L’Iran
est accusé de cacher une partie de ses activités
nucléaires
TÉHÉRAN SOUS PRESSION
Les
autorités iraniennes ont persisté hier dans leur
refus d’autoriser des ins-pections inopinées et
poussées des sites nucléaires du pays.
Mohamed El-Baradei a confirmé offi-ciellement, hier à
Vienne, qu’aux yeux de l’Agence internationale de
l’énergie atomique (AIEA) qu’il dirige, «
l’Iran a omis de rendre compte de certaines de ses activités
nucléaires ». Cependant, a-t-il nuancé,
les autorités iraniennes « s’emploient à
prendre des mesures correctives ». Elles donneraient «
des assurances crédibles sur la finalité paci-fique
du programme nucléaire de la République islamique
en signant « à une date rapprochée »
un protocole additionnel au Traité de non-prolifé-ration
nucléaire. Avec cette signature, les inspecteurs de l’AIEA,
agence de contrôle de l’ONU, pourraient se rendre
sans prévenir en Iran. Téhéran devrait
leur ouvrir toutes les portes des instal-lations du pays. Le
représentant iranien à l’AIEA, Ali Salehi,
avait d’ailleurs esti-mé plus tôt hier à
Vienne, que le pro-blème des inspections en Iran «
allait se résoudre ».
Mais Washington reste très méfiant à l’égard
de Téhéran. Selon des diplo-mates, les Etats-Unis
vont tenter de faire adopter par l’AIEA une résolution
condamnant l’Iran. Washington accuse Téhéran
de vouloir se doter de l’arme atomique, de soutenir Al-Qaida
et d’œu-vrer contre la paix entre Israéliens
et Palestiniens et, plus récemment, contre la stabilisation
en Irak. (AFP)