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Revue IRAN-INFO-PARS
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité pour le Renversement

Quel combat pour Jérusalem ?

D’allers-retours à Oslo ou à Camp David, d’une conférence à l’autre, Yasser Arafat aura eu le mérite de rester sur la seule concevable à tout Musulman : préserver l’intégrité des lieux saints de Jérusalem
On sait dans quelle impasse les israéliens, en dépit de faibles pressions américaines visant à faire élire l’actuel vice-Président Gore à la succession de Bill Clinton ont amené les discussions et gelé la question de Jérusalem pour simplement retarder encore la juste aspiration du peuple palestinien à disposer d’un Etat et de pouvoir y jouir de toutes les libertés, y compris celle du culte.
Devant cette situation, Yasser Arafat a repris son éternel bâton de pèlerin de faire le tour de toutes les nations arabes afin d’y rechercher le soutien optimal à sa revendication sur Jérusalem et la préservation de lieux saints de l’islam.
Cela ne peut apparaître comme paradoxal qu’à ceux qui ne voient pas la duplicité du régime de mollahs en Iran, mais c’est à Téhéran que Yasser Arafat a reçu un de ces camouflets auquel il n’était plus habitué de longue date. Les autorités prétendues éprises de l’islam se sont refusées à l’accueillir tel le chef d’Etat qu’il est et que lui reconnaissent désormais la quasi-totalité des autorités gouvernementales de par le Monde. Il n’a été accueilli et entendu que par un haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères. Faisant fi de cette mesure vexatoire, voire humiliante, Yasser Arafat n’en a pas moins exposé la situation et quêté le soutien des autorités iraniennes concernant Jérusalem. On ne peut douter que ce fonctionnaire, censément zèle, n’ait pas répété au Président Khatami et à ses proches les propos du leader palestinien. Pourtant, aucune réponse nominale n’est parvenue. Au contraire, dans les jours suivants, les mollahs ont convoqué les factions dissidentes de l’OLP pour leur proposer des aides financières supplémentaires pour s’armer et pour « poursuivre » sur le terrain du terrorisme le « combat pour Jérusalem ». Comme ci on en était encore à ce stade !
Et n’allez pas voir ici un quelconque sentiment de pureté religieuse. Simplement, les mollahs ne désirent surtout pas voir s’installer en Palestine un état démocratique sous direction de l’OLP, c'est-à-dire de l’organisation qui bénéficie du soutien de l’immense majorité des Palestiniens. Tout ce qui est libre est l’ennemi du régime ultra réactionnaire des religieux en Iran. Pour durer, ils n’entendent surtout pas que des exemples de démocratie s’installent à leurs portes ou à proximité.
Par contre, Yasser Arafat a rencontré partout ailleurs dans le Monde arabe la sympathie d’un soutien indéfectible concernant la question de Jérusalem. Il a même suscité en Arabie Saoudite, alliée pourtant avérée des Etats-Unis, un courant de sympathie tel que le Prince Abdalleh, héritier de la monarchie, a décidé de faire à son tour la visite de tous les pays, y compris plusieurs non musulmans, pour y quêter le soutien le plus large de cette question fondamentale pour tous les Musulmans de la préservation des lieux saints, donc de Jérusalem.
C’est à la meilleur réponse à Barak et aux dirigeants israéliens qui ne veulent rien entendre et surtout pas la légitimité de la volonté de Yasser Arafat de construire une paix durable au Moyen Orient. Pour cette paix tant voulue par son peuple, celui d’Israël de la communauté internationale, il a proposé que Jérusalem-Est soit sous le contrôle de la Conférence Internationale Islamique et non seulement sous le sein propre et celui d’un Etat palestinien. Comment ne pas voir ici que vraiment trouver une solution équitable au conflit le plus ancien du siècle puisqu’il dure depuis plus d’un demi siècle ?
Il faut la duplicité et l’acharnement du gouvernement sans doute parmi les plus obscurantistes et réactionnaires qui soient au monde, celui des mollahs en place à Téhéran, pour tant d’aveuglement.
25 septembre 2000