Revue
IRAN-INFO-PARS
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité
pour le Renversement
De
la « culture terroriste » au « tourisme culture
»
Vous avez dit culture ?
Le Président Khatami à soit beaucoup d’humour,
soit une propension très forte à la duplicité.
Si nous penchons naturellement pour la seconde hypothèse,
on ne peut s’empêcher de noter dans ses déclarations
récentes l’adjonction faite à son gouvernement
de développer le « tourisme culturel » en
Iran. Reconnaissant que près de deux millions d’étrangers
étaient venus faire du tourisme en Perse en 1999 et qu’ils
avaient dépensé sur le sol national la bagatelle
de 800 millions de dollars, il a exigé que tout soit
mis en œuvre pour que ce chiffre de visiteurs soit doublé
dans les années immédiatement à venir.
Quand on sait, surtout après la prise d’otages
à l’ambassade américaine d’Iran et
les manifestations anti occidentales qui se multiplièrent
dans les années quatre vingt, quel acharnement mirent
les ayatollahs à détruire toute la culture iranienne
ancienne et à ne retenir de l’histoire que ce qui
était postérieur à la naissance du prophète,
allant jusqu’à occulter toute l’histoire
ancienne dans les livres d’histoire à la disposition
des écoliers et des étudiants, on ne peut qu’être
stupéfait d’un tel retournement ! Retournement
que le Président de la République islamique dissimule
derrière une façade pour le moins transparente
puisqu’il prêche pour : « Le développement
d’un tourisme religieux ». Comme si les touristes
occidentaux venaient admirer le monument à la gloire
de Khomeiny plutôt que les vestiges de Persépolis
ou le tombeau d’Artaxerxés 1er ! Comme si ils pouvaient
être dupes de l’habile habillage fait par les gouvernements
actuels qui prônent une « culture terroriste »
et vendent un authentique tourisme culturel. Mais il est vrai
que devant l’appétit de profits d’un régime
à tel point corrompu les principes n’ont cours
que de façon circonstancielle et qu’ils s’effacent
dès qu’un billet vert nommé dollar se profile
devant l’escarcelle des nantis.
L’argent n’a pas d’odeur, c’est connu.
Et si pour une fois il peut servir authentiquement à
la reconnaissance et à la renaissance de la splendeur
du passé de tout le peuple iranien, on peut avoir l’odorat
un peu moins fin.