Revue
IRAN-INFO-PARS
Périodique de l'Organisation de Pars et le Comité
pour le Renversement
Le geste qui sauve
Pourquoi clamer avec autant de force que la victoire électorale
de l’aile modérée en Iran a changé
quoi que ce soit à l’intérieur du pays ?
Il est patent que jamais les « gardiens de la révolution
» n’ont montré autant de zèle à
démontrer que les bras qui les dirigent sont toujours
aussi raides et aussi maîtres de tout ce qui se fait et
se passe et cela sur l’essentiel puisqu’il s’agit
banalement du simple quotidien des iraniens.
L’aspect significatif de ces élections, c’est
la réelle volonté de changement que le peuple
a manifesté. Les choses ont changé depuis ce conflit
terrible, où l’agresseur était bel et bien
l’Irak, qui avait fait qu’unanimement il s’était
uni derrière ses dirigeants dans ce qu’on doit
appeler une « guerre nationale ». Si les séquelles
en sont encore visible, avec ces millions d’estropiés
et de mutilés, avec toutes ces familles qui pleurent
encore un fils, un mari puisque aucune ne fut épargnée,
le moment semble venu de renouer avec le monde arabe qui, alors
uniquement aux côtés de l’Irak, a lui aussi
beaucoup changé. Le nouveau gouvernement a beau multiplier
les tentatives d’ouvertures, il ne fait pas le geste,
le seul qui conviendrait et changerait tout : restituer aux
Emirats Arabes Unis ces îles indûment occupées,
cela au temps du Shah, en 1971.
On l’a bien vu quant à l’occasion de la conférence
des ministres étrangères à Beyrouth en
manifestation de solidarité avec le Liban après
les récents bombardements israéliens, celui iranien
a été fermement prié de rester à
Téhéran. Et cela à la requête des
Emirats arguant qu’un pays qui occupe indûment des
territoires qui ne lui appartiennent pas ne peut pas oser parler
de solidarité. C’est le rocher sur lequel achoppe
tout réel changement d’attitude de ses voisins
et alliés arabes que ces trois îles du détroit
d’Ormuz. Un changement qui pourrait pourtant contribuer
grandement à ce que les choses bougent également
à l’intérieur de l’Iran.
Que le gouvernement de Khatami accepte seulement, puisqu’il
n’est en rien responsable de l’invasion, de négocier
avec les émirats. S’il est aussi sûr de son
bon droit, que ne le manifeste-t-il pas en acceptant l’arbitrage
du tribunal de la Haye ? Où si le jugement occidental
l’effraie, pourquoi pas devant une commission de conciliation
composée de représentants des pays arabes et d’Afrique
?
Pour rompre son isolement, l’Iran ne peut plus se tromper.
Aussi qu’elle fasse ce geste qui sauve.