Le
régime en place se prépare
Nouvelle guerre civile en Iran ?
Le régime en place, devant la montée de la contestation
populaire et l’action des groupes d’opposition,
organise actuellement son armée et ses milices afin qu’elle
puisse, par le force cela va do soi, écraser toute contestation.
Cette mobilisation du pouvoir est des plus inquiétante
et elle justifie les craintes de voir naître une véritable
guerre civile en iran dans les mois à venir. Il y a quelques
mois le gouvernement climat victoire parce qu’il avait
réprime et fait cesser la contestation étudiant.
Il ne s’agissait pourtant que d’une victoire des
plus provisoires puise qu’on a pu constater combien restait
vivace. Cela à l’occasion de la rentrée
universitaire qui vient de s’effectuer, la volonté
et le potentiel de lutte d’une grande majorité
des étudiants.
Après avoir fermé nombre de journaux et épuré
tous les médias nationaux (surtout la télévision
et la radio), emprisonné nombre de journalistes et d’écrivains
de la façon la plus arbitraire qui soit, tenté
de déstabiliser tous les mouvements d’opposition
par l’assassinats ou la séquestration de ses dirigeants
ou de ses militants, effectué des pression sur le Conseil
Islamique pour qu’il lui autorise des réformes
toutes de façade, le gouvernement actuel croyait bien
avoir renforcé son hégémonie sur le peuple
iranien. Mais les réactions, sous forme de grandes manifestations
dans toutes les villes et tout particulièrement à
Téhéran en ces mois d’août et septembre
lui ont montré l’inanité de ses espérances.
D’où cette nouvelle escalade qui risque de conduire
au pire, c'est-à-dire à une guerre civile en Iran.
Et dire qu’il se trouve des grandes puissances occidentales
pour souligner des « frémissements démocratiques
en Iran actuellement ». Que ne tiennent-elles simplement
pas informées de la situation réelle qui démontre
sans conteste que rien, mais alors rien n’est changé
fondamentalement et que ce régime, prétendu «
nouveau » n’est que la continuation du précédent
et qu’il peut mâme aller encore plus loin pour priver
le peuple iranien de ses légitimes aspirations à
la démocratie et à la liberté.
2 octobre 2000