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Revue IRAN-INFO-PARS - 11
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité pour le Renversement

Les projets infâmes du colonialisme pour l'avenir de notre pays

Un aperçu sur l’histoire de notre pays depuis plusieurs siècles et les effets destructifs de la politique coloniale permet de constater qu’aucune puissance étrangère n’a jamais eu pour souci le bien-être de notre peuple, tandis que les agissements des colonisateurs qu’ils ait été de l’Est ou de l’Ouest ; cela non pas en raison de l’intelligence supérieure des colonialistes mais en raison du manque de confiance de notre peuple en lui-même, ce qui a conduit à la suprématie de plus en plus grande des étrangers et de leur influence dans les différents rouages du pays.
Aujourd’hui, nous les patriotes, nous devons déployer tous nos efforts pour sauvegarder les droits et les intérêts de l’Iran à la tête desquels figurent l’indépendance et l’intégrité territoriale de notre pays. Pour ce faire, nous devons lutter en permanence contre les complots internationaux et assurer l’histoire future de notre pays dans l’indépendance et la souveraineté nationale.
Dans les conditions actuelles, et vue les plans établis par le colonialisme, le risque de l’agression militaire des Etats-Unis contre notre pays se précise de plus en plus. Le même scénario mis en œuvre en Afghanistan et en Irak risque de se reproduire en Iran. Pour atteindre cet objectif, le colonialisme utilise tout son armada et par le biais de propagande intense aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’étranger, il prépare l’opinion publique mondiale à admettre cette agression flagrante.
En cas de mise en œuvre d’un tel projet, les Modjahédins du peuple joueront le même rôle que les Tajiks en Afghanistan et Réza Pahlavi deviendra un nouveau Zahir Chah ; l’insécurité et la guerre intérieure sévira dans le pays ce qui conduirait sans doute à sa désintégration.
Malheureusement, à la suite de la campagne de propagande entamée par les radios et les télévisions anti-patriotique de Los Angeles, de nombreux Iraniens à l’étranger et en Iran et des groupuscules politiques, culturels, socioprofessionnels et même des militaires, réclament aujourd’hui l’intervention des forces anglo-américaines en Iran, espérant ainsi voir peut-être s’établir un climat de démocratie et de liberté en Iran.
Le peuple héroïque de l’Iran doit être conscient que l’occupation du pays n’apportera qu’insécurité, la guerre intérieure, l'instabilité et l’anarchie et à terme, la désintégration de l’Iran. De nombreux indices à travers le monde et la propagande des colonialistes étrangers et du régime islamique montrent que le projet de transfert du colonialisme intérieur (colonialisme mondial indirect) vers le colonialisme étranger (colonialisme direct des étrangers) est en cours de réalisation et a atteint son point sensible.
Dans cette équation, le régime islamique agit en tant que catalyseur et remettra le pouvoir à ceux qui ont été à l’origine de son avènement.
Dans ce contexte, en avouant la détention de ben Laden et de ses proches collaborateurs, en possédant des missiles de longue portée munis de tête nucléaire et chimique, capables d’atteindre Israël, prépare le terrain à une intervention indéniable des colonisateurs.
Dans ce contexte, un nouvel élément a fait son apparition réclamant soi-disant l’instauration de la démocratie et la séparation de la religion et de l’Etat, demandant aux Etats-Unis et à l’Angleterre d’offrir la liberté et la démocratie à l’Iran. Cette personne n’est autre que Hossein Khomeiny le petits-fils du fondateur du pouvoir des criminels et des voleurs en Iran.
Du point de point de l’intégrité territoriale de l’Iran, actuellement plus de quatre mille kilomètres carrés de notre pays à la frontière de l’Irak est sous occupation des forces américaines et des Modjahédines du Peuple où les partis scissionnistes kurdes agissent avec les kurdes irakiens en vue de séparer le Kurdistan iranien.
A l’Est, une partie importante du territoire iranien est placé entre les mains d’Al-Qaïda, des talibans et de Pakistan.
Au nord, dans la région d’Azerbaïdjan, les trahisons se font jour et les intérêts de l’Iran dans la mer Caspienne sont mis en cause.
