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Revue IRAN-INFO-PARS
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité pour le Renversement

QUEL EMBARGO ?

Pudiquement, les autorités politiques mondiales, surtout celles américaines et européennes, affichent la volonté de maintenir la République Islamique d’Iran sous embargo économique.
Quelle est la réalité de cet embargo ?
Devant le « Dieu pétrole », il est évident qu’il s’incline au plus bas. On sait que les sociétés françaises Total et Elf n’ont jamais cessé d’exploiter les gisements pétrolifères dont ils étaient concessionnaires. Depuis quelques mois, l’appétit d’autres sociétés internationales s’est sensiblement devant la possibilité d’accroître leurs profits devant la volonté de baisse de production des pays producteurs regroupés au sein de l’OPEP. Les évènements de ces derniers mois, nous forme d’une flambée invraisemblables des cours du baril, leur ont d’ailleurs donné raison.
C’est ainsi que la Royal Dutch-Shell, truste hollandais et britannique, est actuellement en train d’étudier avec les compagnies nationales iraniennes du pétrole et de la pétrochimie les possibilités de construction d’une usine de liquéfaction du gaz naturel au sud du pays. Un accord de principe a même été signé dans le courant du mois de septembre ! Et n’est-ce pas paradoxal que les sanctions prévues, à l’initiative des Etats-Unis, contre toutes sociétés investissant au-delà de 18 millions de dollars en Iran, ne soient pas appliquées à l’encontre de la Shell, l’une des plus grandes compagnies du pétrole mondial, et cela non seulement sur cette nouvelle entorse mais sur les investissements qu’elle n’a pas cessé d’effectuer depuis plusieurs années ? On sait précisément que la Shell a déjà signé des accords pour des investissements à concurrence de 800 millions de dollars pour le développement de deux gisements en mer à Sourosh et Noroz. Encore qu’elle est en train de finaliser des accords pour l’exploitation du gisement du Banjestan, l’un des plus gigantesques et des plus prometteurs découverts ces dernières années de par le monde. La société américaine Conaco n’est d’ailleurs pas en reste puisque c’est elle qui a fourni à l’Iran toute la logistique et toute la technicité pour l’exploration d’un autre gisement géant, celui de Azadjan, à la frontière entre l’Iran et l’Irak. Des services que l’Etat iranien ne peut désormais que récompenser par la délivrance des autorisations d’exploitation. Il est d’ailleurs officiellement déclaré à Téhéran que la Conaco a une « légitime priorité pour l’exploitation du gisement ». Un gisement estimé à pouvoir recéler entre cinq et six milliards de barils ! De quoi développer bien des appétits ! Qui a d’ailleurs déjà fait que la Conaco a de toutes crée un lobbying pour la levée des sanctions contre l’Iran et elle s’est aillée ici les appuis d’autres sociétés américaines telles Mobil, Exom et autres sous la promesse, naturellement, qu’ils auront leur part du gros gâteau sur d’autres gisements !
Un lobbying qui ne peut que trouver des oreilles favorables. Le dirigeant de la Conaco ne cache d’ailleurs pas son optimisme et se félicite aussi que sa société ait été « en avance » en ne cessant jamais sa collaboration avec la société nationale iranienne des pétroles, donc avec le régime des ayatollahs.
Des ayatollahs a qui l’argent fait faire toutes les concessions et toutes les entorses à la morale économique et politique qu’ils prônent et donc les restrictions qu’elles impliquent ne sont imposées en fait qu’au peuple. Et qui ne voient pas ici plus loin que les milliards qu’ils pourront mettre à l’ombre sur leurs comptes en Europe. Stratégiquement, la mise à disposition des américains de ce gisement est pourtant des plus explosifs. Avec les sociétés américaines, c’est aussi l’administration américaine, ses services secrets et autres, qui vont prendre ainsi pieds à la proximité immédiate de l’Irak de Saddam Hussein !
Le « Grand Satan » est bel et bien un « Grand frère » quand il s’agit de pétrole et de milliards et de milliards de dollars. Devant cette invraisemblable mânes financière, on mesure bien combien l’Amérique en particulier et l’Europe prennent des libertés avec des principes qu’ils clament pourtant sacrés à la face du monde par la tribune de l’ONU interposée.
L’embargo, c’est celui imposé au peuple iranien qu’ils maintiennent en réalité. Le peuple iranien qui souffre et ne risque pas de profiter en quoi que ce soit d’immenses ressources qui sont pourtant les siennes puisque celle de la partie.