Revue
IRAN-INFO-PARS
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité
pour le Renversement
ENCORE
ET TOUJOURS DES JOURNALISTES EMPRISONNES
Les arrestations, disparitions et assassinats d’écrivains
et de journalistes se multiplient. Amorcée l’an
dernier, la répression prend actuellement une ampleur
jamais connue en Iran où il n’existe plus un seul
journal ou magazine libres de s’exprimer. Dans le seul
mois d’août, quatre journalistes de renom : Ahmad
Zeyd-Abadi, Massoud Behnoud, Ibrahim Nabavi et Mohammad Fodjani
ont été arrêtés. Depuis personne,
pas même leurs proches, n’a pu obtenir de leurs
nouvelles. Le juge Mortazavi, qui doit sa surprenante notoriété
à l’ordonnance de ces arrestations, osant affirmer
que ces journalistes complotaient contre des responsables de
la République Islamique d’Iran et s’étaient
montrés coupables d’atteinte à la sûreté
intérieure de l’Etat.
L’an dernier, alors qu’il assumait les plus hautes
fonctions dans l’appareil judiciaire, l’ayatollah
Sharoudi s’était prononcé pour des réformes
dans le système judiciaire, affirmant même que
désormais les journalistes seraient traités, en
cas d’arrestation, en totale conformité avec la
loi. Les arrestations récentes démontrent, s’il
en était besoin, que le président Khatami poursuit,
en dépit d’une rhétorique plus doucereuse,
une politique identique à celle de pires conservateurs
des années précédentes, voire qu’il
accentue la répression contre toutes velléités
de liberté ce qui démontre bien qu’il ne
cherche en fait qu’à sauvegarder et consolider
le système totalitaire et de terreur de la République
Islamique d’Iran