Dans le sud, les trois îles iraniennes de Grand et Petit Tonb et Abou Moussa sont remises aux Arabes afin d’y investir et de se produire pour ensuite, par le biais d'un prétendu référendum organisé par les colonisateurs, elles soient séparées de l’Iran.
Le peuple iranien doit être vigilant que tous ces complots visent à anéantir la culture et la civilisation iraniennes.

Dans ces conditions et vue que les partisans de la monarchie n’ont aucune chance d’arriver au pouvoir en Iran, l’intervention militaire américaine est le seul moyen de les conduire au pouvoir et agir dans le sens des intérêts des colonisateurs dans le pays. La grande majorité des Iraniens ne tiennent pas à la restauration de la monarchie avec à sa tête Réza Pahlavi.
Or, le sentiment d’avoir le pouvoir à leur portée de la part des monarchistes est lié uniquement aux positions coloniales de l’Angleterre, des Etats-Unis et d’Israël et n’est aucunement lié à la volonté du peuple iranien.
En examinant la composition du conseil d’administration de l’Irak composé de 25 membres, nous constaterons que si le colonialisme a tramé un tel projet pour l’Iran, le résultat ne pourra être autre que la désintégration et la disparition de notre pays. Les membres de ce conseil nommés par les Anglais, les Américains et les Israéliens sont les suivants :
1) Ahmad Tchalabi, du Congrès national d’Iran soutenu par Pentagone ; 2) Massoud Barézani du parti Démocrate du Kurdistan soutenu par les Anglais ; 3) Djalal Talébani de l’organisation patriotique ; 4) Salaheddin Bahaeddine dirigeant de l’organisation islamique du Kurdistan, tous deux soutenus par les Anglais ; 5) Mahmoud Othman, fondateur du Parti Socialiste du Kurdistan ; 6) Hamid Madjid Moussa dirigeant du parti Communiste d’Irak ; 7) Ezzeddine Salim dirigeant du parti Al-Dawat ; 8) Ebrahim Aljafari, porte-parole du parti Al-Dawat ; 9) Abdolkarim Mahmoud Almahdavi, représentant du Hezbollah irakien (Angleterre) ; 10) Mohsen Abdolhamid, secrétaire général des Frères musulmans d’Iran soutenu par l’Angleterre ; 11) Aghilé Alhachémi, une femme turkomène, fonctionnaire du ministère des Affaires Etrangères de Saddam Hossein ; 12) Rahé Habib Alkhouzani, une femme dirigeant d’une tribu chi’ite du sud de l’Irak ; 13) Sandoul Tchabouk, une femme faisant partie de la minorité turkomène, ainsi que 5 sunnites arabes tel Adnan Albadjédji, 5 sunnites kurdes et un chrétien. Le gouvernement islamique de l’Iran a également un représentant direct au sein de ce conseil qui n’est autre qu’Abdolaziz Alhakim, frère de l’ayatollah Mohammad Bagher Hakim dirigeant de l’Assemblée suprême islamique de l’Irak.
Bref, l’Angleterre qui a joué le rôle principal dans la nomination du gouvernement provisoire en Afghanistan, a joué le même rôle en Irak.
On est en droit de se poser certaines questions : 1) Est-ce que les Américains se rendent-ils du fait qu’ils s’enfoncent dans le gouffre qui leur a été creusée par les Anglais et qu’ils suivent une direction qui n’a aucun avenir politique et économique autre que le discrédit politique, culturel et économique ? 2) Une telle composition contradiction serait-elle capable d’offrir au peuple irakien la démocratie, la liberté et la justice sociale ?
Il faut savoir que le projet de remaniement des frontières dans la région a toujours été à l’ordre du jour et que l’Irak comme l’Afghanistan vivra dans l’insécurité et l’instabilité jusqu’à la désintégration finale de ce pays.
