province.
Selon le procureur général du pays, l’ayatollah Abdolnabi Namazi, 4 000 manifestants ont été arrêtés à Téhéran et en province et 2 000 d’entre eux sont toujours en prison dans l’attente d’un jugement. (AFP)