Aujourd’hui, la plupart des musulmans partisans de la stabilité, de la sécurité, de la liberté, du bien-être et du développement de leur pays se méfient de la politique de l’Angleterre et des agissements des Etats-Unis. Ceci a été prouvé par les sondages d’opinion réalisés par des établissements tels que Galop ou Biotrust. Le conseil d’administration d’Irak est aujourd’hui confronté à une absence de légitimité ce qui met en cause les intérêts mêmes des colonisateurs en matière énergétique dans cette région. Il faut signaler qu’il existe un accord mutuel stratégique quant aux intérêts communs de l’Occident dans la région sans toutefois que cette communauté de vue existe dans le domaine tactique, chaque puissance demandant un pourcentage plus important dans le partage du gâteau. C’est ainsi que nous assistons à des différends entre ces puissances, sans oublier que l’Angleterre, la Chine et la Russie ont toujours agi dans le même sens.
Après les première et seconde guerre mondiale et l’avènement de la puissance militaire et économique américaine dans la région, les Etats-Unis a intervenu militairement afin d’étendre ses possessions coloniales dans la région, ce qui a été continuellement condamné par l’opinion publique. Les puissances européennes telles que la France, l’Allemagne, l’Espagne, le Portugal... ont progressivement perdu leur capacité militaire et se trouvent aujourd’hui absents dans les grandes prises de décision à l’échelle mondiale.
Aujourd’hui, la communauté européenne, avec les efforts de la France et de l’Allemagne veut retrouver sa puissance militaire et politique. Or, l’Europe, composée de pays les uns partisans de l’Angleterre et des Etats-Unis ne peut être considérée comme une force qui pèserait sur l’équilibre mondial.
L’Israël, présent dans tous les domaines (franc-maçonnerie, sionisme, frères musulmans), bénéficiant du soutien de l’Angleterre et des Etats-Unis, a toujours atteint ses objectifs. A la fin de la seconde guerre mondiale, la défaite de l’Allemagne et d’Italie et la victoire des Etats-Unis, de l’Angleterre et de l’Union Soviétique a donné naissance à un pays, Israël, qui a un rôle particulier à jouer dans la défense des intérêts coloniaux en maintenant une tension extrême dans la région et en affaiblissant de plus en plus les pays musulmans de la région.
Dans ce domaine, l’Angleterre a toujours été le principal cerveau et le stratège. Il ne serait pas excessif de prétendre que la Révolution bolchevik en Russie a été réalisée avec l’approbation et le soutien de l’Angleterre. Les preuves historiques et leur analyse démontrent la réalité de cette affirmation.
Compte tenu du fait que la création de nouvelles frontières permettra aux puissances coloniales d’avoir un accès plus direct et plus important aux richesses de la région, l’Angleterre et les Etats-Unis n’ont jamais soutenu les mouvements de libération nationale et patriotique qui conduiraient à l’indépendance et la souveraineté nationale, à la liberté et au développement dans ces pays. Dans le cadre de la réalisation de ces objectifs que le colonialisme est décidé d’inter venir directement et militairement en Iran pour assurer mieux encore ses intérêts dans ce pays.
Nous et notre peuple, sommes donc décidés de résister face à toute intervention étrangère en Iran. Nous renversons nous-mêmes le régime islamique inféodé en Iran et le peuple iranien sera maître de son destin et l’indépendance de l’Iran sera garantie par sa souveraineté nationale.
L’indépendance et la souveraineté nationales sont les éléments indissociables du phénomène patriotique et de l’orgueil et la fierté nationale et à terme la démocratie assurera la liberté et le bien-être du peuple. Le peuple iranien a le droit inaliénable de maîtriser son destin.
Pour ce faire, l’union et la collaboration de toutes les forces patriotiques et populaires joue un rôle fondamental pour déjouer les complots coloniaux.
Aujourd’hui, l’opposition patriotique et populaire de l’Iran doit choisir des politiques destinées d’une part à lutter contre les régime islamique fantoche des colonisateurs et d’autre part à contrecarrer l’intervention directe des politiques coloniales en totale contradiction avec l’indépendance, l’intégrité territoriale, la liberté et les intérêts et les droits nationaux du peuple iranien. Elles doivent formuler des revendications et agir de manière à pouvoir franchir des pays vers la victoire du peuple iranien contre ses ennemis intérieurs et extérieurs.

Dr Arman Nouri